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    A la Une: le référendum burundais à huis clos

    Vue de Bujumbura, capitale du Burundi. Wikimedia Commons/SteveRwanda

    Aucune surprise à attendre ce jeudi au Burundi. « Après une campagne menée dans un contexte tendu et entachée d’épisodes de violence meurtrière, pointe Jeune Afrique, les électeurs burundais sont appelés à se prononcer sur le projet d’amendement de la Constitution de 2005 lors d’un référendum critiqué par l’opposition et la communauté internationale. Aucune mission d’observation n’a été mise en place, les différentes institutions internationales ne souhaitant pas cautionner le processus de révision du texte fondamental. Résultat, le référendum burundais, qui devrait sans surprise voir le "oui" l’emporter, se déroulera à huis clos. »

    En fait, relève le site d’information ivoirien Koaci, « le choix du "oui" permettrait au chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, 54 ans et au pouvoir depuis 13 ans, de rester à la tête du pays jusqu’en 2034. A la fin de la campagne à Bujumbura lundi, le général Evariste Ndayishimiye, secrétaire général du CNDD-FDD, le parti au pouvoir, avait estimé que les partisans du non "étaient juste des traitres à la solde des colonisateurs blancs". Quant à l’opposition, elle a appelé au boycott de ce référendum qui, selon elle, va signer "l'arrêt de mort" de l’accord de paix d’Arusha de 2000. »

    « L'histoire nous jugera »

    Dans son dernier éditorial, il y a quelques jours, le site de l’hebdomadaire burundais Iwacu, l’un des rares médias privés encore en activité dans le pays, mettait en garde : « La fièvre électorale peut engendrer quelques débordements à la veille du référendum constitutionnel. Les dérapages constatés dès les premiers jours de la campagne doivent être découragés. La diversité des idées et des opinions doit être supportée et tolérée. Elle est garantie par la Constitution. (…) Il est urgent de donner des messages forts, pour voter dans un climat apaisé. Aux leaders des partis politiques en compétition pour le Ego (le oui) ou le Oya (le non) d’appeler à la tolérance. A chaque intervenant dans ce processus crucial pour l’avenir du pays de jouer positivement son rôle. L’histoire nous jugera. »

    Alors, « dans la nouvelle version de la Constitution burundaise, précise Le Monde Afrique, le président sera désormais le seul chef à la tête du Burundi. Pour l’heure, les quotas ethniques, qui fixent la proportion de Hutus et de Tutsis dans les institutions, demeurent inchangés, mais le réexamen de cette notion est désormais envisageable dans un délai de cinq ans par le Sénat. La remise en question des accords d’Arusha est en gestation dans la réforme constitutionnelle. Or, ses dispositions avaient été conçues comme autant de garde-fous. C’est une nouvelle phase qui s’ouvre pour le Burundi, celle du "guide suprême éternel", titre accordé par le CNDD-FDD à Pierre Nkurunziza en mars dernier. »

    Le « dieu Nkurunziza »

    Ce qui inspire au quotidien Aujourd’hui à Ouagadougou, ce grand titre : « Voici venus les jours du dieu Nkurunziza. (…) Oui, s’exclame le quotidien burkinabè, le pasteur Pierre Nkurunziza se croit un dieu descendu sur Bujumbura. Et il va le prouver ce 17 mai en invitant son peuple, pardon ses ouailles, coreligionnaires et autres fidèles apeurés, à donner un blanc-seing au référendum au forceps qu’il a organisé. (…) Mais à y regarder de près, cette sorte d’Etat théocratique en construction cache mal un désir de rester tout simplement au pouvoir ad vitam æternam. »

    En effet, renchérit Le Pays, toujours au Burkina, « le pasteur Nkurunziza s’ouvre les portes de l’éternité ! (…) Et pour cause. Les réformes voulues par le maître absolu du Burundi transforment le quinquennat en septennat, élargissent considérablement le pouvoir du président, lui permettent de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034 et instaurent un cadre juridique favorable à la répression et à l’impunité des forces de sécurité. Et ce n’est pas tout, puisque l’article 4 du texte prévoit le rétablissement de la monarchie par référendum. Bref, en ce XXIe siècle, Nkurunziza a mis un point d’honneur à arrimer son pays à l’époque du Moyen-âge. »

    Qui plus est, soupire encore Le Pays, « on peut se demander si la démocratie chez les Bantous préoccupe réellement la communauté internationale. Au regard de tous les actes attentatoires à la démocratie notoirement posés dans cette partie de l’Afrique, on peut affirmer sans risque de se tromper que la communauté internationale s’en soucie comme d’une guigne. Et le message a été reçu et compris parfaitement par la confrérie des satrapes qui a élu domicile en Afrique centrale. »

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