GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 17 Mai
Vendredi 18 Mai
Samedi 19 Mai
Dimanche 20 Mai
Aujourd'hui
Mardi 22 Mai
Mercredi 23 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Le Venezuela endure la pire crise économique de ces 50 dernières années

    Des Vénézuéliens attendent pour obtenir de la nourriture dans un refuge de Cucuta, à la frontière du Venezuela, en juillet 2017. SCHNEYDER MENDOZA / AFP

    L’élection présidentielle prévue dimanche 20 mai au Venezuela aura lieu sur fond de crise économique majeure. Le pays est en pleine déliquescence. Son effondrement, selon le FMI, est l'un des pires des cinquante dernières années.

    Pour appréhender cette crise hors norme voici des chiffres hallucinants: une inflation plus de 14 000% sur un an ; au moins un million et demi d'habitants ont déjà quitté le pays et ils seraient autant à le faire cette année. Et ce ne sont que des estimations car il y a bien longtemps que les autorités du Venezuela se refusent à fournir au FMI les statistiques macroéconomiques. Le pays pourrait donc être expulsé du fonds, tout comme il a été exclu du marché de la dette parce qu'il n'est même plus capable d'honorer le service de la dette. PDVSA, la société nationale pétrolière, la vache à lait du régime, elle aussi est criblée de dettes, poursuivie par ses créanciers, elle en est réduite aujourd'hui à bloquer ses tankers dans les eaux vénézuéliennes pour éviter qu'ils ne soient saisis.

    Le chavisme, le socialisme de Hugo Chaves, est-il responsable de cette décomposition?

    Hugo Chavez a voulu réinventer le socialisme en s'appuyant sur la poule aux œufs d'or du Venezuela : les plus grandes réserves pétrolières au monde. Il n'a pas su ou pas pu éviter le piège du surendettement mis en place quand le baril était au plus haut. La chute du brut qu'a encaissé son successeur Nicolas Maduro a éreinté le pays. Les autres recettes du socialisme bolivarien ont fait le reste. Les nationalisations, le contrôle des prix, la corruption ont dissuadé les entrepreneurs locaux comme étrangers. Ce pays qui fabriquait 80% des biens consommés sur place il y a dix ans n’en produit plus que 20%.

    S'il est réélu, Nicolas Maduro a t-il encore des cartes en main pour redresser l'économie?

    Les économistes sont unanimes: sa marge de manœuvre est nulle. Sa seule planche de salut pourrait être la remontée des cours du brut concède le professeur Gabriel Gimenèz-Roche de Neoma Business School. Il ne faut pas rêver précise-t-il, car quand les cours étaient au plus haut le déficit public du pays était déjà abyssal, de l'ordre de 15 à 20%. Et puis entre temps la production pétrolière a été divisée par deux : au lieu des 3 millions de barils jour, le Venezuela n'en produit que 1,5 million, et en exporte seulement le tiers. Cette manne potentielle pourrait bien être réduite à néant si Donald Trump met sa menace à exécution ; il envisage d'interdire les importations américaines de brut vénézuélien. Néanmoins, grand prince, le Venezuela honore toujours ses livraisons à perte à Cuba, la marque d'un grand seigneur ou d'un régime ne voulant pas rompre avec son dernier soutien dans la région.

    Le salut pourrait-il venir des alliés traditionnels du régime, la Russie et la Chine?

    Une banque russe est aujourd'hui le seul établissement international à accepter le petro, la crypto monnaie émise par le Venezuela pour échapper aux sanctions américaines, une monnaie déjà interdite par un décret de Donald Trump. Quant à la Chine, elle ne lui accorde plus aucun prêt, elle prend toujours les 300 000 barils par jour que lui livre le Venezuela mais rechignerait à payer au prix fixé car il est aujourd'hui bien au-dessus de celui du marché. Le Venezuela est aujourd'hui lâché par son dernier pilier.

    ►En bref

    La compagnie pétrolière Total envisage de quitter l'Iran

    Si l'administration américaine lui refuse une dérogation, la société française se retirera. Elle ne compte donc pas trop sur les pressions politiques que pourraient exercer l'Union européenne. L'unité des 28 affichée au sommet de Sofia ne pèse guère face à la menace des représailles américaines.

    Marck Zuckerberg accepte finalement l'invitation du Parlement européen

    Mais la séance d'explication aura lieu à huis-clos, peut-être dès jeudi prochain. Une session consacrée à l'utilisation des données personnelles après le scandale Cambridge Analytica et une session déjà critiquée pour son manque de transparence. La veille le patron de Facebook sera à Paris: il est invité par l'Elysée avec d'autres dirigeants de géants du numérique.


    Sur le même sujet

    • Venezuela

      Venezuela: en cas de réélection, Maduro promet «une révolution économique»

      En savoir plus

    • Revue de presse des Amériques

      A la Une: l’Assemblée nationale vénézuélienne réclame l’annulation des élections

      En savoir plus

    • Journal d'Haïti et des Amériques

      Venezuela: Javier Bertucci, le troisième homme de la présidentielle

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.