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    Histoire du football en Russie: le prétendu «match de la mort» en 1942 à Kiev

    Un quartier de Kiev. (Photo d'illustration) Getty Images/Anton Violin

    Nous poursuivons, comme chaque vendredi jusqu’au Mondial 2018, qui débute le 14 juin, nos Bonjour l'Europe sur l’histoire du football en Russie et en Union soviétique. Ce vendredi 18 mai : les liens entre football et propagande, avec le « match de la mort », joué le 9 août 1942 à Kiev, capitale de l’Ukraine passée un an plus tôt sous le contrôle de l’Allemagne nazie. Un match qui n’avait en fait été en rien celui de « la mort ».

    C'était propagande contre propagande, nazie contre soviétique. Un mini championnat est organisé à l’été 1942 entre des équipes ukrainiennes et d’autres équipes issues des troupes de l'occupation : allemandes, hongroises, roumaines.

    Dans ce cadre, le 9 août 1942, la Flakelf, l'équipe de la Luftwaffe, armée de l’air allemande, rencontre le F.C. Start, une formation de Kiev bâtie autour de Nicolaï Troussevitch, un gardien de but originaire d’Odessa ayant rameuté d'anciens coéquipiers qui travaillent dans la boulangerie n°3 de Kiev.

    Le match a lieu, et les Ukrainiens l’emportent 5-3. La rencontre terminée, on se félicite, on prend une photo... Et dans les mois qui suivent, plusieurs joueurs sont arrêtés et exécutés. Ce, pour diverses raisons, mais rien à voir avec la victoire contre la Flakelf ; certains ont été agents du NKVD, la police politique rouge, d’autres sont accusés d'avoir volé du pain de la boulangerie n°3.

    Pourquoi « le match de la mort » ?

    Une fois Kiev libérée des Allemands, les Soviétiques entendent parler de l’exécution de ces joueurs. Ils enquêtent, en quelque sorte, soupçonnent les joueurs ukrainiens de collaboration avec les nazis, puis finissent par préférer voir dans ce match joué contre « le diable » un acte de résistance.

    La propagande va pouvoir en tirer profit. L’écrivain Lev Kassil donne forme au récit, et baptise la rencontre « le match de la mort », dans un article publié le 6 décembre 1943 dans les Izvestia. Désormais, la légende veut qu’un officier SS entre dans le vestiaire des Ukrainiens à la mi-temps, alors qu’ils mènent 3 à 1, et prévient que s’ils l’emportent ils seront fusillés.

    Héroïques, les « Boulangers » seraient allés jusqu’au bout, l’emportant 5-3.
    Résultat, tout le monde est fusillé dans les heures qui suivent.

    Une légende bien entretenue par la suite…

    La légende perdure, entretenue avec précaution par un film notamment, Trieti Taim (« 3e mi-temps »), grand succès du cinéma soviétique. Par des commémorations aussi, où les joueurs, des Ukrainiens, étaient priés de rester chez eux. Et pour cause, officiellement, ils étaient morts.

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