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    A la Une: un plan qui ne veut pas dire son nom

    Le président de la République française, Emmanuel Macron, lors de la présentation de la poltique du gouvernement pour les banlieues françaises. AFP/Ludovic Marin

    Annoncer des mesures pour les banlieues tout en réfutant le terme de plan : c’est l’exercice auquel s’est prêté Emmanuel Macron, une heure et demi durant, hier à l’Elysée, devant 600 acteurs de la ville et l’ensemble du gouvernement.

    « L’événement était particulièrement attendu par les élus des quartiers populaires, pointe Libération, qui depuis plus d’un mois militent activement, à grand renfort de tribunes et de pétitions, pour que le chef de l’Etat mette en œuvre l’épais rapport que lui a remis Jean-Louis Borloo le 26 avril. Pour "faire revenir la République" dans des quartiers qui se sont enfermés dans "le repli identitaire et communautaire", l’ancien ministre de la Ville a proposé un ensemble de 19 mesures qui embrassent tout le spectre de l’action publique : de l’éducation à la santé en passant par la sécurité. »

    Seulement voilà, constate Libération, « Macron a d’emblée affirmé qu’il n’était pas question pour lui d’ajouter un nouveau "plan" à une liste déjà très longue. »

    « Pourtant, relève le journal, Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures utiles, fondées sur une idée directrice : rendre leur dignité aux habitants des quartiers populaires, en œuvrant pour une meilleure équité. Une espèce de plan, en quelque sorte. Ou un plan-plan…, ironise Libé. Quelles mesures ? De l’argent pour la rénovation urbaine : ce n’est pas nouveau mais c’est appréciable ; des places de crèche, fort bien ; un "testing" pour débusquer la discrimination par le nom ou l’origine territoriale dans les entreprises ; une instance de recours chargée de vérifier que les quartiers populaires ne sont pas délaissés ; des filières directes de promotion des élèves issus "des quartiers" ; ou encore un "plan" de lutte contre le trafic de drogue, qui ne sera pas de trop. Est-ce à la mesure du défi, s’interroge Libération. Non », répond le journal.

    « Calinothérapie » ?

    Pour Le Figaro, Emmanuel va dans le bon sens, mais pas assez loin… « Né avec la politique de la ville, le président de la République en est le fossoyeur, et ce pragmatisme mérite d’être salué. Quels sont, en effet, les résultats tangibles de ces plans successifs ? Certes, de rénovations urbaines en complexes sportifs, la vie s’est améliorée dans de nombreux quartiers. Pourtant, de discours victimaires en testings devant les boîtes de nuit, rien, en trente ans, n’a empêché le "devenir banlieue" de notre pays. (…) Dans ces zones d’un autre droit, constate Le Figaro, l’hybridation entre la délinquance, le trafic de stupéfiants et le "djihad rédempteur" est une réalité. L’attribution de 1.300 policiers supplémentaires, la formation à la vigilance collective, la nomination de "référents égalité" ou "laïcité", les amendes pour "outrage sexiste" suffiront-elles à rendre ces territoires à la République ? Le chef de l’État lui-même n’avait pas vraiment l’air d’y croire. »

    En fait, analyse La Voix du Nord, « ce sont surtout deux visions de l’action publique qui se sont opposées hier. Emmanuel Macron ne croit pas dans ces politiques qui se penchent sur des quartiers en rupture et qui déversent sur eux des mannes. C’est une version politique et moderne des bonnes œuvres d’antan. Les solutions doivent venir de ces quartiers. Pourtant, relève La Voix du Nord, l’État a bel et bien une responsabilité dans le mouvement d’émancipation. Il doit être plus efficace dans ces banlieues qu’il ne l’est ailleurs, dans l’éducation et dans la lutte contre l’insécurité et la radicalisation islamique notamment. Le reste viendra avec les progrès économiques et sociaux. Ou ne viendra pas. »

    Et L’Humanité de déplorer « qu’hier, Emmanuel Macron a fragmenté un peu plus la République. Sous la calinothérapie, des mots vides de faits, le chef de l’État a mis à mal la politique de la ville. Pas de moyens supplémentaires. Ou si peu, juste pour "tester". L’idée même de réparation des inégalités est enterrée. Et, quoi qu'on en dise, le rapport Borloo avec. »

    Mégalomanie messianique

    A lire également ce matin, quelques papiers sur le référendum constitutionnel au Burundi…

    « L’intimidation l’emporte », titre Le Monde qui constate que les plus de 73% de oui vont « permettre au président, Pierre Nkurunziza, de se maintenir au pouvoir. »

    « La victoire du "guide suprême" », renchérit Le Figaro. « La nouvelle Constitution n’a été publiée qu’une grosse semaine avant le référendum, et uniquement sur Internet, pointe le journal, une plaisanterie dans un pays où moins de 10 % de la population dispose d’un accès au Web. Et le gouvernement avait interdit toute information indépendante. Pierre Nkurunziza avait d’ailleurs promis "le ciel" à ceux qui tenteraient de militer pour le non, une opinion qualifiée de "ligne rouge". (…) Et de fait, poursuit Le Figaro, toute opposition à Pierre Nkurunziza, de plus en plus hanté par une mégalomanie messianique, est punie comme un crime de lèse-majesté. Le CNDD-FDD, le parti au pouvoir, semble encourager cette vision d’un autre temps. Le parti l’a élevé en mars au rang d’"Imboneza Yamaho", le "guide suprême éternel". »

    Les Bleus cocoonés…

    Enfin, « dans le cocon des Bleus » : c’est ainsi que Le Parisien qualifie le centre de Clairefontaine, à une trentaine de km au sud-ouest de Paris, où la préparation de l’équipe de France de football pour le Mondial débute ce mercredi.

    Visite guidée par Le Parisien de ce « lieu mythique du football français où l’équipe de France a ses habitudes et ses rituels. Clairefontaine, c’est un havre de paix au milieu d’un écrin de nature de 56 ha entièrement dévolu au football. Un lieu qui, depuis 1984 et l’achat par la Fédération française de football, s’est transformé en un centre d’excellence où les Bleus sont choyés. Deux terrains leur sont entièrement réservés en plus d’un centre médical dernier cri. (…) Un vaste espace de 400 m² dédié à la musculation, aux soins avec les kinés et à la balnéothérapie. Le reste du temps, les Bleus profitent du château, leur résidence au cachet indéniable et aux chambres d’un confort digne d’un hôtel quatre étoiles. »

    Autre détail, relève Le Parisien, « les bibliothèques (du château) sont pleines de livres anciens que plus personne n’ouvre depuis longtemps. Pour se détendre, les Bleus peuvent prendre place dans le salon où trônent un billard et un baby-foot. » Et puis, nouveauté, « un convivial espace de vie équipé d’un bar, d’un écran géant, de quoi mettre un peu de musique et de jeux vidéo. »

    Le 10 juin, les Bleus s’envoleront pour la Russie. Le 16, premier match contre l’Australie. Le 21, ce sera contre le Pérou. Et le 26, contre le Danemark. Ensuite, et bien, on verra…

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