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    L'uranium nouveau cheval de bataille de l'America First de Donald Trump?

    Les Etats-Unis importent 94% de leur uranium, contre 50% il y a trente ans. (Photo d'illustration : une mine d'uranium dans le désert de l'Uthah) ©GEORGE FREY/AFP

    Il s'appelle Coles Hill, c'est le plus gros gisement américain d'uranium non exploité à ce jour, du fait d'un moratoire de l'Etat de Virginie. Mais son sort est désormais entre les mains de la Cour suprême des Etats-Unis. Une première victoire pour les compagnies minières qui souhaitent relancer l'exploitation de l'uranium aux Etats-Unis, avec le soutien de l'administration Trump.

    On ne sait pas encore si la Cour suprême américaine autorisera ou non l'exploitation de l'uranium de Coles Hill. L’affaire ne sera pas tranchée avant l’automne prochain. Mais que l'affaire passe au niveau fédéral est déjà une revanche pour le propriétaire du gisement Virginia Energy Resources. Il plaidait l'incompétence de l'Etat de Virginie à statuer sur les seuils de radioactivité des déchets de la mine.

    « Intérêts nationaux américains »

    Plus largement c'est une petite victoire pour tous les producteurs américains d'uranium. Ils se plaignent de voir leur activité décliner, à cause prétendent-ils des importations d'uranium de l'étranger. Un discours soutenu par l'administration Trump.

    Après le charbon, l'acier, l'aluminium, l'uranium semble être devenu le nouveau cheval de bataille de l'«America First». En tout cas le lobby de l'uranium a lancé en janvier dernier une pétition pour limiter les importations étrangères d'uranium en vertu de la section 232 sur les intérêts nationaux américains qui a déjà justifié des tarifs contre l'acier et l'aluminium étrangers importés aux Etats-Unis.

    94% d’importations et menaces russes

    Il est vrai que les Etats-Unis importent 94% de leur uranium, contre 50% il y a trente ans. La pétition des groupes miniers demande qu'elles soient limitées à 75%.

    Le Département américain au Commerce semble soutenir ce discours, il estimait le mois dernier qu' « une industrie américaine de l'uranium solide [était] indispensable, pour assurer les besoins futurs de la défense américaine et pour ne pas dépendre des fournisseurs d'uranium russes ou alliés des Russes ».

    Des propos à remettre dans le contexte des menaces de Moscou de priver les Etats-Unis de combustible russe après les nouvelles sanctions de Washington, menaces qui ne se sont pas concrétisées.

    Quelle rentabilité ?

    Mais est-il rentable de relancer l'extraction de l'uranium aux Etats-Unis ? C'est loin d'être le cas pour le moment. Le combustible ne vaut plus que 22 dollars la livre sur le marché de gré à gré, on est presque revenu aux abîmes de 2016. Même le Kazakhstan qui a des coûts imbattables a réduit la voilure de sa production pour ne pas produire à perte.

    Mais il est bon pour l'administration Trump à quelques mois des élections de mi-mandat aux Etats-Unis de faire miroiter de nouveaux emplois dans les mines américaines.

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