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    Maroc: instauration d'un cadre réglementaire pour le paiement par téléphone

    Le Maroc se prépare depuis plusieurs années à lancer les solutions de paiement par téléphone. (Photo d'illustration : Rabat, capitale du Maroc) ©ABDELHAK SENNA/AFP

    Le Maroc se prépare à instaurer un cadre réglementaire pour lancer le paiement par téléphone. Déjà 5 groupes bancaires ont obtenu un agrément de la banque centrale et une dizaine serait en préparation. Ce nouvel usage du paiement via les téléphones – déjà en place au Kenya ou en Côte d’Ivoire - réunirait de nombreux avantages pour les usagers du continent. Son développement se heurte pourtant à plusieurs défis et contraintes, c’est le constat dressé par les professionnels du numérique lors du MPAY forum qui s’est tenu à Casablanca – étape marocaine du « digital african tour » qui réunit périodiquement les professionnels panafricains de la transformation numérique.

    Cybercriminalité, cryptomonnaie, régulation et développement du mobile, autant de sujets abordés par les professionnels du forum MPAY.

    Le Maroc se prépare depuis plusieurs années à lancer les solutions de paiement par téléphone. Hyper connectés, les usagers du Royaume chérifien disposent pour moitié de deux téléphones. Selon Saloua Karki Belkeziz, présidente de la Fédération marocaine des technologies de l’information la banque mobile aura un impact très positif au Maroc.

    « C’est important dans un pays où il y a encore beaucoup d’alphabétisation et il y a un monde rural de plus de 50% de la population et donc un taux de bancarisation qui est encore assez faible, ça va bien sûr diminuer le cash car 80 % des transactions qui sont fait en cash… et bien sûr avec tous les avantages de la traçabilité et de la lutte de la corruption. »

    Faire passer l’argent dans les circuits formels dans une économie dominée par l’argent liquide, tel est l’enjeu du développement du paiement mobile. Omar Cissé est directeur général de la société sénégalaise Intouch.

    « On n’a pas besoin d’avoir des agences bancaires, ils vont à la boutique du quartier, ils ouvrent le compte, ils n’ont pas besoin d’aller la banque pour déposer de l’argent, c’est au niveau de la boutique de quartier, et quand ils ont besoin de leur argent, ils récupèrent de n’importe où et à n’importe quelle heure, et en plus l’utilisateur africain a aujourd’hui l’habitude d’utiliser son mobile et il a développé cette relation de confiance avec le mobile … et donc ce qui est en train de changer, c’est que là où il utilisait la voix, il va l’utiliser pour payer. La confiance a été établie, il faut développer l’usage, mais tout cela se jouera sur le modèle économique à mettre en place. »

    Car les opérateurs qui investissent dans cette technologie craignent à ce jour que le cadre réglementaire mis en place par les états freine leurs activités.

    Pour Mouhammad Diallo, organisateur du forum – un autre défi se pose pour accompagner cette révolution numérique sur le continent.

    « Si aujourd’hui on ne forme pas suffisamment le personnel à s’approprier les technologies de l’information, on aura toujours du mal à leur donner les chances de se promouvoir. Aujourd’hui on forme à peine 100 000 ingénieurs dans le domaine du numérique alors qu’on en a besoin de 5 fois plus. Et je pense qu'avec un capital humain beaucoup plus important, on arrivera à s’approprier ces nouvelles technologies de l’information, on doit former énormément. »

    La prochaine rencontre de l’African IT tour destiné à accompagner la transformation digitale du continent est prévu à Ouagadougou le 26 juin prochain.


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