GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 14 Octobre
Lundi 15 Octobre
Mardi 16 Octobre
Mercredi 17 Octobre
Aujourd'hui
Vendredi 19 Octobre
Samedi 20 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Affaire Jamal Kashoggi: Bruno Le Maire déclare annuler sa visite à la conférence économique de Ryad
    • Aude: l'état de catastrophe naturelle a été reconnu dans 126 communes touchées par les inondations (Journal officiel)

    A travers les sanctions les Etats-Unis défendent-ils leur gaz?

    Le complexe d'exploitation du gisement de gaz iranien de South Pars. AFP PHOTO / ATTA KENARE

    Les Etats-Unis sont devenus une puissance gazière, capable d’expédier à l’autre bout des océans des cargaisons de gaz naturel liquéfié ou GNL. L’administration de Washington chercherait-elle, à travers ses sanctions contre l’Iran, l’Europe et la Russie, à défendre ses exportations de gaz vers l’Europe ?

    C’est ce que semblait dire le commissaire européen à l’Énergie Miguel Arias Cañete : à travers les sanctions contre l’Iran, source d’approvisionnement potentielle importante de gaz naturel liquéfié pour l’Europe, les Etats-Unis chercheraient à protéger leurs propres exportations américaines de GNL vers l’Europe.

    Les nouvelles sanctions américaines contre Téhéran ont déjà dissuadé de gros investissements européens dans le secteur du gaz en Iran, on l’a vu avec l'annonce du retrait de Total de South Pars. Le méga-gisement gazier iranien risque de ne pas être développé de sitôt, même avec le renfort de la Chine.

    Le gaz iranien n’ira pas à l’export

    Les sanctions américaines, admet Pierre Terzian de Pétrostratégie, rendront impossible les exportations de gaz iranien en dehors des pays limitrophes. D’autres spécialistes nient qu’il y ait un duel gazier entre les Etats-Unis et l’Iran. Puisque le développement du gaz iranien est avant tout destiné au marché intérieur, soulignent de concert les experts Francis Perrin et Thierry Bros, pour faire tourner les centrales électriques du pays.

    Il n’empêche que les sanctions reportent aux calendes l’essor d’un véritable secteur d’exportation de gaz en Iran, le pays qui possède les plus grandes réserves au monde après la Russie.

    Trump ne veut pas de Nord Stream 2

    Dans le cas de la Russie, justement, la rivalité gazière avec les Etats-Unis semble plus claire. Donald Trump a même demandé à Angela Merkel, en échange d’une annulation des sanctions contre l’acier et l’aluminium européens, d’abandonner le projet Nord Stream 2 qui doit doubler l’an prochain les quantités de gaz russes transportées sous la Baltique vers l’Union européenne. Trump pousse plutôt à relancer le transit via l’Ukraine, pays allié des Etats-Unis mais fournisseur gazier peu fiable pour l’Europe.

    Doubler le Qatar en 2022

    Pendant ce temps les Etats-Unis ont multiplié par six leurs propres capacités d'exportation de GNL en un an, avec l'entrée en service de deux nouveaux trains de liquéfaction à Sabine Pass, en Louisiane. Dans moins de cinq ans, selon l'Agence internationale de l'Énergie, ils seront le numéro deux mondial du GNL, derrière l’Australie et devant le Qatar. Et ils cherchent fatalement à sécuriser des débouchés en Asie comme en Europe.

    GNL américain 20% plus cher

    Mais pour l’instant ils ne sont pas en mesure de prendre des engagements fermes et définitifs de volume, souligne Philippe-Sébille Lopez de Geopolia. Le prix de leur GNL est également 20% plus cher que le gaz russe, les Européens n'ont pas intérêt à l'acheter sauf de façon saisonnière.

    Pour l’instant la seule conséquence tangible des pressions américaines, c’est que l’Europe se rapproche des Russes : Bruxelles a abandonné ses poursuites contre Gazprom en échange de concessions du groupe russe sur ses tarifs en Europe.

    .


    Sur le même sujet

    • Chronique des Matières Premières

      Le marché pétrolier peut s'adapter aux nouvelles sanctions contre Téhéran

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.