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    Turquie: les Turcs de l’étranger, principale cible de la campagne électorale

    Les partisans du président turc Recep Tayyip Erdogan se réunissent avant un rassemblement pré-électoral à Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine le 20 mai 2018. REUTERS/ Dado Ruvic

    En Turquie, la campagne électorale s’intensifie en vue des scrutins législatifs et présidentiel du 24 juin prochain. Et l’une des cibles de l’électorat particulièrement visées, c’est celle des Turcs de l’étranger, cette diaspora qui a le droit de vote en Turquie. Un électorat important, notamment pour l’AKP, le parti de Recep Tayyip Erdogan.

    de notre correspondant à Istanbul,

    La diaspora turque est d'abord importante numériquement puisqu'il y a environ 3 millions d’électeurs turcs à l’étranger, soit presqu’autant qu’à Ankara, la capitale et la deuxième plus grande ville du pays. Et parmi ces électeurs de l’étranger il y a eu les années précédentes un million, voire un million et demi de personnes qui se sont déplacées pour voter. Un nombre suffisant pour faire basculer un scrutin surtout si, comme cette année, les sondages indiquent que les résultats pourraient être très serrés…

    C’est la raison pour laquelle l’AKP veut faire « sortir ce vote », tout particulièrement dans les pays de vieille émigration turque : France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas par exemple où l’électorat turc est en général plus conservateur, donc plus favorable à Recep Tayyip Erdogan. On l’a vu, lors des derniers scrutins en 2015 ou encore lors du référendum l’année dernière. C’est un bassin électoral qui est essentiel, pour le parti au pouvoir.

    à (ré)écouter: Elections en Turquie, pourquoi si tôt ?

    Plusieurs pays européens ont refusé que le pouvoir turc fasse campagne sur leur sol

    Comme lors du référendum constitutionnel en avril 2017, le pouvoir turc a voulu faire campagne en Europe, plusieurs pays ont refusé que des officiels turcs viennent,. C'est le cas des Pays-Bas.

    La même chose peut se reproduire cette année. C’est une possibilité d'autant que les années précédentes, les autorités turques ont utilisé cette tension justement pour sensibiliser l’électorat le plus nationaliste: cette carte de l’étranger et de l’Europe qui tenterait ainsi de s'immiscer dans les affaires turques a été utilisée par les autorités turques, notamment Recep Tayyip Erdogan qui le répétait encore hier lundi. On dénonce le refus par exemple de l’Allemagne d’autoriser des meetings de campagne de l’AKP alors qu’un parti d’opposition, le HDP a pu, lui, y faire campagne ce weekend. Donc une crise diplomatique « électorale » est toujours possible d’ici la fin de la campagne le 24 juin. Recep Tayyip Erdogan a déjà, lui, anticipé l’impossibilité de faire campagne dans un pays de l’UE puisqu’il a déjà tenu un grand meeting électoral à Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, le 20 mai dernier. Meeting auquel des milliers de sympathisants venus d’Allemagne, de France, de Belgique ont assisté pour entendre le discours du président turc.

    De gros moyens mis à disposition des électeurs de la diaspora

    Toute une structure est mise en place pour mobiliser le vote de l’étranger et avec beaucoup de moyens matériels également pour un vote qui va se dérouler à l’étranger durant plus de deux semaines, à compter du 7 juin. Tous ces moyens sont mis en oeuvre par une association qui est en quelque sorte la représentante officieuse du parti au pouvoir : il s'agit de l’Union des démocrates turco-européens, une structure très proche de l’AKP, très solidement implantée en Europe. C'est elle d’ailleurs qui a organisé le grand rassemblement à Sarajevo la semaine dernière, avec une mission pour les semaines à venir : mobiliser l’électorat turc en Europe derrière Recep Tayyip Erdogan.


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