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    Nouvelles manifestations sur le nom de la Macédoine en Grèce

    Les partisans du parti d'opposition VMRO-DPMNE participent à une manifestation de protestation contre le compromis de Macédoine avec la Grèce sur le nom du pays à Skopje, en Macédoine, le 2 juin 2018. REUTERS / Ognen Teofilovski

    De nouvelles manifestations sur le nom de la Macédoine sont prévues ce mercredi 6 juin, dans plus d’une vingtaine de villes grecques. Une partie des Grecs continue de s’opposer à ce que le nouveau nom de cette Ancienne République Yougoslave contienne le terme « Macédoine ».

    De notre correspondante à Athènes,

    Pour ces opposants grecs, Macédoine est avant tout le nom d’une province grecque. Ils disent craindre que l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine ou ARYM utilise cette homonymie comme une excuse pour envahir un jour cette région du nord de la Grèce. Ils lui reprochent également de s’être appropriée l’histoire grecque en se revendiquant comme les descendants des Macédoniens, héritiers du Royaume d’Alexandre le Grand.

    Lors des deux derniers grand rassemblements à Thessalonique et à Athènes, en début d’année, les drapeaux étaient nombreux et les discours avaient des accents plutôt nationalistes. On a pu y voir notamment des membres du parti néo-nazi de l’Aube dorée. Mais dans un communiqué de presse publié après les manifestations, le comité organisateur a déclaré que les « personnalités et les comportements extrêmes n’ont pas leur place parmi les millions de Grecs qui refusent l’utilisation du terme " Macédoine " dans le nom du pays voisin ».

    Malgré les protestations en vue, le gouvernement maintient le cap

    Dans une interview radiophonique, le porte-parole du gouvernement Dimitris Tsanakopoulos a reconnu le droit aux manifestants de signifier leur désaccord mais il a rappelé que le gouvernement « suit la ligne nationale dans les négociations telle qu’elle a été définie en 2008 ». Elle repose, selon lui, sur deux conditions centrales, la création d’« un nom composé », contenant donc le terme Macédoine et une « révision constitutionnelle » intégrant le changement d’appellation.

    Les Macédoniens comme les Grecs se disent proches d’un accord mais cela semble traîner en longueur

    Ces dernières semaines, quand l’un estime qu’une solution a été trouvée, l’autre infirme. Dans une interview à la télévision publique ERT, Nikos Kotzias, le ministre grec des Affaires étrangères a indiqué que la Grèce a refusé le terme « Macédoine-Skopje », tandis que l’ARYM a exclu celui de « Macédoine du Vardar ». Restent sur la table des négociations, selon lui, trois autres noms proposés par l’émissaire des Nations unies, Matthew Nimetz : « la Nouvelle Macédoine, la Macédoine du Nord ou la Haute Macédoine ». Le ministre grec des Affaires étrangères a ajouté que le pays voisin avait des difficultés à planifier la « mise en œuvre » d’un changement. Nikos Kotzias a ajouté qu’il avait la conviction profonde que ces difficultés seraient « surmontées d’ici quelques jours ». Le Premier ministre Zoran Zaev, lui, envisage le recours à un référendum à l’automne.

    Trouver une solution avant la fin du mois

    Le 28 juin se tient un sommet européen. Les États membres doivent y décider s’ils acceptent ou pas d’ouvrir les négociations d’adhésion avec l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Or, en l’absence de solution sur le nom, la Grèce continuera de s’y opposer. Tout comme elle avait déjà bloqué l’entrée de ce pays dans l’Otan, l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, en 2008. C'est l'une des raisons pour laquelle les Macédoniens veulent régler le problème du nom.


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