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    A la Une: après les «revenants», les «sortants»

    Une vue de la prison de Carquefou, près de Nantes. REUTERS/Stephane Mahe

    Les « revenants », c’est ainsi qu’on appelle les jihadistes français de retour du Moyen-Orient et qui présentent potentiellement une menace pour la sécurité du pays. Avec la fin de la guerre contre Daech en Irak et en Syrie, ils sont de moins en moins nombreux. Il faudra compter désormais avec les « sortants », c’est-à-dire les détenus incarcérés en France pour terrorisme ou qui se sont radicalisés en prison. Et dans les deux prochaines années, ces « sortants » se compteront par dizaines, voire par centaines.

    « 450 radicalisés bientôt libres », titrait hier Le Parisien

    Ce matin, Le Figaro prend le relais : « L'inquiétante sortie de prison de 450 islamistes », s’exclame le journal en première page.

    Le Figaro qui s’alarme : « Relâcher dans la nature un fanatique qui mettrait à exécution une équipée mortifère une fois sa liberté recouvrée… Ce scénario catastrophe hante les autorités. Alors que le spectre d’un retour massif de "revenants" issus des zones de combats se dissipe, les services antiterroristes et judiciaires considèrent comme une absolue priorité la prise en compte des islamistes "sortants" de prison. Le sujet présente une acuité telle qu’il était à l'ordre du jour du Conseil de défense tenu hier à l’Élysée. Deux chiffres suffisent à faire comprendre la situation explosive que vont devoir gérer les services, précise Le Figaro. Selon un nouveau bilan, près 10% des 512 détenus incarcérés pour terrorisme sont susceptibles d’être libérés d’ici à fin 2018. Soit au total, une cinquantaine de potentielles bombes ambulantes dont il est très difficile d’affirmer avec certitude si elles seront désactivées ou non. A cela s’ajoute dans la même période, c’est-à-dire d'ici à 18 mois, la sortie programmée des geôles françaises d’un tiers des quelque 1 200 à 1 300 détenus de droit commun qui se sont radicalisés derrière les barreaux. Soit, là encore, au moins 400 islamistes endurcis à des degrés divers. »

    Islamistes d’un jour, islamistes toujours ?

    Alors, « certes, commente Le Figaro, la France ne va pas rester les bras ballants. Grâce au récent réarmement de notre politique pénale, ces islamistes libérés devraient être placés sous étroite surveillance. La force publique est désormais autorisée à lancer contre eux des écoutes, perquisitions ou convocations à tout moment. (…) Il n’empêche. Beaucoup reste à faire. L’expérience montre que les mailles du filet doivent être resserrées en permanence. Face à la menace jihadiste, aucune illusion n’est permise, pointe encore Le Figaro : les islamistes d’un jour le sont vraisemblablement pour toujours… »

    En effet, renchérit L’Est Républicain, « face à ces terroristes en puissance non repentis, le procureur François Molins parle sans détour d’un "risque majeur". On n’en est pas encore à évoquer des lois d’exception, mais nos dirigeants doivent livrer une lutte contre le jihad qui n’est rien d’autre qu’une guerre de l’intérieur où la défense ne saurait être passive. »

    Migrants : l’Europe incapable de se mettre d’accord

    A la Une également, « l’Europe dans l’impasse » à propos des migrants. C’est le grand titre du Monde. « La réunion des ministres de l’Intérieur, avant-hier, à Luxembourg, s’est achevée sur un constat d’échec de la réforme du droit d’asile dans l’Union, constate le quotidien du soir. L’enregistrement automatique des réfugiés dans le pays d’arrivée, contesté par le nouveau gouvernement italien, est un des points de blocage. L’Italie souhaite des quotas de répartition obligatoires au sein de l’UE, ce que refusent avec véhémence plusieurs pays de l’Est, mais aussi la Belgique. » Du coup, « le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, menace de renvoyer 500 000 migrants et de fermer les ports de son pays. »

    « C’est un nouveau constat d’échec de l’Europe, soupire La République des Pyrénées. L’Europe est divisée, entre ceux qui n’en peuvent plus de supporter seuls le fardeau de cette immigration massive et ceux qui se refusent à le partager. Un échec d’autant plus grave que cette question pourrit le climat politique et explique l’arrivée au pouvoir de ces forces anti-immigration, comme en Italie et en Autriche. »

    Et pourtant, « il y a urgence à réagir et à prendre le problème à bras-le-corps, lancent Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Cette question centrale des migrations qui agite le continent depuis trois ans menace de sonner le glas de l’Europe. En tout cas celui de l’Europe politique telle qu’on la conçoit depuis bientôt 70 ans : comme une entité incarnant un modèle de société solidaire et unitaire. Jamais plus que dans ce dossier le terme d’Union n’aura été aussi galvaudé. En matière migratoire, l’Europe n’est plus qu’une addition d’égoïsmes et de lâchetés, constate encore le quotidien alsacien. Et c’est toujours ce qui mène aux catastrophes. Si on veut des exemples, il suffit d’ouvrir les livres d’histoire, ils en sont remplis. »

    Et puis cette étude de La Croix sur les perceptions et attitudes des catholiques vis-à-vis des migrants… Une étude qui montre que « l’opinion catholique est partagée : 45% de personnes plutôt ouvertes à l’accueil, 33% plutôt fermées et 22% tiraillées. Faut-il s’inquiéter, s’interroge le quotidien catholique, voire se scandaliser de tels chiffres qui révèlent des désaccords importants sur la manière de faire face à la problématique migratoire ? Pas nécessairement, estime La Croix. Ils nous indiquent d’abord que l’arrivée massive de migrants et de réfugiés suscite des peurs et des résistances, y compris parmi les chrétiens. Des peurs et des résistances qui n’empêchent pas les plus inquiets à se montrer malgré tout solidaires des migrants en leur apportant une aide ponctuelle. »

    François Hollande : plus de lecteurs que d’électeurs…

    A la Une de Libération, un certain… François Hollande.

    Si l’ancien président n’a pas eu l'occasion de recueillir les suffrages des électeurs lors de la dernière présidentielle, il recueille désormais les suffrages des lecteurs…

    « Tête de gondole », s’exclame Libération. En effet, son livre Les Leçons du pouvoir est un succès en librairies : 80 000 exemplaires vendus, six tirages. « Une surprise qui lui offre un second souffle, constate le journal : une tournée en France, avec à chaque fois des centaines de quidams qui repartent avec une dédicace personnalisée. Un retour dans le jeu politique, via les librairies. "Je ne pensais pas du tout que ça se passerait comme ça", confesse-t-il, comme s’il n’y croyait pas lui-même. On l’interroge sur son nouveau rôle. Il se voit au-dessus la mêlée. "Je ne dirais pas que je suis un opposant, mais j’imagine qu’il me voit comme ça." Il désigne bien sûr son successeur, Emmanuel Macron. »

    Du coup, s’interroge Libération, « comment imaginer que cet homme qui vit la politique comme il respire n’a pas une idée derrière la tête ? Après tout, pourquoi serait-il une exception à la règle française qui veut que les hommes politiques battus n’imaginent pas un instant ne pas pouvoir revenir sur le devant de la scène ? Ce retour en grâce signifie-t-il pour autant que les conditions d’un vrai come-back en politique sont réunies ? » Non, répond Libération. « Loin s’en faut. Nicolas Sarkozy lui aussi a attiré les foules et bien vendu ses livres. Avec le succès que l’on sait quand il est rentré dans l’arène. »

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