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    Contre les importations, les agriculteurs français vont bloquer les raffineries

    Les agriculteurs dénoncent les importations croissantes de produits agricoles concurrents, et notamment les importations d'huile de palme. CC0 Pixabay/Tama66

    Les agriculteurs français vont bloquer les raffineries et les dépôts de pétrole, à partir de dimanche 10 juin, à l'appel du premier syndicat agricole, la Fnsea. Ils dénoncent les importations croissantes de produits agricoles concurrents, et notamment les importations d'huile de palme, qui feront tourner la nouvelle usine de biocarburants de Total dans le sud de la France

    Les 450 000 tonnes d’importations d’huile de palme accordées au géant pétrolier Total pour fabriquer du biodiesel à La Mède (sud de la France), c’est « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », selon le syndicat agricole français. « Forcément demain ce seront 400 000 hectares de colza en moins », juge-t-il. C’est pour cela que la Fnsea a demandé à ses adhérents dans toute la France de viser les raffineries et les dépôts de pétrole.

    Le poids croissant de la concurrence

    13 sites au total, aux quatre coins du pays, devraient être bloqués par les tracteurs à partir de dimanche prochain. Total s’est déjà défendu en soulignant que même la filière colza du biodiesel aux mains du groupe coopératif agricole Avril importait un complément d’huile de palme. Mais ce produit symbolise avant tout le poids croissant de la concurrence étrangère, que les agriculteurs jugent déloyale.

    Il est vrai que les accords de libre-échange se multiplient. Deux nouveaux mandats de négociation viennent d’être ouverts avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, qui en plus de la viande de mouton et d’agneau qu’elles expédient déjà d’Océanie vers l’Europe depuis plus de vingt ans, pourraient obtenir des quotas pour leur beurre et leur viande bovine. Les éleveurs voient rouge alors qu’ils ont déjà dû avaler les quotas de bœuf canadien et mexicain, et qu’ils seront bientôt confrontés à la viande bovine du Brésil, qui inonde déjà l’Europe de poulets. Le sucre et l’éthanol brésiliens menacent également les grandes cultures en France.

    Manque de cohérence dans les normes entre les pays

    En résumé la Fnsea dénonce le manque de cohérence du gouvernement qui rend possibles ces importations tout en imposant des normes de plus en plus strictes aux agriculteurs français en matière d’environnement ou de bien-être animal, que ces pays ne supportent pas.

    La mobilisation des agriculteurs intervient à un moment bien précis. Avant l’arrivée au Sénat du projet de loi issu des États généraux de l’alimentation... Un texte censé garantir aux agriculteurs une meilleure part de la valeur ajoutée, ce qu’ils saluent. Mais qui en première lecture leur a surtout promis des charges supplémentaires, comme la suppression des ristournes ou la hausse des cotisations agricoles, alors que se profile déjà la fin de l’herbicide à base de glyphosate. La Fnsea réclame une étude d’impact avant toute nouvelle réglementation. Le syndicat agricole exige aussi un allègement du coût du travail des saisonniers.

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