GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 20 Octobre
Dimanche 21 Octobre
Lundi 22 Octobre
Mardi 23 Octobre
Aujourd'hui
Jeudi 25 Octobre
Vendredi 26 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Le négoce agricole parie sur les nouvelles protéines

    Les multionales investissent dans les protéines végétales, non-OGM et sans gluten, pour répondre aux nouvelles tendances alimentaires. Creative Commons

    Le négoce de produits agricoles standard n'est plus aussi rentable. Pour dégager plus de revenus, les grands du secteur, Cargill, ADM, se tournent vers la fabrication de nouvelles protéines, animales ou végétales. Un bouleversement de leur modèle.

    Acheter, stocker et vendre des tonnes de blé, de maïs, ou de tourteaux de soja, ça ne rapporte plus grand-chose aux grandes maisons de négoce. Difficile de tirer des marges élevées quand les cours sont bas et qu'ils fluctuent peu, comme c'est le cas depuis quatre ou cinq ans.

    Les multinationales Cargill, ADM, Bunge ou Dreyfus ont aussi perdu le monopole de l'information sur ces marchés. Les nouvelles technologies permettent aujourd'hui aux agriculteurs d'avoir accès aux cours des produits en temps réels, et de connaître la météo des champs aux antipodes de leur ferme. Ils stockent de plus en plus eux-mêmes leurs grains, en attendant de vendre au meilleur prix.

    Doper le contenu du pois en protéines

    Le modèle des grands du négoce agricole a donc vécu. En 2014, les bénéfices du numéro un mondial du négoce agricole, l'Américain Cargill, sont repassés à nouveau sous les 2 milliards de dollars, moins de 2% du chiffre d'affaires. Le PDG, David MacLennan, depuis peu aux manettes, décide alors de se séparer de ses usines d'aliment du bétail pour parier sur les nouvelles protéines. Là où il y a potentiellement plus de valeur ajoutée.

    Son plus gros investissement depuis, rappelle Bloomberg : le rachat pour un milliard et demi de dollars de EWOS, l'un des plus grands fabricants d'aliments pour l'élevage des saumons ou des crevettes, qui a développé des alternatives végétales aux anchois ou aux sardines pour nourrir les poissons.

    Cultiver la viande en laboratoire

    Cargill investit aussi à travers l'entreprise Puris dans les protéines végétales, non-OGM et sans gluten, pour répondre aux nouvelles tendances alimentaires. En particulier les semences et la farine de pois, une légumineuse dont la consommation, souligne Reuters, devrait quadrupler dans les sept années qui viennent. Comme Cargill, le concurrent ADM cherche à doper le contenu en protéines du pois et de toutes les cultures végétales.

    La viande du futur n'est pas oubliée. Si Cargill reste l'un des plus grands transformateurs de bœuf au monde, la multinationale a vendu ses abattoirs de porc, et elle finance la jeune entreprise Memphis Meats qui produit de la viande bovine et de la viande de volaille à partir... de cellules, en laboratoire, pour éviter les cases élevage et abattoirs, souvent décriés.

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.