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    Le yuan poursuit son implantation en Afrique

    100 yuan et 5 dollars. REUTERS/Thomas White/Illustration/File Photo

    On sait la place que prend la Chine désormais dans les échanges commerciaux avec les pays africains. Un pas de plus a été franchi la semaine dernière. Désormais, le yuan, la monnaie chinoise, figure dans les réserves de devises de la Banque centrale du Nigeria aux côtés du dollar, de la livre sterling et de l’euro. On rappelle que c’est déjà le cas pour le Ghana et l’Afrique du Sud qui utilisent le yuan comme devise commerciale. Mais que la première économie d’Afrique franchisse ce pas, c’est l’illustration d’une montée en puissance financière de l’Empire du Milieu sur le Continent, face au dollar.

    On le souligne chaque jour, l’importance des échanges commerciaux entre les Etats africains et la Chine est une réalité depuis de longues années. La Chine est le deuxième partenaire commercial du Nigeria, derrière les Etats-Unis, avec plus de 9 milliards de dollars échangés l’an dernier. Dans les rues nigérianes, les échanges en yuan sont devenus monnaie courante et du point des vues des autorités nigérianes, il s’agit d’adapter les structures financières du pays à cette réalité.

    Désormais, la banque centrale de la première économie d’Afrique libelle 10 % de ses devises dans la monnaie chinoise. Cela devrait faciliter la vie de beaucoup d’entreprises nigérianes, en particulier les entreprises importatrices, et les PME qui travaillent entre le Nigeria et la Chine. Et bénéfice non négligeable pour un pays pétrolier comme le Nigeria qui a souffert de la chute des prix du brut ces dernières années, il fait baisser la pression sur ses devises en dollars. C’est d’ailleurs ce qui a motivé les négociations avec Pékin il y a deux ans lorsque les dollars issus de la vente du pétrole étaient au plus bas.

    Le yuan pour remplacer le dollar

    Au niveau africain, il y a une tendance grandissante à introduire le Yuan dans les réserves de change des banques centrales, c’est déjà le cas pour Ghana et l’Afrique du Sud et en début de mois, une quinzaine d’autres Etats africains se sont dits intéressés de le faire. De nombreux pays se sont vus octroyer des prêts par la Chine, pour répondre à des besoins croissants de financements de gros travaux d’infrastructures. Gros travaux qui entrent souvent dans le cadre de l’ambitieux projet chinois de « nouvelle route de la soie » voulu par Pékin. L’option de réaliser ces opérations en yuans tentent beaucoup de pays africains qui s’inquiètent de la volatilité du dollar américain.

    De fait, le mouvement d’« internationalisation du yuan » comme on dit est enclenché depuis plus de deux ans.

    Le FMI en 2016 a placé la monnaie chinoise dans son panier des « droits de tirage spéciaux », ces fameux DTS utilisés dans le cadre des prêts octroyés par l’institution internationale.

    Le yuan est accepté par plusieurs institutions financières, la Banque centrale européenne l’an dernier, et plusieurs banques centrales de pays européens, y compris la France dans la foulée. Mais c’est un phénomène trop récent et si on regarde les chiffres, le yuan a une présence encore très timide dans les réserves face au dollar. Mais il est certain que l’ambition chinoise est d’imposer peu à peu dans ses échanges commerciaux avec le reste du monde, le yuan, « la monnaie du peuple » en français.

    En France, les agriculteurs continuent ce lundi de bloquer plusieurs raffineries et dépôts de carburant

    Ils protestent contre la concurrence de l’huile de palme importée pour alimenter la nouvelle bioraffineris Total dans le sud de la France. La FNSEA, premier syndicat agricole et les Jeunes Agriculteurs appellent à occuper 14 sites stratégiques durant trois jours reconductibles. Certains comme à Strasbourg sont prêts à camper toute la semaine pour inciter le gvt à revoir sa politique d’importation d’huile de palme. Un produit controversé sur le plan environnemental qui pourrait très bien être remplacé par le colza français disent les agriculteurs. Pas de lourdes conséquences sur l’approvisionnement en carburant à prévoir à cause de ce mouvement, pour le moment.

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