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    Éthiopie: ouverture partielle d’entreprises publiques aux capitaux privés

    Une vue d'Addis Abeba, en Ethiopie (photo d'illustration) ©GettyImages

    L'Éthiopie sur la voie de la libéralisation économique partielle. Le nouveau Premier ministre l'a annoncé mardi 5 juin : l'État va ouvrir le capital de certaines entreprises publiques dont les plus importantes comme Ethiopian Airlines ou EthioTelecom. Cette annonce s'inscrit dans la volonté de réforme affichée par Abiy Ahmed depuis son entrée en fonction début avril. Et c'est un virage pour la coalition au pouvoir, sceptique à l'égard du capitalisme mondialisé.

    La réforme se fera « progressivement » a prévenu Abiy Ahmed, le lendemain de l'annonce officielle. Les dirigeants de l'EPRDF au pouvoir depuis 1991 restent suspicieux à l'égard du capitalisme et des spéculateurs, analyse un économiste interrogé par Reuters.

    Il n'empêche, l'annonce a pris tout le monde de court. Le gouvernement va permettre aux investisseurs privés, éthiopiens ou étrangers, d'entrer au capital d'Ethiopian Airlines, d'EthioTelecom, de la compagnie logistique et de transport maritime ainsi que de la compagnie nationale d'électricité. Cependant, l'Etat restera majoritaire. Majorité absolue ou relative ? On ne sait pas pour le moment.

    D'autres entreprises publiques vont être entièrement cédées au privé. Il est question du chemin de fer, d'usines ou des parcs industriels dont le pays se dote pour tenter d'attirer les compagnies textiles notamment. Cela aurait dû être fait depuis longtemps, estime le professeur de politiques publiques à l'université d'Addis-Abeba, Costentinos Berhutesfa.

    « Le gouvernement éthiopien a été très chanceux en ce sens que les donneurs internationaux ont été généreux, ils ont donné autour de quatre milliards de dollars en aide au développement. La diaspora envoie aussi 4 milliards de dollars à travers les banques. Et puis vous avez les prêts qui sont accordés pour les grands projets. Sauf qu'aujourd'hui, ces prêts ne vont bientôt plus être soutenables. Donc le gouvernement doit chercher d'autres sources. »

    La balance commerciale reste largement déficitaire. Le pays souffre d'un manque criant de devises comme le dollar ou l'euro. La Banque centrale n'aurait, selon les sources, qu'entre un et deux mois d'importations en réserve. Si des investisseurs achètent des parts d'entreprises publiques, cela peut amener des devises.

    Atlaw Alemu, directeur du département d'économie de l'université de la capitale, y voit une autre justification : « Les entreprises d'Etat sont moins efficaces, leurs performances sont très faibles. Il y a un grand nombre de détournements dans certaines d'entre elles, ou du gaspillage, de la corruption. Ces privatisations peuvent réduire ou résoudre ce genre de problème. »

    Au-delà, le Premier ministre Abiy dit espérer faire baisser à terme le chômage de masse alors que 40% de la population éthiopienne a moins de 15 ans et que, chaque année, jusqu'à trois millions de personnes entrent sur le marché du travail.

    Certaines entreprises du secteur des télécoms se montrent d'ores et déjà intéressées comme les Sud-Africains MTN et Vodacom (filiale du groupe britannique Vodafone). Mais beaucoup reste à préciser dans cette réforme éthiopienne. Il faudra modifier les lois existantes.


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