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    A la Une: ne nous emballons pas !

    Donald Trump et Kim Jong-un se sont rencontrés à Singapour pour un sommet historique. SAUL LOEB / AFP

    Ne nous emballons pas ! C’est le sentiment qui domine ce matin dans les journaux après la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un hier à Singapour.

    Certes, s’exclame Le Monde sur 6 colonnes à la Une, ce fut « un sommet historique. » Toutefois, tempère le quotidien du soir, « aucune date précise n’est fixée pour dénucléariser la péninsule et négocier une paix durable. (…) Le plus dur reste à venir pour les deux hommes, si l’on se fie aux tentatives de négociations précédentes   toutes sanctionnées par des échecs. »

    En effet, lance La République des Pyrénées, « ne nous méprenons pas. Derrière les gros titres célébrant la “rencontre historique”, il y a surtout beaucoup de vent, de cinéma, même si, c’est vrai, cette rencontre entre le chef de la première puissance mondiale et le maître d’une dictature communiste héréditaire, cette rencontre est effectivement historique. »

    La Croix renchérit : « l’incroyable est arrivé. Le président des États-Unis et le dirigeant suprême de la Corée du Nord se sont rencontrés et serré la main. » Mais, encore une fois, « la prudence s’impose, estime le quotidien catholique : le régime de Pyongyang est passé maître dans l’exercice des promesses non tenues ; et l’actuel président américain Donald Trump est capable des pires foucades. »

    Trop tôt pour le Nobel…

    En fait, analyse Le Figaro, « l’“accord historique” ressemble à une déclaration d’intention où les symboles l’emportent sur le contenu. Les optimistes diront que c’est le début de quelque chose, l’enclenchement d’une dynamique, avec notamment la perspective de visites croisées. Les sceptiques y verront de la poudre aux yeux, que les vents de la mer Jaune balaieront bien vite. Comme toujours dans ce genre de déclaration, tout est dans les mots, poursuit Le Figaro. Ceux qui y sont et ceux qui n’y sont pas. Parmi ceux qui figurent dans le texte, il y a le mot “vers”. Il s’agit d’aller “vers” une dénucléarisation, sans calendrier ni certitudes. Parmi les mots que l’on ne trouve pas, il y a “complète”, “vérifiable”, “irréversible”. Trump a beaucoup donné à Kim, à commencer par le statut de dirigeant fréquentable, avec peu de concessions concrètes en retour. »

    Et Le Figaro de conclure : « le diable ici ne se cache pas dans les détails, car il y en a peu, mais il se niche dans les omissions… Et sans doute est-il un peu tôt pour promettre le Nobel de la paix aux nouveaux amis de Singapour. »

    « Trump l’œil… »

    Libération va dans le même sens, en parlant de « Trump l’œil »…

    « Le texte signé tient en quelques phrases plutôt creuses, quoique bien intentionnées, sans avancée nouvelle en comparaison des accords déjà acceptés   et violés   par la Corée du Nord. »

    Certes, reconnait aussi Libération, « il vaut mieux se parler que s’insulter et la paix y gagne, surtout si l’on se remémore l’hystérie qui a régné sur ce front diplomatique depuis des mois. Pour le reste, il s’agit en grande partie, donc d’un trompe-l’œil (d’un Trump-l’œil ?). »

    D’autant, souligne La Charente Libre que « le président américain ne répond à aucun code de conduite, si ce n’est celui du business qu’il applique à la diplomatie comme aux autres domaines. Sa seule clientèle est son électorat. Ses décisions n’ont qu’un objectif : augmenter sa part de marché aux élections de mi-mandat en novembre en démontrant que sa ligne dure et unilatérale est la seule garantie de succès. De l’Iran au G7 canadien en passant par le retrait de la COP 21 et la Corée. »

    Migrants : la désunion européenne

    A la Une également, le problème des migrants, véritable « patate chaude » pour les pays de l’Union européenne…

    Avec comme symbole, ce navire humanitaire, l’Aquarius, balloté de port en port, avec à son bord 629 migrants, hommes, femmes et enfants recueillis au large des côtes libyennes.

    « La méthode choisie par le nouveau ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, est choquante, dénonce Le Monde. En refusant l’entrée dans les ports italiens de migrants recueillis au cours d’opérations supervisées par le centre de coordination des secours de Rome, il va à l’encontre des engagements internationaux pris par son pays. Mais cette décision a le mérite de faire comprendre à tous, souligne le quotidien du soir, que le secours et l’accueil des migrants venus d’Afrique ne peuvent être du seul ressort de l’Italie. Or, c’est bien elle qui, depuis 2014, a recueilli sur son sol plus de 600 000 demandeurs d’asile, sans obtenir de ses partenaires beaucoup plus que de belles paroles. »

    Macron temporise…

    Libération s’agace… « Du ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, on n’en attendait malheureusement pas moins. Le dirigeant de la Ligue, parti d’extrême droite, est arrivé au pouvoir grâce, notamment, à son rejet des migrants. Du chef de l’Etat français, en revanche, on attendait a minima un peu de décence, s’exclame Libération. Critiqué, y compris dans son propre camp, pour son silence et son inertie depuis que l’Aquarius erre au large des côtes méditerranéennes, Emmanuel Macron n’a rien trouvé de mieux, hier, que de dénoncer l’irresponsabilité et le cynisme de l’Italie dans cette affaire… tout en rejetant la proposition d’accueil lancée à l’Aquarius par le président du Conseil exécutif de Corse. On a clairement atteint là, dénonce Libé, les limites du “en même temps” macronien, qui devient au fil du temps un grand n’importe quoi. »

    Non, répondent Les Echos, « du sang-froid, pas d’émotivité (ni d’émotion). Emmanuel Macron ne réagit pas, il temporise et refuse toute annonce dans la précipitation. Ce qui a été vrai pour les attentats terroristes l’est encore pour l’Aquarius. Il peut se mettre en posture d’écoute, corriger parfois, mais il ne se laisse rien imposer. Son allergie à la pression le pousse même à la contre-réaction. »

    En tout cas, estime L’Humanité, « l’effort de solidarité internationale avec les pays d’émigration et les aides au développement doivent être considérablement augmentés, et le pacte mondial pour les migrations, engagé sous l’égide des Nations-Unies, conforté. La main-d’œuvre immigrée ne peut être laissée à la merci des logiques patronales de concurrence. » Et « une politique de visas doit être enfin développée, affirme encore le quotidien communiste, pour mettre fin à l’insécurité dans laquelle est maintenue la misère humaine. Jetons des ponts. L’hospitalité est un devoir ! »

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