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    La Côte d'Ivoire et le Ghana veulent coordonner leurs ventes de cacao

    La Côte d'Ivoire ne distribue plus de semences améliorées depuis le début du mois dernier. L'augmentation des rendements des producteurs n'est plus la priorité. ©Ute Grabowsky/Getty Images

    La Côte d’Ivoire et le Ghana affichent de plus en plus leur rapprochement pour éviter un nouveau plongeon des cours du cacao. Les deux pays voisins d’Afrique de l’Ouest concentrent 60 % de la production mondiale, et ils viennent d’annoncer qu’ils se coordonneraient, désormais, avant de vendre leurs fèves.

    C’est promis, pour pouvoir peser davantage sur les prix mondiaux, la Côte d’Ivoire et le Ghana vont désormais coordonner leurs ventes de cacao. Ce sont les dirigeants des organes de gestion des deux filières, le Conseil ivoirien du café cacao et son équivalent ghanéen, le Cocobod, qui ont fait cette annonce à Abidjan. « Nous ne décidons pas des prix du cacao, nous les producteurs, a résumé Joseph Aidoo, le directeur du Cocobod. Quand nous serons capables d’harmoniser notre système de commercialisation, nous pourrons décider quand (et) quel volume ira sur le marché. Et nous pourrons le réguler ».

    Les deux géants ouest-africains du cacao ont un système de commercialisation différent, étatisé au Ghana, privé en Côte d’Ivoire, mais avec une messagerie publique. Leur point commun, c’est qu’une bonne partie de la récolte est vendue par anticipation, avec à peu près un an d’avance. Pour vendre de concert le cacao de 2019-2020, comme annoncé, il faudra donc que le Ghana et la Côte d’Ivoire harmonisent leur système d’ici le mois d’octobre prochain. Il va falloir faire vite.

    Attentisme des marchés

    Le marché du cacao réagit avec circonspection, même si l’on observe une légère hausse des cours en ce moment, alors que les prix avaient tendance à repiquer du nez depuis le mois dernier. Mais ce n’est pas la première fois que la Côte d’Ivoire et le Ghana parlent de stratégie commune. Cela ne les a pas empêchés de fixer des prix au producteur qui avaient 30 % d’écart en octobre dernier, ce qui a encouragé la contrebande de fèves ivoiriennes vers le Ghana.

    Ce qui est sûr, c’est que les deux plus grands pays producteurs affichent une volonté commune de diminuer le volume des récoltes. La Côte d’Ivoire ne distribue plus de semences améliorées depuis le début du mois dernier. L’augmentation des rendements des producteurs n’est plus la priorité, reconnaît sans détour le Conseil café cacao... Enfin, la Côte d’Ivoire comme le Ghana ont prévu des arrachages, respectivement de 400 000 et 300 000 ha, pour arrêter la maladie incurable du cacaoyer, le « swollen shoot » et réduire la production. Mais cela prendra des années, estime un bon observateur de la filière.


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