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    Saïd Djinnit: Fichier électoral en RDC, «l'opposition considère que tout n’a pas été mis en place»

    Saïd Djinnit, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs. AFP/SEYLLOU

    Comment renforcer la coopération judiciaire, entre les Etats des Grands Lacs ? C’est la question sur laquelle ont planché les pays de la région, cette semaine. La deuxième réunion du réseau de coopération judiciaire s’est tenue pendant deux jours, à Dar es-Salaam, en Tanzanie. Hasard du calendrier, elle s’est ouverte le jour de la remise en liberté provisoire de l’opposant congolais Jean-Pierre Bemba, après son acquittement par la Cour pénale internationale. L’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs était présent à cette réunion. Saïd Djinnit revient sur l’importance de la coopération judiciaire entre Etats, mais aussi sur le processus électoral en RDC, ou encore sur l’annonce du président burundais Pierre Nkurunziza (de ne pas se représenter en 2020).

    Rfi: Vous venez de participer à une réunion qui se tient dans un contexte particulier, avec la remise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba. Comment avez-vous réagi à l’acquittement de Jean-Pierre Bemba ?

    Saïd Djinnit: Ce n’était pas l’objet de la réunion à laquelle j’ai participé. Je n’ai pas de commentaires à faire sur une décision de justice.

    Mais j’imagine que c’était dans la tête de tous les participants, évidemment. Quand on parle coopération judiciaire, de lutte contre les crimes dans la région des Grands Lacs, j’imagine que vous y avez pensé. Est-ce que vous en avez parlé entre participants, à cette réunion ?

    Non. J’ai participé à l’ouverture et évidemment j’ai tenu à être présent à l’ouverture de la réunion. Nous voulons absolument aider les pays de la région à mettre en place ce réseau pour faciliter des contacts, aussi bien formels qu’informels, entre les différents interlocuteurs pour faciliter la coopération judiciaire.

    Nous sommes au courant d’un certain niveau de coopération judiciaire dans certains Etats. Il y a eu des extraditions entre des pays y compris Jamil Mukulu,  des ADF, qui a été extradé par la Tanzanie et qui est maintenant entre les mains de la justice ougandaise. Nous avons des extraditions entre la RDC et le Rwanda mais il est évident que c’est largement insuffisant.

    La semaine dernière, vous étiez en RDC. Vous étiez à Kinshasa pour évoquer notamment le processus électoral, les élections qui doivent se tenir le 23 décembre. Est-ce que le processus est dans les temps ?

    Je suis allé à Kinshasa dans le cadre du suivi d’une décision des sommets de la région, dans le cadre de l’Accord d’Addis-Abeba. Je me suis entendu avec les responsables sur la question de la dynamique dans la région de l’est de la RDC et en particulier la question des forces négatives qui est une préoccupation importante et qui a une implication sur les relations entre les Etats de la région.

    Le deuxième volet de mon séjour à Kinshasa, c’est évidemment de faire le tour des parties prenantes congolaises et des partenaires sur place pour voir où ils en sont dans la préparation des élections. Evidemment, un certain nombre de pas importants ont été franchis parce que le fichier électoral a été fait et validé. Cependant, il reste encore des défis à relever.

    La République démocratique du Congo s’est engagée à prendre en charge le financement des élections. Nous souhaitons que cet engagement se poursuive. Je ne sais pas dans quelle mesure la Céni est financée. Il y a aussi le défi de la logistique. J’ai été informé par les autorités que, là aussi, ils prennent toutes les dispositions pour mettre la logistique nécessaire en place mais il y a un certain nombre de réserves de l’opposition sur un certain nombre de questions.

    Sur le fichier électoral, d’ailleurs, même l’audit de l’OIF sur la question des machines à voter mais également sur la décrispation générale, ils considèrent que toutes les mesures prévues par l’accord du 31 décembre ne sont pas mises en place entièrement.

    Par conséquent, il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour créer toutes les conditions parce qu’évidemment, nous souhaitons que ces élections se passent conformément à ce qui a été prévu et dans des conditions pacifiques.

    La semaine dernière, le président burundais [Pierre Nkurunziza] a créé la surprise. Il a annoncé qu’il ne se représenterait pas, en 2020. Est-ce que c’était une surprise pour vous ?

    C’est une bonne surprise parce que, compte tenu du contexte dans lequel se sont déroulés le référendum, la révision de la Constitution, le fait que les efforts de la région avec tout le soutien des Nations unies et de nous tous, de l’Union africaine et des autres pour créer les conditions pour un dialogue effectif qui n’a pas vraiment donné de résultats tangibles jusqu’à présent, eh bien il est rassurant d’avoir ce genre de nouvelles. Mais pour le reste, nous suivons de près la situation au Burundi et nous considérons que l’Accord d’Arusha reste le socle de la stabilité. Je crains que les réformes de la Constitution aient pu, dans une certaine mesure, porter atteinte à cet équilibre de l’Accord d’Arusha.

    Pensez-vous que Pierre Nkurunziza va respecter sa propre parole ?

    Nous pensons toujours qu’un homme doit tenir sa parole et donc l’avenir nous le dira, mais j’imagine qu’il a réfléchi longuement avant de faire cette déclaration et nous considérons que les chefs d’Etat qui se prononcent dans ce sens doivent honorer leurs engagements.


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