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    Maroc: consommation, le boycott comme cri d'alarme de la classe moyenne

    Des produits laitiers enpilés dans un rayon de supermarcher de Rabat, au Maroc. REUTERS/Youssef Boudlal

    Depuis le 20 avril 2018, un mouvement de boycott de produits de 3 grandes marques de lait, d’eau et de carburant est très suivi au Maroc. Il vise les groupes « centrale Danone », l’eau minérale « Sidi Ali » et la franchise de stations-service Afriquia. Au moins la moitié de la population y a souscrit, pour dénoncer la cherté des prix à la consommation. Du côté des entreprises, l’impact est significatif avec une chute estimée de 30 à 50 % du chiffre d’affaires. Les observateurs ont été surpris de l’ampleur de ce mouvement, qui sonne comme la revanche d’une classe moyenne marocaine, s’estimant de plus en plus lésée par la hausse des prix à la consommation.

    Sur Atlantic, radio généraliste marocaine privée, Didier Lamblin directeur général de Centrale Danone sort de son silence après un mois de boycott de son groupe.« L’impact est significatif sur nos ventes, sur nos parts de marchés, et face à cet impact nous sommes obligés de prendre des mesures qui sont regrettables : suspendre une partie des volumes collectés chez nos 120 000 éleveurs et nous avons informés l’ensemble de nos producteurs de lait que nous n’étions plus en mesure de collecter l’ensemble du lait qu’ils nous produisaient », annonce-t-il.

    La firme a en effet mis fin à 900 contrats d’intérimaires depuis le début du boycott. Cotée aux bourses de Casablanca et de Paris, Centrale Danone a publié un profit warning, tablant sur une chute de 20 % de son chiffre d’affaires. L’entreprise laitière, une victime probable du ras-le-bol d’une classe moyenne qui a vu ses dépenses flamber ces dernières années, selon l’économiste Abdelghani Youmni.« La classe sociale moyenne marocaine qui a mis 16 ans à se construire est en train de s’effriter parce qu’elle perd pied au niveau de la consommation, des crédits, des couts de l’éducation, des transports, de la santé, analyse-t-il. L’économie marocaine crée de la richesse et de la prospérité, mais en dehors des Marocains. Car vous avez une économie de rente et des entreprises rentières qui développent du progrès, mais où les Marocains ne sont pas partie prenante. »

    Un boycott étendu à d’autres biens de consommation

    Les appels au boycott ces dernières semaines se sont étendus à d’autres biens de consommation courante, comme le poisson. Une situation liée selon l’éditorialiste politique Mustafa Sehimi, à l’immobilisme du gouvernement mené par le Premier ministre PJD Saadeddine El Othmani. « La cherté de la vie au Maroc est extrêmement préoccupante la réponse doit être déclinée autour de mesures sociales, participant d’une nouvelle politique, donc d’est un nouveau souffle qui est nécessaire sur la base d’un cap, de mesures sociales et d’une pédagogie de la réforme, ce qui n’est pas fait. »

    Ce boycott, première au Maroc a déjà fait ses premières victimes politiques. Le ministre PJD Lahcen Daoudi a présenté la semaine dernière sa démission auprès de son parti   vertement critiqué après qu’il a manifesté aux côtés des salariés de centrale Danone pour exiger la fin du boycott.


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