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    Corneille Nangaa: en RDC, «ma mission n'est pas d'être audité mais d'organiser les élections»

    Le président de la Commission électorale congolaise (CENI) de RDC, Corneille Nangaa, le 5 novembre 2017 à Kinshasa. JOHN WESSELS / AFP

    Pour faire le point sur l’avancée du processus électoral en RDC, le fichier ou encore la nouvelle machine à voter électronique, Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale, répond aux questions de Florence Morice.

    RFI : Un rapport de l’ONG américaine The Sentry révèle des failles dans le système de sécurité de la machine à voter avec la possibilité notamment de hacker les données pour connaître l’identité des votants ou intégrer de nouvelles données via les ports USB. Comment comptez-vous garantir la sécurité du scrutin ?

    Corneille Nangaa : Cette ONG n’a jamais vu la machine à voter et on ne parle pas de la même chose.

    Ils ont travaillé sur des machines similaires auxquelles ils ont eu accès.

    Ce ne sont pas des machines similaires parce que les machines que nous présentons sont au Congo.

    Pourquoi ne pas avoir donné accès aux machines ici au Congo aux experts britanniques qui sont venus exprès pour lever l’équivoque ?

    Les Britanniques ont été avec nous, on leur a donné accès. Nous avons fait l’expérimentation et leur mission se poursuit.

    Cela veut dire qu’ils vont revenir pour faire un audit de la machine à voter ? Les Britanniques vont pouvoir auditer la machine ?

    Je n’en sais rien. Ce que je vous dis, c’est que j’ai reçu les Britanniques. Les experts britanniques ont été avec nous.

    Ils n’ont pas pu auditer la machine, c’est-à-dire réaliser un vrai travail de vérification sur la machine.

    Madame, nous n’allons pas partir d’audit en audit. Notre mission, ce n’est pas d’être audité. Notre émission, c’est d’organiser les élections. Et nous avons un plan logistique qui est déjà là. Et fin septembre, toutes les machines seront au Congo. C’est de cela qu’il est question. Nous, nous travaillons pour les élections.

    Il y a une crise de confiance. Est-ce que cet audit n’est pas indispensable pour un scrutin dans lequel tous les acteurs ont confiance ?

    Ma mission, ce n’est pas d’être populaire. Ma mission, ce n’est pas créer la confiance. Ma mission, c’est organiser les élections. Il y a un calendrier électoral qui est publié. Nous allons commencer à inscrire les candidatures d’abord pour les provinciales, les présidentielle et députation nationale par la suite, et nous sommes partis pour les élections. Ce sur lequel vous vous attardez, c’est vraiment des détails inutiles qui ne font que nous retarder. Nous allons voter avec des machines à voter le 23 décembre et nous sommes bien engagés pour cela.

    L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a révélé une longue liste d’anomalies dans le fichier électoral avec par exemple, un quart des électeurs enrôlés avec des pièces considérées comme peu fiables. Comment allez-vous faire pour garantir la fiabilité du scrutin ?

    Non, il ne faut pas ternir l’image du travail abattu par l’Organisation internationale de la francophonie. Avant de parler des anomalies, la conclusion de l’audit de l’OIF est claire : la République démocratique du Congo a un fichier inclusif, exhaustif et actualisé.

    Mais « perfectible pour assoir la fiabilité du scrutin »...

    Il n’y a pas un fichier au monde qui soit parfait totalement.

    Tout de même, 25% des gens qui sont enrôlés avec des pièces d’identité considérées comme peu fiables, l’OIF s’inquiète aussi que des électeurs aient pu s’inscrire avec des cartes électorales de 2010-2011 et que donc les erreurs du ficher de l’époque soient reportées sur le nouveau, sans oublier ces 16,6% d’électeurs enregistrés sans empreintes. Comment allez-vous remédier à toutes ces anomalies ?

    Ce dont vous parlez, même l’OIF le reconnaît : c’est conforme à la loi. C’est la loi qui nous indique que, même quand la personne n’a pas d’empreintes digitales, on ne peut pas l’exclure pour autant comme électeur. Tous ces éléments sont conformes à la loi.

    La loi dit qu’il doit d’agir d’une dérogation exceptionnelle et que cela doit être justifié par un motif, ce qui n’a pas été le cas et l’OIF le regrette.

    Parce que c’est votre interprétation de la loi.

    Non, c’est ce qui est écrit. Dans le Sankuru, plus de 50% des électeurs sont enregistrés sans empreintes.

    Non, évidemment. Ce n’est pas vrai ce que vous dites. Vous étiez dans la base de données ?

    J’ai lu le rapport de l’OIF…

    Ce sont des affirmations des acteurs politiques.

    L’OIF ment ?

    Une fois encore, je voudrais vous dire que la question du fichier électoral est derrière nous. Nous préparons pour les élections le 23. Et le 23, on va voter avec un fichier électoral qui est actuel et exhaustif, inclusif. C’est cela la conclusion générale de l’OIF.

    Donc vous n’allez mener aucune investigation sur les anomalies soulevées par l’OIF ?

    Nous n’allons pas mener des investigations. Nous allons mettre en œuvre certaines recommandations de l’OIF dont la plus importante est l’affichage des listes provisoires de sorte que chaque Congolais, qui voit que son nom n’est pas là où on n’a mal écrit son nom, on l’a affecté à une mauvaise adresse, fasse une réclamation. La Céni prendra en charge ces réclamations. Et à partir du 20 octobre, nous allons sortir les listes électorales définitives.

    La semaine dernière, vous avez annoncé aux partis politiques un affichage des listes provisoires au mois d’octobre.

    La production est en cours et l’affichage commencera au mois de juillet, la deuxième quinzaine du mois de juillet. Et l’affichage conformément à la loi se fera au niveau de nos antennes.

    Quand allez-vous donner accès à la base du fichier aux experts de l’opposition et de la société civile pour qu’ils réalisent un audit citoyen ?

    La question, c’est dire : est-ce que notre travail ici ce n’est que faire des audits ou bien c’est organiser des élections ? Le débat du fichier est derrière nous. Aujourd’hui, nous parlons des scrutins. Vous voulez que nous revenions sur le fichier, donc vous ne voulez pas d’élections dans ce pays. Il n’y aura plus d’audits. Nous travaillons maintenant pour le scrutin.

    Donc il n’y aura pas d’audit citoyen ?

    Il n’y aura pas d’audit.

    Vous vous y étiez engagé.

    Moi, je ne me suis jamais engagé. Cela n’a jamais été prévu dans les calendriers. C’est cela mon engagement. Qui va assumer le retard qui proviendrait encore d’autres experts ? Qu’il y ait un audit signifie que nous devons laisser ce que nous faisons, que nous nous occupions encore des audits. Notre mission, c’est organiser des élections.

    Des élections crédibles, qui rassemblent tout le monde avec de la confiance ?

    Elles le seront.

    Quelle est la nature du soutien que vous allez demander la Monusco [Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo] pour ces élections ?

    Je n’ai pas de soutien à demander.

    Vous allez tout financer et organiser seul ?

    Le gouvernement a pris l’option de ne pas demander une assistance internationale pour ces élections. Ce n’est pas un problème de la Céni.


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