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    L’OPEP rouvre les vannes mais reste flou

    Une raffinerie de pétrole, en Arabie Saoudite. Getty Images/Pete Turner

    Vendredi 22 et samedi 23 juin, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole alliés à la Russie ont décidé de relever leur production de pétrole, plafonnée depuis dix-huit mois. Un revirement qui avait pour but de calmer l'envolée des prix du baril des derniers mois. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les marchés n'ont pas été convaincus puisque les cours du pétrole ont au contraire fortement grimpé vendredi. En cause, le trop grand flou du nouvel accord de cette OPEP élargie.

    L’OPEP rouvre les vannes, mais pour combien de barils supplémentaires ? Le flou est tel que les marchés, au lieu de réagir à la baisse devant cette promesse d’offre pétrolière supplémentaire, ont réagi à la hausse vendredi 22 juin : +3,4 % à Londres, le baril de Brent a atteint les 75,55 dollars !

    Ce n’est pas exactement ce que Donald Trump, le président américain demandait dans ses tweets à l’OPEP ni ce que réclamaient l’Inde et la Chine, à savoir une baisse des prix du pétrole, dont le niveau commençait même à inquiéter les pays exportateurs parce qu’il menaçait de ralentir la croissance mondiale et donc la consommation future de brut.

    Quels volumes supplémentaires ?

    Mais les pays exportateurs de pétrole n’ont pas réussi à fixer un volume précis d’augmentation de leur production. On ne sait pas combien de barils les 14 pays de l’OPEP et leurs dix alliés hors de l’OPEP vont ajouter sur le marché dans les mois qui viennent. Ce que l’on sait c’est qu’ils en étaient arrivés à produire beaucoup moins que le plafond qu’ils s’étaient imposé il y a un an et demi.

    L’Arabie saoudite ayant réduit ses exportations davantage que ce qu’elle avait promis ; la Libye, l’Angola et le Venezuela ayant vu leur production s’effondrer en quelques mois, ce ne sont pas 1,8 million de barils, mais 2,8 millions de barils qui étaient quotidiennement retirés du marché. Le nouvel accord prévoit que les 24 pays respecteront désormais à 100 % l’accord antérieur. Mais sans préciser comment y parvenir. Sinon il aurait été impossible de concilier les positions iranienne et saoudienne...

    Conflit autour des quotas non remplis

    L’Arabie Saoudite comme la Russie d’ailleurs souhaitent une réaffectation des quotas des pays incapables de produire plus à ceux qui le peuvent. L’Iran, qui ne pourra pas en profiter à cause des sanctions américaines, y est farouchement opposé. Ce serait selon Téhéran une infraction à l’accord.

    Le flou ménage tout le monde. Mais il est difficile dans ces conditions de savoir de combien l’OPEP élargie augmentera réellement son offre de pétrole : 1 million de barils, 1 % de l’offre mondiale quotidienne si l’on en croit l’Arabie saoudite, déjà prête à livrer des centaines de millions de barils supplémentaires à elle seule. Ou deux fois moins selon l’Iran.

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