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    Entre la Crimée et la Syrie, le commerce parallèle du blé fleurit

    Moisson d'un champ de blé. Getty Images/Andrey Rudakov/Bloomberg

    La production de blé s'effondre en Syrie. Moins de 600 000 tonnes seront livrées aux entrepôts du régime Assad, contre plusieurs millions de tonnes avant le conflit, selon le ministre syrien du Commerce intérieur. La Syrie doit donc importer du blé dans des proportions grandissantes. Et elle s'approvisionne auprès d'une autre région sous embargo occidental : la Crimée, annexée il y a quatre ans par la Russie.

    Entre la Crimée et la Syrie, c'est un véritable commerce parallèle du blé qui fleurit. La Syrie n'est plus le grenier à blé du Levant qu'elle était avant la guerre, lorsqu'elle en produisait 4 millions de tonnes et qu'elle pouvait en exporter un million et demi de tonnes vers les pays de la région. Avec moins de 600 000 tonnes attendues cette année dans les entrepôts publics, le régime Assad a besoin d'importer des quantités record de blé pour continuer à fournir du pain subventionné aux populations qui lui sont soumises.

    La Russie est son alliée, et elle a de quoi lui fournir du blé, puisqu'elle est le deuxième exportateur mondial. Mais les intermédiaires ne souhaitent pas hypothéquer leurs relations commerciales avec leurs clients du monde entier en fournissant ouvertement la Syrie de Bachar el-Assad, au ban des nations occidentales.

    250 000 tonnes vers la Syrie en six mois

    Alors c'est la Crimée, annexée par Moscou, qui s'en charge. Cette région d'Ukraine n'a rien à perdre à fournir la Syrie, elle est elle-même sous embargo depuis que la Russie en a pris le contrôle en 2014. Depuis son grand port, Sébastopol ne fonctionne plus qu'au tiers de ses capacités.

    Or la Crimée a dans l'intervalle dopé sa production de blé, avec l'aide des céréaliers russes. Et elle cherche des débouchés pour ses grains. La Syrie est le client idéal, elle n'a aucun compte à rendre, et tant pis si elle paie en partie en huile d'olive ou en légumes syriens. La Crimée a ainsi pu exporter plus de 400 000 tonnes de céréales, ont calculé les observateurs du trafic maritime sondés par Reuters. Dont 60% sont allés en Syrie, directement, ou indirectement via le Liban.

    Vers une liaison permanente Sébastopol-Tartous

    Le gouvernement ukrainien se plaint de ce qu'il considère comme une violation des sanctions occidentales. Les autorités de Kiev ont porté l'affaire devant l'Organisation maritime internationale, qui dépend des Nations unies. Cela n'empêche pas les autorités portuaires de Crimée d'annoncer le lancement, pour fin juillet prochain, d'une ligne maritime permanente avec la Syrie.

    Elle reliera Sébastopol à Tartous, le port syrien élu par la marine russe. Puisque ce commerce du blé, et bientôt de matériaux de construction, entre la Crimée et la Syrie a bien sûr le soutien de Moscou.

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