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    Mexique: les piètres performances de l’économie un enjeu de la présidentielle ?

    Premier débat présidentiel 2018 au Mexique. Alfredo ESTRELLA / AFP

    Au Mexique l'élection présidentielle prévue dimanche pourrait donner la victoire au candidat historique de la gauche. L'ancien maire de la capitale, Andrès Manuel Lopez Obrador, surnommé Amlo, apparaît comme le grand favori du scrutin. Avec un programme de lutte radicale contre la corruption et la pauvreté.

    Avec la criminalité ce sont les trois plaies du Mexique. Le président sortant membre du parti historique, le Parti révolutionnaire institutionnel, Enrique Peña Nieto, a été incapable de tenir ses promesses et d'enrayer ces fléaux. Le Mexique est toujours dévasté par la violence des cartels de la drogue, cette campagne a été émaillée par une centaine d'assassinats de candidats, car outre le scrutin présidentiel des milliers d'autres mandats sont remis en jeu. Et surtout les Mexicains ne supportent plus les frustrations économiques. La croissance -de l'ordre de 2% depuis plusieurs années- est trop molle pour augmenter le revenu par habitant. Les inégalités criantes persistent. Les 10% les plus riches captent 35% du revenu national et les 10% les plus pauvres 1,8%. Cette répartition n'a pas bougé depuis le début de la décennie alors que le président sortant s'était engagé à résorber ce grand écart. Une majorité de Mexicains a le sentiment aujourd'hui d'être passée à côté des fruits de l'Alena.

    Pourtant Donald Trump estime que cet accord de libre échange qui inclut aussi le Canada est trop favorable au Mexique

    Et c'est pour cela qu’il l’a dénoncé et qu’il veut le renégocier. L'Alena, entré en vigueur il y a presque 25 ans, a transformé le Mexique en un grand pays exportateur, avec une industrie automobile puissante, mais aussi avec l'essor de l'électronique, de la pharmacie. L'explosion du commerce extérieur, surtout avec les Etats-Unis, a stimulé l'économie. Mais cet accord a aussi détruit une grande partie de l'agriculture mexicaine. Cinq millions de paysans ont perdu leur emploi, ils ont gonflé les rangs des candidats à l'émigration vers le voisin du Nord. Autre conséquence: 40% des besoins alimentaires du Mexique sont aujourd'hui couverts par l'importation, en grande partie en provenance des Etats-Unis. Un talon d'Achille quand le peso flanche face au dollar c'est ce qui se passe en ce moment, cela a contribué à faire flamber les prix. L'inflation est aujourd'hui à 6%, un niveau jugé inquiétant. Le Mexique est donc devenu hyper dépendant de son puissant voisin américain sans parvenir pour autant à faire converger son économie avec celle des Etats-Unis. En termes de PIB l'écart entre les deux pays est toujours aussi grand, de l'ordre de 1 à 5.

    Le Mexique aurait intérêt à sortir de cet accord?

    Le coût immédiat serait assez lourd mais le Mexique pourrait redéployer ses exportations vers d'autres pays, il a signé beaucoup d'accords de libre échange, notamment avec l'Europe. Mais ce n'est pas vraiment le souhait des Mexicains. Même s'ils estiment globalement qu'ils n'ont pas profité de l'ouverture des échanges, une grande majorité d'entre eux est attachée à cet accord, surtout depuis que le président américain a entrepris de le détricoter. Le sort de l'Alena n'est donc pas vraiment d'actualité au Mexique. Le favori Amlo veut certes aider les petits agriculteurs, favoriser le retour à la production nationale. Il dit même préférer l'absence d'accord qu'un mauvais accord. Un discours nationaliste qui flatte l'électeur mais en même temps ses équipes se disent prêtes à retourner au plus vite à la table des négociations en cas de victoire à la présidentielle.

    ►En bref

    Le patron de Danone était hier mardi au Maroc où son lait est boycotté depuis plusieurs mois.

    Emmanuel Faber est venu discuter avec les consommateurs, les épiciers, pour essayer de comprendre ce mouvement, bien sûr dans l'espoir d'y mettre fin. La filiale marocaine du groupe a perdu 13 millions d'euros depuis le début de ce mystérieux boycott. Un défi pour ce patron qui se dit épris de justice sociale.

    La guerre commerciale déclenchée par Donald Trump commence à susciter des réactions ultra défensives en Chine comme aux Etats-Unis

    En Chine, le quotidien du parti communiste estime ce matin que Pékin doit prendre des mesures d'auto-défense en subventionnant les entreprises technologiques affectées par les tensions actuelles, et aux Etats-Unis c'est l'administration Trump qui s'en prend à l'Europe et à ses mesures de représailles. Des mesures injustifiées selon le représentant au Commerce. C'est pourtant bien Donald Trump qui a déclenché les hostilités avec ses taxes sur l'acier et l'aluminium.

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