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    L’Italie veut imposer son tempo à l’Europe

    Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker (à gauche) et le président du Conseil des ministres italien Giuseppe Conte (à droite) à Bruxelles, le 24 juin 2018. REUTERS/Geert Vanden Winjngaert

    Le président Emmanuel Macron espérait enfin lancer le chantier des réformes de la zone euro mais l’irruption d’un gouvernement populiste et eurosceptique en Italie bouleverse ses projets : au sommet européen qui se tient aujourd’hui et demain à Bruxelles, Rome jouera sa propre partition.

    En imposant la question migratoire au menu des discussions, avec la polémique sur l’accueil des passagers de l’Aquarius, Rome a déjà volé la vedette à ce qui devait être le clou de ce sommet : un embryon de réforme de la zone euro. A cette déconvenue pour le président Macron s’en ajoute une deuxième infligée par l’Italie : l’attelage formé par la Ligue et le Mouvement Cinq Etoiles veut rompre avec la ligne bruxello compatible du gouvernement précédent et entend bien défendre sa vision Italo-Italienne, nationaliste, des réformes.

    Giuseppe Conte le président du conseil est-il favorable à la création d’un budget de la zone euro ?

    Mais pas à n’importe quel prix. Le président du conseil a insisté : ce nouveau budget de la zone euro, le premier pilier de la réforme proposée par Emmanuel Macron, doit être un outil de redistribution, de solidarité et non pas un énième moyen de contrôler à distance la politique budgétaire d’un pays en difficulté. De quoi faire sursauter Angela Merkel, car elle a fini par accepter cette idée de budget uniquement parce que son allocation est conditionnée.

    De plus, pour les mêmes raisons, Giuseppe Conte ne veut pas de l’autre pilier de la réforme, le fonds monétaire européen, perçu à Rome comme un instrument non pas de sauvetage, mais d’ingérence dans la politique budgétaire du pays concerné.

    L’Italie a-t-elle le pouvoir de bloquer les réformes ?

    L’Italie seule n’a pas le poids politique suffisant pour en décider, mais son opposition s’ajoute à la bronca d’une douzaine de pays : des pays du nord de l’Europe emmenés par les Pays-Bas qui eux rejettent ces nouveaux mécanismes de redistribution et de solidarité. Le tandem franco-allemand devra donc ferrailler au nord comme au sud pour trouver une majorité sur ces réformes a minima. A Paris, on a déjà acté qu’il faudrait sans doute encore plusieurs mois de discussions à 27 pour trouver un consensus.

    En revanche la crainte de voir l’Italie sortir de la zone euro s’est estompée

    Parce que le ministre des Finances est là pour les rassurer. La nomination de Giovanni Tria a été acceptée par le président Mattarella parce qu’il est connu pour son orthodoxie budgétaire. Et il vient de le prouver. Dans le document publié il y a quelques jours qui fixe les grandes lignes du budget pour les années à venir, figure bien la réduction du déficit budgétaire. Le gouvernement devra maintenant démontrer qu’il peut tenir ses engagements européens alors que la Ligue veut réduire les impôts et le Mouvement Cinq Etoiles veut, lui, augmenter les dépenses. Verdict à l’automne, quand ils devront établir leur premier budget, les marchés comme leurs alliés de la zone euro suivront de près ce premier moment de vérité pour les populistes italiens.


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