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    Mouhamadou Moustapha Cissé, le Monsieur IA de Google

    Denise Epoté. RFI/Pierre René-Worms

    1/Mouhamadou Moustapha Cissé, le Monsieur IA de Google

    ► En haut de votre palmarès aujourd’hui : un jeune Sénégalais. Un docteur en informatique diplômé de l’université Pierre et Marie Curie ici à Paris. Mouhamadou Moustapha Cissé a été nommé à la tête du premier centre africain de recherche en intelligence artificielle. L’établissement doit ouvrir prochainement ses portes à Accra au Ghana. Avec à la manœuvre, un des géants mondiaux de l’internet.

    En 2021, c’est-à-dire demain les dépenses en intelligence artificielle en Afrique se chiffreront à 114 millions de dollars.

    C’est donc maintenant qu’il faut, en collaboration avec les universités et les centres de recherche, formé les jeunes africains sur toutes les applications possibles de l’intelligence artificielle. C’est la mission confiée à Mouhamadou Moustapha Cissé par Google. Après des études en mathématiques puis en physique à l’université Gaston Berger à Saint-Louis au Sénégal puis un doctorat à l’université Pierre et Marie Curie, il est repéré par Facebook. Au sein de l’équipe parisienne, il est chercheur dans le centre dédié à l’intelligence artificielle. Deux ans plus tard, il est débauché par Google. À Accra, Mouhamadou Moustapha Cissé se fixe comme objectif de repousser les limites de l’intelligence artificielle pour relever des défis dans des domaines tels que la santé, l’agriculture, de l’écologie et l’éducation. Et cela grâce au deep learning, une technique qui permet de développer des programmes de reconnaissance vocale et faciale. Accra est la première capitale africaine à accueillir un centre de recherche en intelligence artificielle et la onzième au niveau mondial. Mais le programme Digital Skills for Africa de la firme américaine a déjà permis de former 10 millions d’Africains en compétences digitales.

    Toujours dans le secteur du digital, Assane, on pourrait également citer la Sénégalaise Yacine Barro qui dirige Microsoft Afrique de l’Ouest et centrale.

     

    2/Hommage à Geoffrey Oryema

    ► A présent, un hommage à deux figures exemplaires du continent disparues cette semaine. Des têtes d’affiche culturelles. D’abord, au chanteur et musicien ougandais Geoffrey Oryema. Il s’est éteint à l’âge de 65 ans, le 22 juin à Lorient, en regagne dans l’ouest de la France. II avait choisi de s’exiler dans ce pays après avoir fui en 1977 le sien sous la dictature d’Idi Amine Dada.

    C’est au lendemain de l’assassinat politique de son père le ministre Erinayo Wilson Oryema qu’à 23 ans Geoffrey Oryema décide de quitter l’Ouganda caché dans le coffre d’une voiture pour passer la frontière kenyane. L’acteur de théâtre enregistre son premier album en 1990 après sa rencontre avec Peter Gabriel. De sa première passion, il avait conservé les sons tribaux et les onomatopées qui resteront sa marque de fabrique. Personne n’a oublié Yelélé, générique du Cercle de minuit sur France 2. Mais il y a également eu un duo avec Alain Souchon et des compositions pour musique de films avec Tonton David et Manu Katché. Le trio remportera d’ailleurs en 1996 une victoire de la musique pour la bande originale du film « Un indien dans la ville ». Anglophone de naissance, Geoffrey Oryema chantait aussi bien en français qu’en kiganda et en lingala.

     

    3/Hommage à David Goldblatt

    ► Autre disparu, le grand photographe sud-africain. David Goldblatt, mort ce 25 juin à l’âge de 87 ans à Johanesbourg. Il a porté pendant sept décennies son regard acéré sur l’Afrique du Sud. Le centre Pompidou, le Musée national d’art moderne ici à Paris, a consacré cette année une grande exposition à son œuvre, Denise.

    Pendant 70 ans, David Goldblatt a vu défiler devant son objectif la société sud-africaine. Sans complaisance, il avait su capter et montrer les mutations de la société pendant et après l’apartheid. C’est pourtant sur le tard, à l’âge de 30 ans qu’il devient photographe à plein temps. Jusque là, il était photographe amateur tout en gérant la boutique de vêtements de son père un juif d’origine lituanienne et lettone. Au photojournalisme, il préférait la photo documentaire pour raconter la réalité de son pays natal. Son histoire, sa géographie et sa société. Les Afrikaners à l’origine de l’apartheid, les mines où se côtoyaient sans se voir les directeurs blancs et les ouvriers noirs. Son objectif avait également immortalisé les habitants des townships, et ceux des bantoustans qui vivent au quotidien le cauchemar des transports pour aller travailler à Pretoria la capitale. En 2016, âgé de 85 ans David Goldblatt avait eu la force de filmer le cycle des révoltes à la suite de l’augmentation des taux d’inscription dans les universités. Les étudiants noirs avaient jugé cette mesure discriminatoire car favorisant l’élite au détriment des plus pauvres. La succession et la violence des émeutes avaient fini par faire reculer Jacob Zuma. David Goldblatt a été publié dans les plus grands magazines internationaux. En 1998 il fut le premier photographe sud-africain a être exposé au Moma de New York. La consécration pour un artiste !

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