GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 11 Décembre
Mercredi 12 Décembre
Jeudi 13 Décembre
Vendredi 14 Décembre
Aujourd'hui
Dimanche 16 Décembre
Lundi 17 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Ethiopie: décès de l'ancien président Girma Woldegiorgis deux semaines avant son 95e anniversaire (médias d'Etat)
    • «Gilets jaunes»: l'A6 fermée à la frontière du Rhône par précaution
    • Suivez en direct notre liveblog RFI «"gilets jaunes", acte V: la journée du 15 décembre en continu»

    A la Une: Macron l’Africain

    Emmanuel Macron sera aujourd'hui à Nouakchott, en Mauritanie, pour le 31e sommet de l'Union africaine. REUTERS/Francois Lenoir

    « C’est reparti, s’exclame Libération : ce lundi, Emmanuel Macron retourne, une fois de plus, en Afrique. Pour une tournée de trois jours, qui le conduira d’abord aux confins du Sahara et de l’océan Atlantique : à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, où se tient en ce moment le 31e sommet de l’Union africaine. Puis, dans la foulée, au Nigeria, l’indocile géant anglophone de l’Afrique de l’Ouest. “Nous avons fait le calcul : c’est son dixième déplacement en Afrique, Maghreb compris, en un an. Dix déplacements sur le continent en si peu de temps, c’est un record pour un président français”, constate Friederike Röder, interrogée par Libération, de l’ONG ONE, engagée dans la lutte contre la pauvreté en Afrique. Friederike Röder qui se félicite de ce “signal fort”, tout en soulignant les limites : “affirmer une présence sur le continent, c’est bien pour une première année présidentielle, mais désormais il faut passer à l’action”. »

    En effet, pointe Libération, plusieurs ONG « s’inquiètent du passage au second plan de l’aide au développement », au profit des « questions sécuritaires et migratoires, notamment dans la région du Sahel. Ce lundi à Nouakchott, “il y aura une dimension sécuritaire très forte”, rappelle-t-on à l’Elysée. Sur place, Macron va d’abord tenter de rebooster le G5 Sahel. (…) La semaine dernière, côté français, on évoquait pudiquement la nécessité d’“accompagner une montée en puissance du G5 Sahel”, assurant que, “malgré un processus complexe pour mettre en place les financements, les achats ou les équipements, les tuyaux sont branchés”. Deux jours plus tard, constate Libération, les “tuyaux” ont en réalité pris un sacré coup de chaud. Vendredi, le QG de la force G5 Sahel, installé à Sévaré, au centre du Mali, a été pour la première fois la cible d’une attaque kamikaze à la voiture bélier, faisant trois morts et de nombreux blessés. Le message ne saurait être plus clair, pointe Libération : alors que depuis cinq ans les forces françaises combattent les djihadistes dans le nord du Mali sans normaliser la situation, non seulement le centre du pays est également devenu une zone grise, mais les djihadistes sont capables de viser le QG de ces nouvelles forces africaines censées, un jour encore très hypothétique, prendre la relève de l’armée française sur place. »

    « Kouchner : vous exagérez… »

    On reste en Afrique, avec ces déclarations-choc de Bernard Kouchner ce matin dans La Croix : « l’ex-ministre français des Affaires étrangères estime que la France a “commis une très lourde faute” politique au Rwanda en 1994, les “décideurs français n’ayant pas voulu voir” à l’époque qu’ils “étaient les amis des génocidaires” dans ce pays. C’est l’énorme ambiguïté de la France au Rwanda. (…)

    En avril 1994, relate l’ancien ministre, j’étais, avec quelques amis de Médecins du monde, le seul Français présent pendant le génocide. J’ai appelé François Mitterrand de Kigali pour lui décrire la situation. “Ne croyez pas tout ce qu’on vous raconte, lui ai-je dit. Le FPR n’est pas à la solde des Américains. Ils sont entrés au Rwanda au nom de leurs familles tuées par les Hutus depuis l’indépendance. Ici, nous sommes les amis des bourreaux. Il faut absolument arrêter tout ça”. François Mitterrand m’a répondu : “Kouchner, vous exagérez, allons, je vous connais, vous exagérez”. Tous ceux qui gravitaient autour de lui, les caciques du parti socialiste de l’Élysée, certains ministres de droite, les généraux qui étaient autour du président… l’ont poussé à se tromper de grille de lecture, assure encore Bernard Kouchner. Certains étaient sincères et d’autres cyniques. »

    Contraste…

    A la Une également, Simone Veil au Panthéon… Certains applaudissent, à l’instar de La Charente Libre : « la cérémonie poignante d’hier n’a pas seulement rendu hommage à Simone Veil, elle a allumé en chacun de nous cette petite flamme qui rappelle ce qu’est un pays. »

    « Il est juste qu’elle repose au Panthéon, renchérit Le Courrier Picard. Fidèle depuis son premier engagement, fidèle en amitié jusqu’au pardon de tout, Simone Veil éprouve enfin dans la mort la fidélité que la Nation lui doit. »

    D’autres journaux cependant relèvent une forme de contradiction entre les belles paroles humanistes du discours d’Emmanuel Macron et la triste réalité des migrants… Ainsi pour Libération, « le contraste est saisissant, désespérant même, entre les paroles fortes prononcées dimanche au Panthéon et les âpres tractations de Bruxelles, tandis qu’on apprenait la disparition d’une centaine de passagers d’un canot pneumatique au large des côtes libyennes. »

    « S’ils avaient pu regarder la télévision, sur leurs embarcations de fortune, les migrants auraient trouvé notre République bien séduisante, soupire Le Républicain Lorrain. Et notre Président fort bienveillant dans son remarquable hommage à Simone Veil qui, elle aussi, avait connu les camps de concentration. Doué pour le verbe, Emmanuel Macron fut à la hauteur de ses plus brillants prédécesseurs. Il y avait, en même temps, du De Gaulle et du Mitterrand dans les vibrations de l’éloge. »

    Toutefois, s’interroge Le Républicain Lorrain, « cette éloquence ciselée, trempée dans notre tradition humaniste, avait-elle pour objectif d’occulter la discrétion honteuse dont la France fait preuve lorsqu’il s’agit de prendre sa part dans l’accueil des réfugiés ? »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.