GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 13 Novembre
Jeudi 14 Novembre
Vendredi 15 Novembre
Samedi 16 Novembre
Aujourd'hui
Lundi 18 Novembre
Mardi 19 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Sri Lanka: Rajapakse a été élu président avec 52,25% des voix (résultats officiels)
    • Iran: quarante arrestations lors de manifestations à Yazd contre la hausse du prix de l'essence (agence)
    • Hong Kong: un policier a été blessé à la jambe par une flèche tirée par un manifestant (forces de l'ordre)

    A la Une: nouvelle bravade terroriste au Mali

    Un véhicule blindé de la force Barkhane partiellement en feu après l'attaque perpétrée ce dimanche aux abords de GAO. STRINGER / AFP

    Au moment où s’ouvrait le 31e sommet de l’Union Africaine hier à Nouakchott, un nouvel attentat frappait le Nord du Mali : une embuscade tendue aux soldats de l’opération Barkhane à Gao. Il y aurait, selon un bilan encore provisoire, quatre morts et vingt-trois blessés parmi les civils et quatre soldats français de Barkhane blessés.

    Cet attentat s’ajoute à celui de Sévaré vendredi au quartier général de la force G5 Sahel. Une attaque à la voiture piégée revendiquée, précise Le Républicain à Bamako, par l’alliance djihadiste d’Al-Qaïda dirigée par Iyad Ag Ghali. « Le bilan fait état de 3 morts dont un civil. Des suspects ont été également arrêtés par les forces armées maliennes dont les hélicos ont survolé la ville pendant longtemps. Deux des assaillants sont morts, dont le kamikaze à bord de la voiture piégée. Selon une source sécuritaire, précise encore Le Républicain, les auteurs de l’attaque ont utilisé en plus de la voiture piégée des éléments ayant infiltré le QG pour perpétrer l’attentat. C’est la première attaque contre le G5 Sahel qui regroupe des militaires du Mali, du Burkina Faso, du Niger, de la Mauritanie et du Tchad. »

    Trop de failles dans le G5 Sahel

    Ce regain de violence terroriste au Mali intervient donc au moment même du sommet de l’Union Africaine à Nouakchott. Le Pays à Bamako laisse éclater sa colère : « il est temps que les dirigeants africains comprennent que les sommets aux allures de banquets, organisés pour bien manger, ne résolvent rien des problèmes réels de leur nation. (…) La situation sécuritaire sur le continent est au rouge, s’exclame le quotidien malien. Les terroristes prennent chaque jour davantage le contrôle de nos États. Au Mali, le G5 Sahel a de la peine à entrer en vigueur. Les fonds qui doivent être mobilisés pour cela ne sont pas jusqu’ici disponibles. (…) L’insécurité devient de plus en plus une réalité au Nord comme au Centre du Mali. »

    En effet, complète L’Observateur Paalga à Ouaga, « il y a énormément de failles dans le déploiement de cette force sur le terrain qui exposent les populations civiles. On comprend alors pourquoi le G5 Sahel peine à monter en puissance. Outre les problèmes financiers et logistiques, il y a visiblement des problèmes tactiques et stratégiques. Par ailleurs, poursuit le quotidien burkinabé, quand on sait que les chefs d’Etat de la région ont des divergences d’approche sur le déploiement territorial de cette force, leurs pays n’étant pas affectés avec la même intensité par les attaques terroristes, la France a encore du pain sur la planche au Sahel et pour longtemps. (…) En attendant, conclut L’Observateur Paalga, Al-Qaïda, l’Etat islamique et leurs affidés peuvent terroriser les populations du centre du Mali au nord du Burkina et narguer nos présidents dans leurs interminables conciliabules. »

    Quid de la présidentielle du 29 juillet ?

    Pour l’heure, « le véritable enjeu sécuritaire au Mali est en rapport avec le processus électoral, relève pour sa part Ledjely en Guinée. Devant permettre l’élection d’un nouveau président ou la réélection du président sortant, le scrutin du 29 juillet prochain passe pour la victoire de l’ordre démocratique sur le désordre et la terreur que certains tentent d’imposer au Mali depuis plus de cinq ans. A vrai dire, poursuit Ledjely, la tenue effective du scrutin dans certaines régions du pays relevait déjà d’un défi. Et justement, dans un contexte aussi incertain et un climat sécuritaire aussi précaire, la recrudescence des attentats n’a rien de rassurant. Surtout que, pour faire montre de leur capacité, les auteurs de ces attaques n’ont pas choisi les cibles au hasard. Ils s’en prennent à ceux dont Bamako espère l’appui et le soutien pour réussir l’exercice électoral. Alors même que la campagne électorale démarre samedi prochain. »

    Et Wakat Séra au Burkina, de s’interroger : « quel sera le sort des populations du Sahel que cette force G5 est censée protéger des exactions et des tueries menées par les djihadistes ? En tout cas, la balle, au propre comme au figuré, est dans le camp du G5 Sahel qui, après avoir connu un accouchement difficile, vit des heures chaudes. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.