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    Facebook abandonne son drone Aquila

    Lors d'un vol d’essai du drone Aquila, mis au point par la firme Facebook. ©Mark Zuckerberg/Facebook

    Alors que Google expérimente avec succès ses ballons stratosphériques d’accès Internet, le réseau social Facebook renonce à son drone de connexion Aquila fonctionnant à énergie solaire. Les deux géants du Web partagent cependant toujours le même objectif, celui d’offrir un accès Internet à haut débit aux zones suburbaines et rurales non desservies ou de connecter en urgence les régions qui seraient frappées par des catastrophes naturelles.

    « Des "plus lourds que l’air" pour les connecter tous ! », imaginait il y a 3 ans la firme américaine Facebook en annonçant le lancement de son « Laboratoire de la Connectivité » chargé de tester toutes sortes de technologies pour relier les pays émergents à la Toile. L’une des solutions imaginées était l’emploi d’une flottille de drones fonctionnant à l’énergie solaire, des appareils d’une grande autonomie capables de voler pendant plusieurs mois à très haute altitude.

    Le prototype expérimenté qui répondait au nom d’Aquila ressemblait à une immense aile volante en fibre de carbone aussi large qu’un avion de ligne pour un poids plume d’environ 450 kg. Il devait évoluer en cercle à une altitude de 18 à 27 kilomètres afin de desservir en connexion, une superficie au sol comprise entre 50 et 90 kilomètres de diamètre. Les transmissions de données entre les drones en vols et les stations relais au sol s’effectuaient à l’aide de faisceaux lasers afin de créer le maillage de l’infrastructure réseau. Côté dépense énergétique Aquila consommait l’équivalent de trois sèche-cheveux, soit environ 5 000 watts, lorsque ses quatre moteurs électriques étaient allumés, selon ses concepteurs.

    Le malheur des uns fait le bonheur des autres

    Mais les différents prototypes de ses engins ne semblent pas avoir convaincu les membres de la direction de Facebook. Dans un post sur le blog officiel de la firme, ils annoncent que leurs équipes cesseront de développer le projet et la fermeture de leur centre de recherche à Bridgwater, au Royaume-Uni. Facebook indique dans son message préférer travailler avec des partenaires comme Airbus, plutôt que de réaliser un modèle opérationnel de A à Z.

    Mais cet abandon de projet va faire des heureux en laissant le champ libre à la concurrence, en premier celle de Google avec ses ballons stratosphériques. Son projet « Loon » accumule les succès avec un record de vol de 190 jours accompli fin 2016 et le rétablissement en urgence, après le passage de l’ouragan Maria, de l’accès Internet à l’île de Porto Rico en septembre 2017. Espérons toutefois qu’un jour prochain, les géants du Web mettent plutôt en commun tous leurs projets, au lieu de se livrer sans cesse à une compétition féroce, afin d’offrir rapidement aux 3 milliards d’individus privés des bienfaits de la Toile, en Afrique ou ailleurs, un Web qui tomberait du ciel.

    Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.