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    La fixation des dunes dans la commune de Tchieppe au Sénégal

    Dans le village de Guèthie Serré à 7 kilomètres de Lompoul. © RFI/Sayouba Traoré

    Aujourd’hui, nous allons voir les efforts de fixation des dunes à Keur Samba Laobé, Tébène 1 et Galdamel Amath, trois villages de la commune rurale de Tchieppe, une communauté rurale du Sénégal, située au nord-ouest du pays. Elle fait partie de l'arrondissement de Ndande, du département de Kébémer et de la région Louga.

    Pour comprendre cette question de fixation des dunes, il nous faut d’abord connaître la région. L’économie est essentiellement agricole, alors qu’on accumule les conditions défavorables. D’abord, il y a un bradage des terres aux alentours des grandes villes : dans les régions comme Diourbel, Thiès et Kaolack. Résultat, des milliers d’hectares fertiles partis pour le logement et dans la spéculation foncière. Ensuite, une faible pluviométrie mal répartie dans le temps et dans l’espace. Il y a des problèmes avec les nappes phréatiques, les terres sont pauvres et menacées d’ensablement. Pourtant, il est clair pour tous que si l’on veut atteindre l’objectif de sécurité alimentaire, il faut augmenter la production agricole. Pour l’heure, il est tout simplement question de limiter les dégâts.

    Un autre problème, c’est le déboisement avec toutes ses conséquences négatives. Il faut du bois de chauffe et du bois d’œuvre pour les familles, et à cela ajouter le pâturage aérien, c’est-à-dire les éleveurs qui montent dans les arbres pour couper les branches. Or, un sol nu offre moins de résistance aux érosions de toutes sortes.

    A présent, la fixation des dunes proprement dites avec les différentes techniques. C’est une action longue qui comprend plusieurs phases. Nous allons tenter ici de résumer, pour aller au plus pressé. Il s’agit dans un premier temps de freiner le mouvement du sable en érigeant des palissades de 1 à 1,5 m de hauteur, afin de provoquer à leur niveau une accumulation de sable qui permettra la formation d’une dune artificielle. Ensuite, il faut pérenniser l’action avec des rangées de plantes. La zone menacée par ces avancées des dunes, c’est ce que les spécialistes en agriculture appellent La zone des Niayes, une bande étroite, d'une longueur de 100 à 180 km de Dakar à Saint-Louis et d'une largeur variant entre 25 et 30 km entre la côte Atlantique et l’Autoroute Numéro 1. Cette entreprise de fixation des dunes est donc une vaste opération qui a mobilisé les services des eaux et forêts, Le PADEL/PNDL : c’est-à-dire le Projet d’appui au développement économique local en ancrage au programme national de développement local, l’organisme de Microfinances UM-PAMECAS (Union des Mutuelles du Partenariat pour la Mobilisation de l’Épargne et du Crédit Au Sénégal), l’ONG internationale SOS Sahel, la municipalité de Tchieppe et les communautés villageoises. Aujourd’hui encore, cela semble une affaire sans fin.

    Invité :
    Seydy Masor Fall, technicien des Eaux et Forêts, animateur de l’ONG international SOS Sahel.

    Production : Sayouba Traoré
    Réalisation : Ewa Moszynski


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