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    Algérie (Série 3/3): la diversification de l’économie, tech et start-up

    Amrouche Faouzi (à droite) et son équipe participent à un «hackathon», un concours d’innovation numérique, à Alger le 27 juin 2018. RFI/David Baché

    C'est ce mercredi le dernier épisode de notre série Afrique économie consacrée à l'Algérie et aux tentatives de diversification de l'économie de ce pays encore complètement dépendant des hydrocarbures : 98% des exportations du pays, un tiers de la richesse nationale. L'idée de diversifier l'économie n'est pas nouvelle, mais plusieurs années de crise suite à la chute des cours de l'or il y a quatre ans, ont en quelque sorte révélé à nouveau cette urgence nationale. Pour cela, le pays peut miser sur son agriculture, sur son industrie, vous l'avez entendu dans Afrique économie ces deux derniers jours. Elle peut aussi miser sur les nouvelles technologies et l'éclosion de start-up consacrée au numérique. 

    Circulaire, tout en fenêtres, le hub du parc Dounya, consacré aux nouvelles technologies, domine Alger. À l'intérieur, ils sont 200 étudiants, jeunes experts, à participer à un hackathon : concours organisé par une école d'informatique pour développer des projets d'innovation numérique, sur les objets connectés ou le traitement de données. Parmi les participants, l'équipe d'Amrouche Faouzi.

    « On est en train de développer une solution, pour le supply chain (les chaines d'approvisionnement). Il y a un problème lorsque l'on veut identifier un produit. On ne sait pas si c'est de la contrefaçon ou pas. Donc on va implémenter le block chain du fournisseur initial jusqu'au producteur. Si le projet fonctionne, on peut gagner une incubation, on peut fonder des start-ups, ce qui peut être intéressant pour nous. »

    Ce concours est parrainé par le JIL-FCE, la section « jeunes » de la principale organisation patronale algérienne, qui regroupe près de 1 500 chefs d'entreprise de moins de 40 ans. Mohamed Skander, son président, lui-même entrepreneur dans la finance, est convaincu du vivier que représente la jeunesse entrepreneuriale algérienne, notamment dans les nouvelles technologies. Et de la nécessité de l'aider à surmonter ses difficultés.

    « On a bien sûr des freins sur le financement, la bureaucratie, mais le vrai souci que l'on a identifié. C'est sur la culture d'entreprise, que nos jeunes membres ou même les jeunes entrepreneurs en gêneront. Comprennent leurs marchés, apprennent à lever des fonds, ça prend encore du temps, mais c'est visible. On a plein de jeunes qui commencent à s'intéresser à l'entrepreneuriat, qui commence un projet qui se trompe une fois, se relève, continue. Donc c'est quelque chose qui se diffuse de plus en plus. »

    Partage et guides pratiques

    Le JIL-FCE sensibilise les jeunes entrepreneurs au e-commerce ou à la levée de fonds et met en place des journées de partage avec des patrons confirmés, édite des guides pratiques. Karim Cherfaoui est impliqué dans ces activités. Il sait que ce potentiel peut se concrétiser, très rapidement : il l'a lui-même expérimenté avec son entreprise, Divona, qui propose des services de télécommunications aux professionnels.

    « On existe depuis 2004, nous avons commencé à 5. Aujourd'hui, nous sommes 250 personnes, nous sommes l'un des acteurs majeurs des télécommunications en Algérie, leader dans plusieurs secteurs. Nous avons évolué également vers le financement alternatif pour les projets numériques. Jusqu'à présent, nous nous sommes attelés à connecter des individus ou encore des entreprises entre elles. L'avenir, c'est quand on va connecter également des objets et là le potentiel est multiplié par 10. »

    Les télécoms ont été ouvertes au privé au début des années 2000. Le privé représentait alors moins de la moitié du PIB algérien ; aujourd'hui, il y contribue à plus de 70%.


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