GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 17 Juillet
Mercredi 18 Juillet
Jeudi 19 Juillet
Vendredi 20 Juillet
Aujourd'hui
Dimanche 22 Juillet
Lundi 23 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    A la Une: la vague bleue

    L'entraîneur de l'équipe de France de football (Les Bleus) Didier Deschamps et les joueurs pendant l'entraînement au Stade de Saint-Pétersbourg en Russie, le 9 juillet 2018. REUTERS / Henry Romero

    Ce sera donc la Croatie… France-Croatie en finale du Mondial dimanche. « Une finale inédite qui promet d’être spectaculaire, assure Le Figaro. Dans la lignée de l’ancienne Yougoslavie, la Croatie dispose en effet d’une équipe talentueuse et séduisante capable de poser des problèmes aux Français. Même si ses prestations n’ont pas toujours été convaincantes dans cette Coupe du monde. »

    L’Equipe pèse et soupèse les chances des Bleus… « La chance objective de l’équipe de France se situe, bien sûr, dans l’accumulation de la fatigue de son adversaire, pointe le quotidien sportif : la Croatie vient de disputer trois prolongations et deux séances de tirs au but en trois matches, et elle aura un jour de récupération en moins avant la première finale de son histoire. Malgré tout, il faut résister à la tentation de penser que les Bleus vont ramasser les Croates à la petite cuillère, s’exclame le journal : c’est exactement ce que les Anglais ont pensé pendant une heure, hier, avant que le plus grand rêve de leur vie ne leur échappe. (…) Mais c’est une autre histoire, veut croire L’Equipe ; il y a ce jour de récupération en faveur des Bleus, donc, cette fois, il y a le sentiment de force et de maîtrise qui a traversé leur demi-finale face à la Belgique, et il y a l’idée, surtout, que la France a de bien meilleures réponses au problème croate, des réponses que l’Angleterre a dû continuer de chercher, toute la nuit, à Moscou, au milieu de ses larmes. »

    « Et tout ça, ça fait d’excellents Français… »

    En tout cas, il y a comme un parfum de 98 qui embaume la France en ce mois de juillet ensoleillé…

    Mais le Black-Blanc-Beur n’est plus de mise, estime Libération : « les millions de supporteurs qui ont envahi les rues et les places mardi soir se foutent comme de leurs premiers crampons de l’origine des joueurs de l’équipe de France. Ils agitent des drapeaux tricolores et chantent la Marseillaise dans un patriotisme footballistique spontané et pacifique. Point de Blacks, de Blancs ou de Beurs : des attaquants, des défenseurs, des buteurs et des tacleurs. D’où qu’ils viennent, ceux-là sont les héros d’une saga inoffensive, qui réunit le pays. On pense à la chanson de Maurice Chevalier : « Et tout ça, ça fait d’excellents Français… » qui gagnent les matchs et arrivent en finale. »

    En effet, poursuit Libération, « Umtiti, né à Yaoundé, enfant de la banlieue lyonnaise, ou Mbappé, aux origines camerounaises et algériennes, grandi à Bondy, sont les héros du jour. Mais on n’y pense guère, comme dans un rêve. Délivrez-nous de l’obsession identitaire : c’est peut-être le message de cette Coupe du monde, comme on avait su gré à Macron - ou à Mélenchon - de nous épargner pendant la campagne présidentielle les jérémiades sur l’identité nationale. »

    Respect

    Toujours est-il, note Le Figaro, que « depuis mardi soir, le pays est en liesse. Il y souffle un vent d’espoir qui balaye tout sur son passage. Le temps s’est arrêté: et si le triomphe de 1998 se répétait dimanche, jour de la finale à Moscou ? Les plus jeunes frissonnent à cette idée. Leurs aînés en redemandent, tellement le souvenir est fort, irrésistible, ensorcelant : c’est si beau de gagner… Cette génération-là, à mille lieues de celle des crâneurs qui l'a précédée, suscite la fierté, poursuit Le Figaro. Elle le doit en partie à Didier Deschamps, son entraîneur. Tel un instituteur, ce hussard du ballon rond l’a construite patiemment, formée, éduquée. À l’instar de ce qu’avait réussi Aimé Jacquet, en 1998. Au-delà de ses résultats, une équipe de football touche au but quand elle inspire le respect. Les Bleus d’aujourd’hui ont acquis ce pouvoir-là. C’est pour cela qu’ils enchantent, pour tout un peuple, le début d’été. »

    Place à la jeunesse !

    « Désormais, renchérit Le Parisien, tous les espoirs sont permis pour la jeunesse, depuis le coup de tête, mardi, vers 21 heures, de Samuel Umtiti, qui a mené tout un peuple vers la finale et une première communion sur les Champs-Elysées, les dalles de banlieue, les places de village… Les mômes des cités comme ceux des beaux quartiers rêvent de connaître la même expérience inoubliable que leurs parents et grands-parents il y a deux décennies jour pour jour. Eux n’étaient pas nés quand, ce 12 juillet 1998, les Bleus de Zizou ont décroché leur première étoile. Mais leur heure est enfin venue. »

    Pour le sociologue Michel Wieviorka, interrogé par Le Parisien, « en 1998, l’accent était mis sur la diversité au sein de l’équipe de France. Celle de 2018 donne plutôt l’image d’une équipe jeune, d’un pays qui peut se renouveler, gagner sans avoir besoin de compter sur les vétérans. On la définit par rapport à sa capacité à réussir, à s’imposer. C’est un message important pour la jeunesse qui s’ouvre au monde et vit le temps présent de façon un peu plus optimiste, un peu moins soupçonneuse. »

    Macron prudent…

    En tout cas, relève L’Eclair des Pyrénées, « si l’équipe de France devait renouer avec le succès, les mêmes causes produisant les mêmes effets, le pays connaîtra un regain de moral. (…) Et comme ce fut le cas en 1998, les dirigeants politiques devraient profiter d’un succès de notre équipe nationale. Emmanuel Macron (meilleur connaisseur du football que ne l’était Jacques Chirac) ne manquera pas de bénéficier des retombées d’une victoire dans la plus prestigieuse compétition sportive. »

    Certes, pointent Les Echos, « en fragile équilibre, Emmanuel Macron surfe sur sa vague bleue, sachant qu’elle peut le renverser. Avec le plan pauvreté, il a frôlé la chute. Le dispositif sera présenté sauf si la France va en demi-finale, avaient maladroitement glissé ses troupes. Les pauvres passent donc après le foot, s’était-on étranglé ? Une autre lecture aurait pu être faite : le président n’est donc pas confiant dans le fait que les Bleus puissent se qualifier ? Ce n’a pas été le cas, les nuages sont passés. Il n’empêche, concluent Les Echos, le foot est un sport politique plus dangereux qu’il n’y paraît. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.