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    Pourquoi les rivaux de l’aéronautique serrent les rangs face au risque protectionniste

    Un Airbus A321 à l'aéroport de Paris Charles de Gaulles. REUTERS/Christian Hartmann/File Photo/File Photo

    Au salon aéronautique de Farnborough, la vitrine britannique de cette industrie, les menaces protectionnistes sont prises de plus en plus au sérieux par les dirigeants de Boeing et d’Airbus.

    Dennis Muillenburg, le PDG de Boeing est « préoccupé » par l’escalade de la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump. L’américain profite de l’audience donnée par le rendez-vous de Farnborough pour faire de la pédagogie. « L’aéronautique prospère, a-t-il rappelé, sur le commerce mondial, sur le libre échange et l’ouverture des marchés ». Et Guillaume Faury, le numéro deux de l’avionneur européen enfonce le clou : « la guerre commerciale ne fera aucun gagnant, l’aviation sera toujours internationale. Nous sommes basés aux U.S., en Europe, en Chine ». La Chine qui sera d’ici quatre ans le premier marché de l’aviation commerciale, pas vraiment le pays avec lequel il faut se fâcher.

    Les deux avionneurs épargnés par les décisions de Trump

    La guerre déclenchée par Donald Trump n’a pour le moment aucune incidence sur les affaires des deux industriels. Leurs carnets de commandes sont pleins, 30 milliards de dollars au compteur pour Airbus, 24 pour Boeing. Et sur le front de la guerre commerciale, Américains et Chinois en sont encore au stade des gesticulations dans le domaine aéronautique. Certains composants d’avion font bien partie de la longue liste de produits chinois ciblés par Donald Trump et soumis à de nouvelles taxes depuis le début du mois de juillet. Mais en valeur, c’est négligeable. Pékin a riposté en annonçant des mesures de rétorsion applicable en fonction de la masse à vide des appareils, un critère très flou qui peut ou pas s’appliquer aux Boeing.

    Les industriels en faveur de la mondialisation

    Pour préserver leur pré carré, les deux avionneurs, bien qu’épargnés par les mesures de Trump, se prononcent en faveur de la mondialisation. Airbus et Boeing ne sont pas à une contradiction près. Ils ont tous deux bénéficié du soutien inconditionnel de leurs gouvernements respectifs pour se développer et progressivement dominer le marché. 85 % des avions en circulation sortent de leurs chaines de montage. Ils ont contribué à la globalisation des échanges, et aujourd’hui ils ont besoin de cette mondialisation pour continuer leur trajectoire exponentielle. Là où la croissance est la plus porteuse, en Asie. C’est indispensable pour rester le plus longtemps tous les deux sur leur petit nuage. Car la Chine a d’autres ambitions, construire ses propres avions, elle le fait déjà et elle veut à terme briser le duopole. Défendre le libre échange est donc un moyen de renforcer leur emprise sur le marché, quand il est encore temps.

    Cette guerre sino-américaine, un problème pour Boeing

    Airbus pourrait tirer parti de cette mésentente, c’est la première lecture qui a été faite, un peu vite, par les Européens. Hier, à Farnborough, Airbus a signé avec la compagnie Sichuan Airlines un contrat à 2,8 milliards de dollars, une belle vente, mais on est très loin des 18 milliards annoncés imprudemment par Emmanuel Macron lors de sa visite en Chine. Le Premier ministre n’a pas eu plus de succès en juin, il est rentré bredouille. La Chine se garde bien de tourner le dos à l’avionneur américain, elle a besoin de cette rivalité au sommet, si elle se passe du fournisseur américain, elle perd un moyen de faire pression sur le concurrent européen, pour faire baisser les prix ou pour obtenir des concessions technologiques.

     

    En bref

    Les Etats-Unis saisissent l’organisation mondiale du commerce

    Pour contester les mesures de représailles prises par le Canada, le Mexique, la Turquie et l’Union européenne suite aux surtaxes américaines sur l’aluminium et l’acier. Ce recours étonne : Donald Trump réclame maintenant l’arbitrage de l’organe qu’il a longtemps décrié, qu’il envisage même de quitter.


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