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    A la Une: union de façade en Côte d’Ivoire

    Première réunion du nouveau gouvernement dirigée par le président Ouattara au palais présidentiel, le 11 juillet 2018 à Abidjan. REUTERS/Luc Gnago

    Le regroupement des partis de la majorité présidentielle, le RHDP, Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, s’est transformé hier en un parti politique à part entière, le RHDP unifié, avec à sa tête le président Alassane Ouattara.

    « Comment Houphouët-Boigny a été ressuscité », s’exclame Fraternité Matin. « C’est fait et c’est historique, poursuit le quotidien, proche du pouvoir, le parti unifié est né hier, entre ferveur, retrouvailles et hommage à la mémoire du père fondateur. »

    Fraternité Matin met en avant la main tendue de Ouattara en direction de Bédié : « nous devons rester ensemble, a affirmé le président. Je ne veux pas que le PDCI-RCA, le parti de Bédié, soit cassé. Sa place est au RHDP. »

    L’union formelle entre les deux partis, loin d’être acquise

    Henri Konan Bédié n’était pas présent à la réunion hier. Apparemment, note Jeune Afrique, « le Parti PDCI, principal allié du RDR de Alassane Ouattara, ne s’est pas senti concerné par cette manifestation et Henri Konan Bédié avait prévenu ses militants qu’ils seraient exclus d’office s’ils y participaient. Il a par contre autorisé trois cadres de son parti, Charles Koffi Diby, le président du conseil économique, Patrick Achi, le secrétaire général de la présidence et Siandou Fofana, le ministre du Tourisme et des Loisirs à participer à l’assemblée constitutive du RHDP en qualité de simple observateur. »

    Toutefois, ces derniers jours, des communiqués contradictoires émanant du PDCI ont semé la pagaille au sein du parti. Apparemment, note L’Inter à Abidjan, il y aurait comme un « grand malaise » au sein du parti. Bédié serait en butte à une rébellion interne qui serait, elle, favorable au grand parti unifié voulu par Ouattara.

    Divorce…

    En tout cas, hier, lors de l’assemblée constitutive du nouveau parti à l’hôtel Ivoire, « la salle était plutôt aux couleurs du RDR, relève le site d’information Ivoire Soir, même si certains militants anonymes du PDCI arboraient des tenues à l’effigie de leur parti. En définitive, le nom retenu est donc RHDP unifié, au lieu de RHDP, note encore le site. Cela aura pour mérite de répondre à ceux qui ont critiqué le fait que l’on ne saurait constituer un groupement déjà constitué. Le RHDP unifié est de ce fait différent du RHDP. Et ce RHDP unifié ne comprend pas le PDCI, remarque Ivoire Soir. En tout cas, pas pour l’heure. »

    En fait, pointe Le Pays à Ouagadougou, « le divorce semble désormais consommé entre le président ADO et son aîné Bédié qui, depuis peu, ne parlent plus le même langage. Avant, ils dormaient sur la même natte sans pour autant faire les mêmes rêves. Mais les choses ont pris une autre tournure (…). Et à l’allure où vont les choses, il n’est pas exclu que le PDCI soit amené, à son corps défendant, à pactiser avec le FPI (le Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo) pour faire obstacle à ADO dans sa quête d’un troisième mandat. »

    Le « gbangban » ?

    « Quoi qu’il en soit, relève pour sa part le quotidien Aujourd’hui, toujours à Ouaga, le choix de Alassane Ouattara est clair.

    Il apparaît de plus en plus évident qu’il a son candidat tout choisi pour 2020. Est-ce lui-même, s’interroge le journal, ou bien un dauphin encore caché sous sa redingote ? Henry Konan Bédié peut être certain qu’il ne viendra pas de son camp. »

    Dès lors, paradoxe, souligne Aujourd’hui : avec la création de ce parti unifié, « les conditions sont en train d’être créées pour un “gbangban”, une bagarre fratricide, comme le diraient les Ivoiriens, qui risque de durer jusqu’en 2020. Une tambouille dont nul ne sait qui en sortira vainqueur. Seule certitude, chacun des caïmans de la Lagune Ebrié, y laissera des écailles. Tout indique que l’après-Ouattara est lourd de tous les dangers. »

    Et le quotidien ouagalais de s’interroger : « comment Soro et Bédié vont-ils réagir pendant cette traversée ? Est-il possible qu’un “troisième larron” débouche de nulle part (mais pas trop loin de l’opposition divisée) pour ravir la vedette aux frères querelleurs et de s’emparer de ce pouvoir suprême dans deux ans ? Rien n’est à exclure, conclut Aujourd’hui, dans cette Côte d’Ivoire où même lorsqu’on essaye d’avancer masqué, on est… démasqué. Il reste deux ans pour écrire toutes les lignes de ce scénario politique. »

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