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    A la Une: à quoi joue Donald Trump?

    Le président des Etats-Unis Donald Trump à la Maison Blanche le 17 juillet 2018. REUTERS/Leah Millis

    C’est la question à laquelle les journaux tentent de répondre ce matin après le périple européen du président américain. Il y a eu d’abord la volée de bois vert administrée à ses alliés de l’Otan et de l’Union européenne, et puis il y a eu cette incroyable séquence de lundi à Helsinki en Finlande, lors du premier sommet entre Poutine et Trump.

    En effet, rappelle Libération, le président américain « a déclenché une tempête en refusant de reconnaître - et donc de condamner - l’ingérence russe dans l’élection américaine de 2016. Désavouant ainsi ses propres services de renseignement, qui ont maintes fois conclu le contraire, et dont l’enquête a débouché vendredi dernier sur l’inculpation de douze agents russes. Ses propos - "Le président Poutine vient de dire que ce n’était pas la Russie […]. Je ne vois pas pourquoi cela le serait" - ont suscité aux Etats-Unis une avalanche de condamnations, y compris chez des républicains d’ordinaire conciliants avec le milliardaire. Face à ce tollé inédit, Trump, de retour à Washington, a finalement fait volte-face hier mardi, assurant s’être mal exprimé, et n’avoir en fait aucune raison de douter des conclusions de ses services sur la responsabilité de la Russie. »

    Proximité idéologique ?

    « Avec Donald Trump, il ne faut chercher ni logique ni cohérence, soupirent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, c’est peine perdue. Depuis son élection, il navigue à vue, au gré de ses humeurs, de ses intérêts ou de ce qu’il croit savoir de la situation. Ce n’est hélas pas nouveau, c’est même là sa nature profonde. Son rétropédalage pathétique d’hier soir au sujet de l’ingérence de la Russie dans la dernière campagne électorale américaine n’est qu'une preuve (accablante) de plus de la vacuité de sa présidence. »

    Ce qui est préoccupant, souligne Ouest France, « c’est la proximité idéologique entre Poutine et Trump. Depuis 1945, la sécurité nationale américaine a toujours reposé sur certaines certitudes. La collaboration atlantique, le soutien à la construction européenne, la défense des valeurs démocratiques. Avec Trump, l’Amérique tourne le dos à ces traditions. Au-delà des aspects puérils, farfelus et préoccupants, une nouvelle doctrine semble pointer. Parfaitement compatible avec la vision autocratique de Poutine. »

    Et ce qui est particulièrement inquiétant, précise Libération, c’est que le « Yalta bouffon (auquel on a assisté à Helsinki) entre un bloc de glace et un feu follet a évidemment une cible : l’Union européenne, constituée à l’origine avec la faveur américaine pour faire pièce aux ambitions russes et qui se retrouve maintenant prise entre deux feux, à l’est et à l’ouest. On dit souvent que seul un ennemi extérieur permet de coaliser des nations aux intérêts différents. L’Europe en a maintenant deux : à elle d’en tirer les leçons. »

    Trois explications…

    Le Figaro tente de comprendre l’attitude du président américain…

    « Trois explications du "mystère d’Helsinki" émergent, pointe le journal. La première, revendiquée à demi-mot par nombre de leaders démocrates et même républicains, est une explication carrément complotiste. Elle présuppose que Donald Trump a été "ferré" depuis longtemps par les services secrets russes et que ces derniers auraient finalement fini par le propulser au sommet du pouvoir américain, au terme d’une magnifique opération de déstabilisation. Une variante de cette hypothèse est que Trump a été compromis lors de son voyage russe de 2013 et que Moscou "le tient". Deuxième hypothèse, sans doute plus crédible, avance Le Figaro : celle de l’obsession de la légitimité chez un président en divorce total avec le système politique qu’il est censé présider. Parce qu’il a le sentiment que toute la machine d’État - ce fameux État profond qu’il déteste - est contre lui et que son élection est constamment en question, Trump semble incapable d’accepter l’idée qu’une immixtion russe ait pu faciliter sa victoire. Son insécurité est telle qu’il préfère croire aux "contes" politiques de Poutine plutôt que de reconnaître les conclusions de ses services sur les attaques russes contre la démocratie américaine. Un scénario qui aurait été facilité par son ego surdimensionné, face à un ancien espion du KGB ultra-expérimenté. »

    Enfin, « à ces versions peut s’en ajouter une troisième, relève Le Figaro. Celle d’un plan de Trump en direction de la Russie, pour la rallier à l’Amérique, sur des dossiers clé comme la Corée, la Chine ou l’Iran, en dépit des divergences idéologiques et des conseils quasi unanimes des experts (que Trump a toujours méprisés). »

    Macron davantage à l’écoute ?

    A la Une également, après la parenthèse du Mondial, retour aux affaires pour Emmanuel Macron… Avec les gros dossiers de l’assurance chômage et des retraites.

    « Macron sait que son image de "président des riches" et son déficit social ne seront pas effacés par un coup d’éponge magique par le résultat des Bleus à Moscou. Il n’y a pas eu d’effet Mondial sur la popularité d’Emmanuel Macron, encore jugé négativement par six Français sur dix. Avec l’assurance chômage et les retraites, les réformes à l’ordre du jour de la rentrée et de l’année prochaine seront tout aussi délicates à mener sans conflits durables que celle du code du travail ou de la SNCF. »

    Pour autant, la première réunion avec les partenaires sociaux a été positive hier… « Didier Deschamps aurait-il soufflé quelques bons conseils à Emmanuel Macron sur l’art et la manière de motiver les équipes ?, s’interroge Le Républicain Lorrain. Le surprenant optimisme des responsables patronaux et syndicaux hier, à la sortie de leur grand-messe à l’Élysée, pourrait laisser croire à un avant et un après. Avant la Coupe, le Président faisait, à coups d’ordonnances, des confettis avec le Code du travail. Après, il annonce du dialogue, peut-être même de l’écoute, en tout cas une considération nouvelle pour ces "corps intermédiaires" dont il semble découvrir l’existence. »

    En fait, estime L’Humanité, le président n’a pas le choix : « étiqueté "président des riches", Emmanuel Macron a besoin de se montrer davantage à l’écoute des attentes de la société, laquelle ne se résume pas aux "premiers de cordée". Quitte à rétablir les syndicats, qu’il s'était efforcé de délégitimer, dans leur rang d’acteurs incontournables de la vie sociale. »

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