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    A la Une: les Bleus sont français!

    Antoine Griezmann, Paul Pogba et Kylian Mbappe arborent fièrement la deuxième étoile de champions du monde sur le maillot de l’équipe de France au stade Luzhniki à Moscou en Russie, le 15 juillet 2018. REUTERS/Kai Pfaffenbach

    Cela peut paraître une évidence, l’équipe qui a remporté le Mondial est bien l’équipe de France, mais la mise au point de certaines personnalités, sportives ou autres, a été apparemment nécessaire… En effet, depuis ces derniers jours, certains commentaires, articles de presse en Europe de l’Est ou en Italie, sketches télévisés aux Etats-Unis, ou encore des tweets, insistent lourdement sur les origines africaines, entre autres, de l’équipe de France.

    Le quotidien L’Equipe ce matin donne plusieurs exemples, notamment ce tweet qui accole à chacun des Bleus un drapeau de son pays d’origine ou supposé l’être.

    « Dans un message en réponse, pointe le quotidien sportif, Benjamin Mendy, le défenseur de Manchester City sacré dimanche à Moscou avec les Bleus, a repris cette liste en accolant à tous les joueurs le drapeau français, tweet qu’il a terminé par la mention "réparé" et une émoticône souriante. »

    Autre exemple donné par L’Equipe, ce sketch aux Etats-Unis : « dans cette séquence, le présentateur du Daily Show, Trevor Noah, s’exclame : "Je suis tellement heureux ! L’Afrique a gagné la Coupe du monde !". Et ajoute, tout sourire : "La France est devenue l’équipe de rechange de l’Afrique, une fois le Nigeria et le Sénégal éliminés". »

    Aussitôt, réaction indignée de plusieurs basketteurs français qui vivent aux Etats-Unis, dont celle de Nicolas Batum, l’une des stars de la NBA : « Oui, j’ai un père et un nom camerounais, dit-il, mais nous tous, on joue et on se bat pour la France car nous sommes nés ici, avons grandi ici, avons appris notre sport en France, avons la fierté d’avoir la nationalité Française. » Et Nicolas Batum de conclure : « les gens qui disent "bravo Africa pour votre victoire", allez tous vous faire foutre ! »

    Contre-pied au discours identitaire

    Interrogé par L’Equipe, le géo-politologue Jean-Baptiste Guégan, donne raison à ces sportifs pour le moins agacés… « La réponse géniale de Benjamin Mendy au tweet sur les origines africaines des joueurs est un parfait contre-pied, dit-il, au discours identitaire issu de l’extrême-droite, un tacle à l’"essentialisation" qui voudrait les renvoyer exclusivement à leurs origines ou à celles de leurs parents. Avec ses petits drapeaux tricolores, poursuit le géo-politologue Jean-Baptiste Guégan, Mendy montre bien que la génération 2018 n’est plus celle de 1998. On est passé d’un discours naïf et très idéaliste de la France "black, blanc, beur" à un discours réaliste où la France diverse s’accepte comme telle. »

    Le Midi Libre s’emporte : « quand le patriotisme verse dans le nationalisme, c’est tout juste détestable. Les commentaires venant d’Italie, de Belgique (ou d’ailleurs) stigmatisant les (soi-disant) déséquilibres raciaux de notre équipe championne du Monde donnent la nausée. Derrière un titre, il faudrait désormais voir une origine ? Il serait bien de respecter un quota racial selon certains ? Mais quelle drôle de façon de voir l’être humain pour le ranger ainsi dans une case génétique. »

    Le patriotisme n’a pas de couleurs

    L’Est Républicain complète ce propos : « vingt ans plus tard, le multiculturalisme des Bleus n’est plus un sujet en France. Même les petits boutiquiers de la peur électorale ont tiré le rideau. Jamais les joueurs comme les supporters de toutes origines n’ont à ce point déclamé notre hymne, brandi le drapeau tricolore et célébré la République. Des dizaines de millions de Français se retrouvent dans cette équipe qui vient aussi de quartiers populaires. Ils ont fait rêver le pays, mais qui rêve aujourd’hui en noir et blanc ? Le patriotisme et l’amour du maillot, ici bleu et parfois blanc, n’ont pas de couleurs. Barack Obama, qui célébrait la Nation arc-en-ciel de Nelson Mandela en Afrique du Sud, rappelle L’Est Républicain, Barack Obama s’en est même mêlé par cette formule : "une société se bâtit sur tous les talents et les énergies. Vous en doutez ? Demandez à l’équipe de France. Ces mecs-là ne ressemblent pas à des Gaulois et pourtant, ils sont Français !" »

    Tour de France : ça va monter !

    A la Une également, le Tour de France… avec la montée mythique de l’Alpe-d’Huez ce jeudi.

    « L'Alpe-d'Huez, la pièce montée qui embrase le Tour de France », s’exclame Le Figaro. « La station du massif de l'Oisans et ses 21 lacets de légende accueillent une arrivée de la Grande Boucle pour la trentième fois. Pour un succès populaire jamais démenti depuis la première ascension, en 1952. […] L’Alpe-d'Huez. Le nom claque, invite au voyage, donne le vertige. Un conte d’été sur la route du Tour. À la fois camping sauvage, festival de musique, "rêve partie" aux codes assumés, amusés. Emblème de la Grande Boucle, "l’Alpe" et ses lacets se visitent comme un monument, s’escaladent, se partagent et se servent brûlants, passion contagieuse durant quelques heures au cœur de l’été. »

    Un chiffre à retenir : « 37 minutes et 35 secondes… C’est, nous rappelle L’Equipe, le temps record pour l’ascension des 21 virages de l’Alpe-d’Huez dans le Tour. Il a été établi par l’Italien Marco Pantani lors de sa victoire en 1997. »

    Enfin, Libération s’intéresse à un autre col mythique qui sera escaladé ce jeudi par les coureurs du Tour : le col de la Madeleine… Et déjà, depuis des jours, ils sont des milliers à camper le long des quelque 25 km de cette montée. « Le col de la Madeleine : un morceau d’Alpes à 2.000 mètres, relate l’envoyé spécial de Libération, […] l’on s’est perché un après-midi, l’avant-veille du passage des coureurs - des touristes venus de toute l’Europe patientent au frais depuis des jours. [...] Hier soir, les gendarmes ont fermé l’accès du col. Et les gens déjà sur place cherchent la bonne émotion à exprimer : compatir pour ceux qui resteront en bas ou se réjouir d’avoir son camping-car au paradis. »

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