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    A la Une: Mandela toujours là

    Portrait de Nelson Mandela dressé sous le chapiteau accueillant la cérémonie de ses funérailles à Qunu, le 15 décembre 2013. REUTERS/Odd Andersen

    Nelson Mandela aurait eu 100 ans hier. Ce centenaire de la naissance du leader sud-africain a été célébré dans de nombreux pays du continent. En premier lieu, en Afrique du Sud, bien évidemment, avec toute une série d’hommages et d’innombrables témoignages et point de vue publiés dans la presse. Parmi bien d’autres, donc, cette tribune du petit-fils de Nelson Mandela, Mandla Mandela, accessible par le portail IOL, Independant On Line, qui regroupe plusieurs grands quotidiens du pays : « nous nous engageons, écrit-il, à ne pas nous éloigner de la vie et de l’héritage de mon grand-père. Notre mission est de travailler avec tous ceux qui sont résolus à bâtir une Afrique du Sud meilleure, l’Afrique de nos rêves et un monde dans lequel tous vivraient en paix, sans pauvreté et sans souffrance. Le président Mandela a consacré sa vie à cette cause. Nous, nos enfants, leurs enfants et chaque génération de Mandela, continuerons à œuvrer pour la réalisation de cet objectif. Puisse la vie, l’héritage et la lignée de Mandela vivre éternellement. »

    Autre tribune publiée par IOL, celle du travailleur social Kabelo Chabalala, fondateur et président du Mouvement des jeunes hommes : « Le Mandela Day, écrit-il, est un jour qui ranime l’espoir chez un jeune leader comme moi qui milite pour la justice sociale. […] Cette journée doit être celle du don. […] Bien que les chaînes de Robben Island aient été brisées, de nombreux Sud-Africains restent enchaînés dans une pauvreté abjecte », dénonce Kabelo Chabalala. « En ce jour, conclut-il, puissions-nous donner 100 minutes de notre temps pour une bonne cause, puissions-nous offrir 100 paires de chaussures aux plus nécessiteux ou effectuer 100 bonnes actions. Puissions-nous vraiment prendre sur nous d’essayer de faire de chaque jour un Mandela Day. »

    Une nation à deux visages

    En effet, constate L’Observateur Paalga au Burkina, l’Afrique du Sud a encore un long chemin à parcourir… « Pendant que ce qui est censé être la Nation arc-en-ciel fête les cent ans du grand homme, force est de constater que Blancs, Noirs et Indiens se côtoient sans vraiment se fréquenter et que le racisme n’a pas totalement disparu du paysage sud-africain. Et surtout, les inégalités sociales sont toujours aussi criantes entre la minorité blanche et l’écrasante majorité noire. Pire, les nouveaux dirigeants noirs du pays n’ont pas toujours été à la hauteur après Mandela, s’enlisant dans la corruption et la prévarication, au point que les deux successeurs, Thabo MBeki et Jacob Zuma, n’ont pu terminer leur second mandat. C’est donc plus que jamais une Afrique du Sud à la croisée des chemins qui noie ses misères dans les effusions populaires du Mandela Day. »

    En effet, renchérit Ledjely en Guinée, « en dépit de toute la volonté dont était animé Mandela et de toute l’énergie qu’il a déployée pour traduire cette volonté en actes, l’Afrique du Sud demeure toujours une nation à deux visages. »

    Inégalités abyssales

    C’est vrai, constate Le Monde Afrique, « la nouvelle génération, celle des “born free”, les “nés libres”, qui sont nés dans les années 90, à la fin du régime de l’apartheid, cette nouvelle génération est en proie au doute […]. “Née libre, le suis-je vraiment ?” », s’interroge une jeune fille interrogée par Le Monde Afrique. « “On nous répète tout le temps qu’on est libres, mais nos actions sont limitées, la société nous limite, on est contraints, confinés” », explique-t-elle. « “Ce qu’on a obtenu, c’est ‘un homme, une voix’ et c’est tout” », enchérit un jeune homme. « “Au niveau économique, c’est zéro”. »

    Autre témoignage cité par Le Monde Afrique, celui de cette étudiante de 28 ans : « la négociation que Mandela a eue avec les Blancs sur l’économie n’a aucun sens. Comment est-il possible qu’une minorité conserve l’économie sans la partager ? », s’indigne-t-elle.

    « Ces jeunes, précise Le Monde Afrique, font référence aux inégalités abyssales qui subsistent entre la majorité noire et la minorité blanche, alors que le salaire mensuel médian est de 10 000 rands (648 euros) pour les Blancs et de 2 800 rands (180 euros) pour les Noirs. D’après la Banque mondiale, cette année, l’Afrique du Sud a remporté le titre de pays le plus inégalitaire au monde. »

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