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    Theresa May, l’Irlande du Nord et le Brexit: quel est l’enjeu?

    La Première ministre britannique, Theresa May lors de son discours à Belfast, en Irlande du Nord, le 20 juillet 2018. ©Charles McQuillan/Reuters

    Comme chaque vendredi, nous retrouvons la chronique de Bruno Daroux, Le Monde en Questions. Revenons cette semaine sur le déplacement que la Première Ministre britannique, Theresa May vient d’effectuer en Irlande du Nord. Et la question que l »on se pose est la suivante : « Pourquoi ce déplacement de Madame May à Belfast est-il important pour les négociations sur le Brexit ? »

    Et bien essentiellement parce que l’Irlande du Nord représente un point de blocage important dans les négociations actuelles sur le Brexit entre Londres et l’Union européenne.

    Ce qui coince, c’est le type de frontières qui devra séparer la province britannique de l’Irlande du Nord, et la République d’Irlande, membre de l’Union européenne. Deux territoires sur une même île – pas facile.

    Plusieurs scénarios sont envisagés : une frontière fermée, avec contrôles, droits de douane, et donc une circulation des biens et des personnes bien plus compliquée qu’aujourd’hui.

    Ou une frontière ouverte, qui conserve la fluidité des échanges actuels. Mais dans quel cadre concrètement ? Si la frontière reste ouverte, est-ce que ce sera pour une libre circulation des biens, mais pas des personnes, comme le prévoit le livre Blanc sur le Brexit que Theresa May a élaboré dans la douleur, il y a deux semaines ? Et L’Union européenne peut-elle accepter ce système ? Pas gagné pour l’instant.

    Autre option dans le cas d’une frontière ouverte : que l’Irlande du Nord, à la différence du reste du Royaume-Uni, reste dans l’Union douanière européenne et dans le marché unique avec libre circulation des biens et des personnes. L’Union européenne est favorable à cette solution, mais pas Londres.

    Les deux parties étudient aussi une zone douanière conjointe.

    En tout cas, les négociations viennent de reprendre : le nouveau ministre en charge du Brexit, Dominic Raab veut intensifier les négociations avec Bruxelles, ce sur quoi Michel Barnier, le « Monsieur Brexit de l’Union », est d’accord. Mais il fait remarquer que Madame May a mis beaucoup de temps à publier son livre Blanc, qu’il faut maintenant négocier les propositions de Londres sur sa sortie de l’Union, que certains points font problème – et notamment celui de la frontière de l’Irlande du Nord.

    Or, le temps presse: il faudrait que tout soit bouclé dans 12 semaines, pour le sommet européen du 18 octobre – histoire de laisser le temps aux parlements européen et britannique de ratifier chacun de son côté le texte de l’accord, pour qu’il entre en vigueur le 29 mars 2019.
    Faute d’accord – car cette hypothèse est sérieusement envisagée, les deux parties préparent aussi un divorce brutal, ce qui aurait de nombreuses conséquences négatives, notamment sur le plan économique.
    Pour éviter une séparation aussi dommageable, de plus en plus de voix au Royaume-Uni réclament l’organisation d’un second référendum pour savoir si le pays reste ou pas dans l’Union européenne.

    Autre scénario brandi par Theresa May pour contraindre les députés de sa majorité à avaliser son Livre Blanc : l’organisation d’élections générales anticipées. Ambiance fébrile on le voit. Le Brexit reste pour l’instant une odyssée vers l’inconnu, d’abord et y compris pour les principaux concernés, le Royaume-Uni d’abord, mais aussi l’Union européenne.


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