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    A la Une: «l’affaire Benalla», une affaire d’Etat

    Le président français Emmanuel Macron, accompagné d'Alexandre Benalla, assistant présidentiel. Le président Macron porte une raquette alors qu'il quitte son domicile pour jouer au tennis au Touquet, France, le 17 juin 2017. REUTERS/Philippe Wojazer

    En moins de 24 heures, rebondissements aidant, la presse, qui hésitait hier encore sur l’ampleur de cette affaire, n’a plus guère de doute ce matin : c’est bien à une affaire d’Etat qu’il nous est, en effet, donné d’assister désormais. Que dis-je une affaire ? Un scandale !

    « La Macronie bascule dans un scandale d’Etat, admet ainsi Libération », qui estime que « l’affaire Benalla a changé de dimension ». Pour Emmanuel Macron, en tout cas, « c’est sa plus grave crise depuis son élection », estime ce journal.

    Au sujet d’Alexandre Benalla, l’homme par qui le scandale arrive, Libé affirme que le ministère de l'Intérieur a « refusé à plusieurs reprises de lui accorder un permis de port d’arme ».

    Libération publie des photos qui « contredisent totalement les déclarations élyséennes ». Prises lors du défilé du 14-Juillet, elles montrent Alexandre Benalla « s’activer au côté d’Emmanuel Macron ». Des clichés « qui ne laissent guère d’ambiguïté sur le rôle du conseiller dans le dispositif de sécurité du chef de l’Etat ce jour-là. Très loin, donc, de la version officielle », souligne Libé.

    De son côté, le journal Le Monde révèle que, le 9 juillet, Alexandre Benalla avait « pris ses quartiers au 11, quai Branly, dans une dépendance de l’Elysée ». « Ironie de l’histoire, remarque Libération, c’est aussi à cette adresse que François Mitterrand avait discrètement installé sa famille cachée au cours de ses deux septennats ».

    Le journal Le Parisien révèle de son côté qu’en tant que chargé de mission à l’Elysée, « le traitement mensuel d’Alexandre Benalla avoisinait par ailleurs les 10 000 euros brut » et que ce garde du corps du président de la République « disposait aussi d’une voiture de fonction, une Renault Talisman équipée d’une sirène à deux tons, pour ses déplacements professionnels ».

    Affaire Benalla : les tontons flingueurs

    D’autres révélations encore ce matin, avec, notamment, un second personnage est apparu hier dans cette affaire, un certain Vincent Crase. Gardé à vue comme Benalla, ce gendarme réserviste « illustre (…) lui aussi les folles dérives de la présidence de la République où il officiait également », énonce encore Libération.

    Lui aussi a été filmé le 1er-Mai aux côtés d’Alexandre Benalla en train de s’en prendre à des manifestants. Lui aussi « portait une arme à la ceinture ». Information corroborée ce matin par Le Parisien. Lequel journal affirme que le « compère » d’Alexandre Benalla, Vincent Crase, « semble pourtant porter une arme sur les vidéos du 1er-Mai… »

    Or, souligne Libé, Vincent Crase « ne dispose pourtant d’aucun permis de port d’arme », et sa présence au sein du dispositif de sécurité du 1er-Mai « n’avait pas été déclarée à la direction de la préfecture de police de Paris ».

    Selon Le Parisien, « le préfet de police a finalement décidé vendredi de (…) retirer son sésame » à Alexandre Benalla, c’est-à-dire son port d’arme. N’en jetez plus…

    Résultat provisoire de cette affaire, « la souris accouche d’une montagne, formule Libé. Ce qui paraissait au départ n’être qu’une affaire subalterne se change en affaire d’Etat ».

    Et Libé le prédit, « l’affaire, en tout cas, pourrait bien marquer le quinquennat (…) Peu à peu, les Français, séduits par un jeune homme audacieux, optimiste, cultivé, qui parle cash et incarne la fonction, se demandent qui ils ont vraiment élu. »

    Et puis, autre révélation du journal Le Parisien, Alexandre Benalla « a été aperçu mercredi soir en train de récupérer un CD-ROM contenant les fameuses vidéos, dans un bar du VIIIe arrondissement de Paris ».

    « Benalla comptait, semble-t-il, s’en servir pour préparer sa défense », explique Le Parisien. Lequel quotidien souligne que la transmission de telles images de vidéosurveillance « est répréhensible pénalement ».

    Affaire Benalla : Wauquiez dégaine

    Parmi toutes les réactions à cette affaire, une se détache ce matin, celle de Laurent Wauquiez. Le président du parti de droite Les Républicains dénonce dans Le Figaro le silence du président Macron, silence dans lequel, selon lui, se mêle « de la morgue et du mépris ».

    Pour Laurent Wauquiez, « cette République soi-disant irréprochable cachait une République de nervis (…) Les Français comprennent que (…) derrière le décor de théâtre de la Macronie, il y a de sombres coulisses », dit-il au Figaro.

    Lequel quotidien conservateur enjoint le président de la République à sortir de son silence, en s’adressant « directement aux Français pour montrer que l'on a pris la mesure de cette faute et que ceux qui en sont coupables subiront des sanctions exemplaires ».

    Affaire Benalla : flics ou voyous

    Et dans le reste de la presse française, les commentaires sont à l’unisson et tombent ce matin en avalanche. Pour Ouest-France, pas de doute, « l'affaire est grave (et) rappelle les mœurs des républiques bananières » !

    Selon Le Midi Libre, « Alexandre Benalla est bien plus qu'un caillou dans la chaussure d'Emmanuel Macron. C'est désormais son talon d'Achille. »

    Le journal La Presse de La Manche n’écrit pas autre chose en soulignant que « ce qui frappe, d'ailleurs, dans la situation présente avec le caillou Benalla dans la chaussure d'Emmanuel Macron, c'est la difficulté accrue qu'il y aura à mener à bien les grandes réformes ».

    « La République est en danger », claironne La Charente Libre ! « Hier, le président se félicitait de voir les Français reprendre confiance en eux grâce au succès des Bleus, énonce Le Républicain Lorrain. Aujourd'hui, la question se pose de savoir s'ils auront encore confiance en lui. »

    Sentiment que L'Eclair des Pyrénées traduit ce matin à sa manière et que l’on citera en guise de conclusion provisoire de cette affaire :

    « L'improbable, l'incroyable victoire de ce très jeune homme (Emmanuel Macron), puis les succès qu'il a remportés tant sur le plan international que sur le plan intérieur, ont pu donner à ceux qui l'entourent le sentiment que rien ne pouvait lui résister, et qu'eux-mêmes, ceux qu'il avait choisis, bénéficiaient par ricochet de la même suprématie. Et de la suprématie à l'impunité supposée, il n'y a qu'un pas », soupire, comme à la conclusion d’une fable, L'Eclair des Pyrénées… à ceci près que ce qui vient de précéder est tout…sauf une fable.

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