GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 15 Octobre
Mardi 16 Octobre
Mercredi 17 Octobre
Jeudi 18 Octobre
Aujourd'hui
Samedi 20 Octobre
Dimanche 21 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Lancement du Mécanisme incitatif de financement agricole au Togo (MIFA)

    Entrée des locaux du MIFA, au Togo. © RFI/Sylvie Koffi

    Les 23, 24 et 25 juin 2018, les autorités togolaises ont procédé à Lomé au lancement du Mécanisme Incitatif de financement agricole, en abrégé MIFA. C’est le Nigeria qui a donné le ton en 2011, avec le NIRSAL. L’idée de base, dans cette affaire, c’est que le secteur agricole togolais représente 38% du PIB. Deuxième donnée importante, le Togo peut augmenter la production, la diversifier et la rentabiliser. Mais ce qui bloque, c’est le financement. Du reste, le problème n’est pas propre à ce seul pays. Le gouvernement n’a pas toujours le budget pour tout faire, les pouvoirs locaux comme les municipalités ne disposent pas de la force financière nécessaire, et les agriculteurs manquent de tout. Il se trouve que dans les villages, on ne sait pas comment fonctionne une institution financière, et les banquiers ne savent pas comment parler aux producteurs. Et l’agriculture est un secteur à haut risque.

    Voilà posé le plus gros du problème. Le monde agricole en Afrique est constitué en majorité de petits exploitants, qui ont encore d’énormes difficultés à accéder à la formation, à l’encadrement technique adéquat, aux ressources productives (foncier, irrigation, mécanisation, intrants et financements), à la transformation des produits et aux marchés. Ceci rend le secteur agricole structurellement sensible à différents chocs, notamment ceux liés aux changements climatiques. Entre les financeurs et ce monde agricole, il faut nécessairement l’intervention d’autres acteurs.

    Il s’agit avant tout de faciliter le partage des risques entre différents acteurs. Plus important, fournir une assistance technique aux institutions financières, et aux producteurs, parce que le but final est de pouvoir garantir le remboursement des prêts consentis. Pour l'exécution de ce mécanisme incitatif de financement agricole, au total une enveloppe de 100 millions de dollars, environ 65 milliards de francs CFA sera nécessaire. L’Etat et ses partenaires se portent garants et les banques sont prêtes à financer ce dispositif. Le producteur agricole qui ne pouvait bénéficier d’un crédit parce qu’il ne pouvait offrir de garantie, bénéficie désormais de l’appui du MIFA et de conseils financiers et techniques dans la phase d’exécution. Ce qui permet aux acteurs des systèmes financiers décentralisés d’être moins frileux.

    Invités :
    - Michel Kofi Dorkenoo, directeur général de la Banque Atlantique Togo, et président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Togo
    - Yombo Odanou, directeur général de la Coopérative d’Epargne et de Crédit des Artisans du Togo (CECA)
    - Constance Togbonou, chef Division Communication et Développement de l’Institut de Conseil et d’Appui Agricole du Togo (ICAT)
    - Bariétou Agbéré, présidente du Réseau national des Femmes Agricultrices du Togo (RENAFAT).

     

    Production : Sayouba Traoré
    Réalisation : Ewa Moszynski
    Reportage :
    Sylvie Koffi


    Sur le même sujet

    • Le coq chante

      Les défis de l’agriculture au Togo

      En savoir plus

    • Le coq chante

      Les maraîchers de la rivière Kara au Togo

      En savoir plus

    • Le coq chante

      L’association des veuves de Siou au Togo

      En savoir plus

    Prochaine émission

    Le Centre national d’Insémination artificielle animale du Mali

    Le Centre national d’Insémination artificielle animale du Mali
    Aujourd’hui, nous allons parler d’insémination artificielle pour l’amélioration génétique des races locales dans les pays du Sahel, avec l’exemple du Mali, pays qui s’est doté d’un (…)
    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.