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    A la Une: pas si exemplaire que ça…

    Emmanuel Macron, chef du mouvement politique En Marche! candidat à l'élection présidentielle de 2017, s'entretient avec ses partisans à Rodez, France, le 5 mai 2017. En arrière plan, Alexandre Benalla. REUTERS / Regis Duvignau

    La fameuse « République exemplaire » revendiquée par Emmanuel Macron a du plomb dans l’aile. C’est du moins l’opinion de la plupart des quotidiens ce lundi, cinq jours après les révélations du Monde concernant ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’affaire Benalla.

    « Adieu veau, vache, cochon, couvée, 'République exemplaire' et 'moralisation' de la vie politique…, s’exclame Le Figaro. Le lait de l’affaire Benalla s’est renversé sur le 'nouveau monde', soudain plongé dans la tourmente. Les images montrant le chargé de sécurité du président de la République déguisé en policier tabassant des manifestants ont stupéfié les Français. (…) À ceux qui la rêvaient claire, transparente, exemplaire, la République apparaît surtout fragile, abandonnée aux mains de quelques drôles de Marcheurs aux compétences incertaines et aux poings trop lestes, qui semblent installés par effraction à l’Élysée. C’est ce qui explique la crise qui paralyse aujourd’hui l’exécutif. »

    En effet, renchérit Libération, « l’affaire Benalla tétanise le pouvoir jusqu’en ses sommets. L’Elysée est muré dans un mutisme complet, l’Assemblée nationale a suspendu hier dimanche ses travaux et l’examen de la réforme constitutionnelle. La paralysie est complète. Avant l’audition de Gérard Collomb par la commission d’enquête de l’Assemblée ce lundi, la macronie retient sa respiration. Le président, lui, reste invisible. Une question d’image… »

    S’expliquer !

    Alors cette semaine sera décisive, relève Le Parisien, d’abord avec « l’audition, dès ce matin, du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Il va être le premier, au sommet de l’Etat, à rendre publiquement des comptes sur cette histoire qui passionne, fâche ou inquiète les Français. Ensuite parce que le pouvoir, qui jusqu’ici campe sur la stratégie du dos rond, ne peut pas laisser pourrir une situation qui fait déjà voler en éclats l’agenda parlementaire de l’été. Et nul ne sait comment sera accueilli mercredi sur la route du Tour de France Emmanuel Macron, qui se rend sur une étape pyrénéenne… Pour le chef de l’Etat, poursuit Le Parisien, il est urgent de reprendre la main. Mais comment ? »

    Déjà en prenant la parole… « Pour mettre fin aux rumeurs et au trouble de la police - la vraie -, Emmanuel Macron a le devoir de sortir du silence dans lequel il s’est muré, estime Le Républicain Lorrain, avant que celui-ci ne se retourne contre lui en désignant sa complicité avec un 'gorille' qui n’avait pas sa place dans une République censée être devenue exemplaire. »

    Car, « l’absence de réponses, jusque-là, relève Le Journal de la Haute-Marne, n’a fait qu’alimenter la suspicion. Et même, a ouvert la porte à toutes sortes d’hypothèses, des plus sensées aux plus folles. Il n’est jamais trop tard pour s’expliquer. Même si, c’est une évidence, le mal est déjà fait. »

    Silence présidentiel

    Alors, Emmanuel Macron a commenté l’affaire, mais en privé… C’est ce que rapporte, entre autres, Le Parisien, « le chef de l’Etat, selon son entourage, juge les actes d’Alexandre Benalla 'inacceptables', et assure qu’'il n’y a pas eu et qu’il n’y aura pas d’impunité'. »

    Et, précise Libération, « même si trois enquêtes sont en cours - judiciaires, parlementaires et administratives - Macron 'ne s’exprimera pas', a fait savoir Elysée. 'Le président est là pour fixer le cap et la stratégie, puis dialoguer avec les Français. Mais pas pour commenter ce genre d’histoire', ajoute Matignon. »

    Du coup, pointe L’Alsace, « le président de la République refusant toujours de s’exprimer, à défaut de s’expliquer, sur les multiples dysfonctionnements révélés par l’affaire Benalla, c’est le ministre de l’Intérieur qui va devoir justifier l'injustifiable, aujourd’hui, devant les membres de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. » Notamment à propos de certaines missions confiées à l’intéressé, relève L’Alsace. En effet, souligne le journal, « qu’Alexandre Benalla ait eu pour mission de plancher sur une réorganisation de la sécurité présidentielle laisse coi au regard des compétences d’un homme d’abord adepte du coup de poing. Cela correspond cependant bien à la manière, solitaire, dont Emmanuel Macron préside. Le problème, conclut L’Alsace, est que la France ne se gouverne pas au feeling ou en cercle restreint d’initiés cooptés par le chef. C’est également cela que va devoir défendre le ministre de l’Intérieur auprès des députés. »

    Excès ?

    Une voix discordante dans ce concert de critiques, celle de La Croix : attention aux « excès », prévient le quotidien catholique : « on ne parle désormais plus que de 'crise au sommet', que d’'affaire d’État'. À défaut d’en avoir encore la preuve, tous les ingrédients sont là : un chargé de mission travaillant à l’Élysée, une vidéo, des scènes de violence… ainsi surgit et prospéra 'l’affaire Benalla'. Les questions sont légitimes, relève La Croix : qui était au courant de ce dossier ? Pourquoi la justice n’a-t-elle pas été immédiatement saisie ? Quel était l’exact périmètre d’action de ce 'chargé de mission' ? Deux enquêtes, l’une judiciaire, l’autre administrative, ont été ouvertes. Deux commissions parlementaires sont sur pied, constate encore le journal. Désormais, l’instruction est à la justice et la parole aux politiques. Mais à présent, estime La Croix, rien ne devrait faire obstacle à un retour à un semblant de sérénité, à l’Assemblée nationale, par exemple, où les travaux sont empêchés depuis pas moins de quatre jours. Où chacun rivalise du 'meilleur' mot pour qualifier l’affaire : une histoire de 'barbouzes', un retour du 'SAC' – du nom de cette police parallèle créée dans les années 1960 –, quand certains ne craignent pas d’y voir une sorte de 'Watergate'. La vérité sera un jour connue, conclut La Croix. Et ce ne sont pas ces excès qui auront aidé à sa manifestation. »

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