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    A la Une: Benalla, ses vérités, son style fleuri

    L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron Alexandre Benalla lors des manifestations du 1er-Mai à Paris. REUTERS/Philippe Wojazer

    Alexandre Benalla a parlé hier. Ses déclarations font du bruit ce matin dans la presse française, et pas qu’un peu… Comme le formule le journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace, « l'affaire Benalla par Benalla lui-même, ça ne manque pas de sel. C'est brut de décoffrage et volontiers trivial, comme l'ex-chargé de mission dans l'exercice d'un pouvoir trop vite acquis ».
     
    « Soudain, l'acteur principal de cette carambouille, sort enfin de son silence, remarque L'Est Républicain. Après les provocations du boss (crénom, « qu'ils viennent me chercher »), on passe au langage fleuri et un peu plus boulevard d'Alexandre Benalla en personne », estime ce quotidien de l’est de la France.

    C’est dans le journal Le Monde que cette affaire a éclaté. Et justement, c’est dans ce même journal que l’homme par qui le scandale est arrivé a brisé hier le silence. Il y déclare avoir « le sentiment d'avoir fait une grosse bêtise » et « d'avoir commis une faute ».

    Mais là où Alexandre Benalla alimente les commentaires, c’est lorsqu’il confie au Monde que « tout à l’Élysée est basé sur ce que l’on peut vous prêter en termes de proximité avec le chef de l’État. Est-ce qu’il vous a fait un sourire, appelé par votre prénom, etc. C’est un phénomène de cour », dit-il au Monde.

    Phénomène de cour ? Le Courrier Picard s’étrangle. « Emmanuel Macron avait justement promis de mettre fin (à ça) avec sa "République exemplaire" ». Aujourd'hui, son Premier ministre, Edouard Philippe, en est à dire qu'une « République exemplaire n'est pas une République infaillible ». Certes, mais dans cette histoire, « ce n'est pas la République qui a failli. C'est bien plutôt le Président », dénonce ce quotidien picard.

    Plus loin, dans son entretien-choc au monde, Alexandre Benalla admet « des frictions » avec les policiers du groupe de sécurité de la présidence de la République. Selon lui, les syndicats de police « ne disent que des conneries» et «sont très affaiblis au sein de la police nationale ».

    Et là, c’est le journal La Voix du Nord qui en redemande. « M. Benalla s'affichant en victime de la jalousie des services de police et de gendarmerie, on aimerait entendre de sa bouche ce qui pouvait bien motiver un tel ressentiment chez les policiers et militaires chargés officiellement de la protection rapprochée du président de la République ».

    Les caprices de Benalla

    Dans Le Monde encore, ce conseiller qui occupait une place centrale dans le dispositif de sécurité du chef de l’Etat reconnaît avoir demandé une carte lui donnant accès l'Assemblée nationale parce qu’il aimait « aller à la salle de sport de l’Assemblée », avant d’ajouter : « c’est peut-être un caprice de ma part, je l’admets » !

    Au sujet de l'équipement policier qu'il arborait le 1er mai, Alexandre Benalla dit au Monde que « l’officier de liaison de l’Élysée » est venu « deux jours avant la manifestation avec un sac qu’il me remet, avec un casque, un ceinturon en cuir, un masque à gaz, un brassard police et une cote bleue marquée police et un grade de capitaine dessus. L’équipement reste dans mon bureau. Puis, j’ai un kit oreillette et le porte radio. On me procure ensuite des rangers et une radio ».

    A l’origine de cette affaire qui secoue la France depuis une dizaine de jours, Alexandre Benalla déclare dans Le Monde qu’il y avait « en premier une volonté d'atteindre le président de la République ». Et il accuse « les gens » qui l’ont, selon lui, sortie d’être « d'un niveau important », y voyant la main de « politiques et de policiers » et précisant toutefois ne pas désigner Gérard Collomb, ni son chef de cabinet.

    Macron brule les planches

    « Finalement, soupire L'Humanité, l'un ne va pas sans l'autre. Les explications livrées hier par Alexandre Benalla au journal le Monde en disent autant sur la morgue de l'ex-collaborateur licencié que sur l'irresponsabilité d'Emmanuel Macron, qui continue, vaille que vaille, de lui témoigner haut et fort sa "confiance". »

    Voilà ! Pour le quotidien La Montagne, en tout cas, plus de doute, « ils sont tous devenus fous et la canicule n'y est pour pas grand-chose ». Ce journal reproche au président sa « décontraction surjouée » et remarque qu’« au lieu d'apaiser, Emmanuel Macron attise inutilement, certain du destin vers lequel il court et que rien ne doit entraver ». Mais cette « tempête dans un verre d'eau » dans sa bouche, alors que le Parlement est à feu et à sang, fait craindre à La Montagne que les leçons ne soient pas tirées à la rentrée.

    Avec l’affaire Benalla, la France a donc son western. Or comme le remarque Le Journal de la Haute Marne, « la France n'est pas le Far West, on l'espère. Mais ça tire tout de même dans tous les sens. Et ça ne fait plus rire. »

    Larrivé dégaine

    Dernières en date des révélations dans cette « affaire Benalla », celles de Mediapart. Selon ce journal en ligne, « plusieurs comptes Twitter soutiens de LREM ont diffusé, jeudi 19 juillet, les images de la vidéosurveillance de la place de la Contrescarpe, avant de les effacer ». Or, dans son entretien au Monde, Alexandre Benalla reconnaît avoir remis une copie obtenue sous la forme d’un CD à « un conseiller communication » de la présidence le soir même, souligne le site Internet Mediapart.

    Et dans Le Figaro ce matin, le député « Les Républicains » Guillaume Larrivé accuse Emmanuel Macron de vouloir « étouffer ce qui est une affaire d’Etat ». Le corapporteur de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, qui vient justement d’en claquer la porte, accuse encore le président de se comporter en « chef de clan ». Ambiance.

    Les impôts de la discorde

    En France encore, c’est aujourd’hui le jour de « libération fiscale », c’est-à-dire le jour à partir duquel les contribuables français cessent de financer les services publics. Ce jour de « libération fiscale », comme l’appelle Le Figaro, arrive deux jours « plus tôt » que l’an dernier. Mais la France demeure « championne d’Europe de l’impôt », regrette ce quotidien conservateur. C’est ainsi, bucheronne Le Figaro, les Français ont « trimé jusqu'au 27 juillet pour financer les services publics, soit dix-sept jours de plus que nos voisins allemands. Les Britanniques, les veinards, ont été "libérés" début mai. Bienvenue donc dans ce pays unique qui cumule prélèvements records, dépenses publiques abyssales et déficits chroniques. »

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