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    A la Une: la nouvelle vidéo de «l’affaire Benalla»

    Alexandre Benalla, le 16 juillet 2018. AFP/Thomas Samson

    Nouvel épisode du feuilleton de « l’affaire Benalla », avec une nouvelle vidéo impliquant l’ex-garde du corps d’Emmanuel Macron. On se souvient de celle ayant déclenché l’affaire. Filmée sur une place de Paris, la place de la Contrescarpe, elle impliquait Alexandre Benalla et Vincent Crase.

    Et bien, en fait, ces deux hommes, ce jour-là, n’en étaient pas à leur coup d’essai. Le journal Libération s’est en effet procuré une autre vidéo, filmée, elle, non loin de-là, au jardin des Plantes à Paris, et ce trois heures avant l’incident de la place de la Contrescarpe.

    Sur les images obtenues par Libération, on voit Alexandre Benalla et Vincent Crase se comporter « comme des policiers » en interpellant un manifestant, alors que, rappelons-le, le premier était encore adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron et le second salarié de La République en marche. Arrêté et placé en garde à vue, ce manifestant « sera finalement relâché après quarante-huit heures, sans poursuite judiciaire », précise Libé. Selon ce quotidien, il « a porté plainte » jeudi 26 juillet ainsi que la jeune femme ayant filmé la scène de leur interpellation mouvementée, une plainte « visant Vincent Crase, Alexandre Benalla et Philippe Mizerski, le major de la préfecture qui était chargé, théoriquement, de les encadrer ».

    De son côté, le journal Le Figaro affirme que le parquet de Paris « n’a pas reçu à cette heure les plaintes évoquées par Libération ».

    Alexandre Benalla, lui, était vendredi soir à la télévision. La chaîne TF1 a en effet diffusé un entretien enregistré le matin même. L’intéressé n’a donc « pas eu l’occasion de répondre à ces nouvelles accusations », énonce Le Figaro.

    Benalla, saison II

    Autant dire que le feuilleton de « l’affaire Benalla » est promis à de nouveaux épisodes. D’autant plus qu’il constitue une mine de commentaires pour les journaux français, du vrai pain bénit durant les moments creux de ces temps de vacances d’été. Florilège :

    « Voici que l’affaire poisseuse du collaborateur Benalla s’étire dans un feuilleton interminable après avoir déboulé sans crier gare, confirme La Nouvelle République. La révision de Constitution est reportée en septembre tandis que la session parlementaire va se prolonger encore avec deux motions de censure ».

    « Quoiqu’il advienne désormais, l’affaire Benalla restera l’affaire de l’été 2018 », énonce Le Maine Libre. Ce quotidien du centre de la France estime que, « pour le jeune président de la République qui affichait un passé sans tache, ces dix derniers jours auront immanquablement terni son image. Jupiter est descendu de l’Olympe. La Macronie qui prétendait poursuivre le rythme de ses réformes à marche forcée a été stoppée net dans son élan. »

    Gauche et droite, le retour

    Et pendant ce temps, la gauche et la droite que l’on croyait disparues, se frottent les mains. « Pour les gauches françaises, c’est Noël avant l’heure !, lance le journal L’Alsace. Par sa gestion de l’affaire Benalla, Emmanuel Macron a fait un cadeau inespéré à ses anciens - et éphémères - amis socialistes comme à ses adversaires de toujours du Parti communiste et de la France insoumise. Plus que les méfaits commis par un chargé de mission élyséen, ce sont les cafouillages de la présidence de la République, ajoutés à l’échec de la stratégie du “pas vu, pas pris” tentée au lendemain du 1er-Mai, qui ont abouti à réveiller ce grand corps malade qu’est la gauche française depuis avril 2017. »

    La gauche, mais pas que, en effet… L’Union et L’Ardennais se demandent justement si les dirigeants du parti de droite Les Républicains ne surjouent pas « sciemment la dramatisation en espérant que la poursuite du feuilleton, quelques jours, quelques semaines encore, leur permettra de se refaire une santé après une année de difficile convalescence ? ».

    Zone de turbulence

    Une nouvelle à présent dont se serait sans doute bien passé Emmanuel Macron : en France actuellement, la croissance économique est en panne. 0,2 % de croissance au deuxième trimestre de cette année, c’est ce que la manchette du journal Le Figaro appelle un « trou d’air de la croissance française », trou d’air que ce quotidien conservateur juge « inquiétant ». D’autant que cette turbulence de la conjoncture est loin d’être la seule. « En cette fin juillet, les ennuis s’accumulent pour le chef de l’État et son gouvernement, pointe Le Figaro. Il y a l’affaire Benalla qui ne se calme pas, et surtout une flopée de mauvaises nouvelles économiques. Mercredi, on apprenait que le chômage était reparti à la hausse au printemps, et vendredi que la croissance était anémique au deuxième trimestre, à peine + 0,2 %, après un hiver de très fort ralentissement. » Pour ce journal, donc, le doute n’est plus de mise, la France assiste à « la fin d’un mirage », la reprise ayant suivi l’élection du président était en fait « à mettre au crédit du dynamisme économique européen et à un rattrapage de croissance, comme disent les économistes, plutôt qu’au fameux effet Macron ».

    Moins naufrageur, le quotidien Le Midi Libre admet toutefois qu’il reste « du chemin à parcourir pour redresser le pays ». Et ce journal du sud du pays prévient que la France « n’en a pas terminé avec les transformations en profondeur, loin s’en faut ».

    Le Mali sous tension électorale

    La tension monte au Mali, à la veille du premier tour de l’élection présidentielle. « Election sous haute tension », lance Le Monde. A l’appui de cet avertissement, le quotidien du soir fait état de « risques de fraude », évoque un « fichier électoral parallèle, et truffé d’erreurs », relève que Bamako, la capitale, « vit au rythme de spéculations autour d’un risque que crise postélectorale ». Et puis Le Monde mentionne aussi ce qui serait une supposée position de la France, en écrivant ceci : « c’est la poursuite de la mauvaise gouvernance qui a le plus agacé les Français ».

    Pendant ce temps, les militants proches de l’opposition haussent le ton. Ambiance relevée par le journal Libération à Bamako, où la « fièvre » est plus élevée qu’en province. « “Si IBK passe au premier tour, on va tout casser”, clament ouvertement des supporteurs de Cissé », rapporte Libé, du nom du principal opposant Soumaïla Cissé. Alors, si IBK est donné favori par ce journal, Libération pense que le président sortant « pourrait ne pas gagner aussi largement qu’il l’espérait ».

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