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    Donald Trump, pilote ou mouche du coche?

    Le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 26 juillet 2018. REUTERS

    L'économie américaine est au meilleur de sa forme avec une croissance de + 4,1% au deuxième trimestre. Donald Trump s'en est attribué tous les mérites. A juste titre ?

    Sa politique économique a effectivement dopé l’économie américaine. Les entreprises qui ont bénéficié de la baisse massive de l’impôt sur les sociétés ont redistribué une partie des gains sous forme de primes à leurs salariés. La réforme fiscale a donc libéré le pouvoir d’achat des ménages. La consommation est bien le principal moteur de ce récent coup d’accélérateur. Les exportations en forte hausse ont aussi soutenu cette croissance. C’est encore un effet Trump, mais pas tout à fait voulu. Si les produits américains sont partis comme des petits pains au printemps, notamment le soja, ce n’est pas parce que le président protectionniste a su les vendre, mais c’est surtout parce que les importateurs se sont empressés de constituer des stocks par crainte de voir la facture plombée par l’entrée en vigueur des représailles commerciales, notamment de la Chine.

    Donald Trump parle d’un tournant historique de la croissance

    Des propos très exagérés. Les Etats-Unis n’ont pas attendu l’élection de Donald Trump pour renouer avec la croissance, cela a commencé il y a dix ans déjà. Ce qui est historique et assez atypique c’est la durée de ce cycle de croissance. Quant au rythme soutenu observé au deuxième trimestre, ce n’est pas en soi une performance exceptionnelle aux Etats-Unis.

    La croissance trimestrielle a plusieurs fois dépassé le seuil des 4% sous la présidence de Barack Obama et cela n’a pas suffi pour se transformer en tendance annuelle. Peu d’analystes pensent que la barre des 3% sera atteinte cette année aux Etats-Unis comme l’affirme le président. Les économistes redoutent même un retournement, pourquoi pas une récession dans les deux prochaines années.

    La guerre commerciale pourrait saper la croissance américaine ?

    Celui qui s’arroge la paternité des bons résultats économiques pourrait jeter de l’huile sur le feu avec sa croisade protectionniste. Déjà les prix de l’acier pénalisent les industriels américains. Mais c’est surtout la surchauffe qui guette les Etats-Unis. Faute de manque de main-d’œuvre des entreprises risquent de se retrouver dans l’incapacité de répondre à la demande.

    Il y a par exemple en ce moment une pénurie de chauffeurs de poids lourd, très pénalisant pour les industries extractives. Donald Trump est conscient de ce danger, sauf qu’une fois encore il diverge avec ses pairs sur le meilleur moyen de l’éviter. Il a lancé la semaine dernière une violente critique contre la réserve fédérale qu’il accuse de précipiter la récession en relevant les taux d’intérêt. Ces commentaires déplacés face à une institution indépendante de l’exécutif ont fait plonger le dollar.

    L’indépendance de la Banque centrale est aujourd’hui remise en cause ?

    Jerome Powell son gouverneur, a été nommé par Donald Trump. Mais on le voit mal céder aux injonctions du président. Il y va de sa responsabilité de grand argentier. Pour faire face à une éventuelle crise, le banquier central doit pouvoir donner du mou, c’est-à-dire abaisser le loyer de l’argent pour relancer la machine, ce qui est impossible quand les taux sont au plancher. On s’attend donc à ce qu’il persiste dans la hausse progressive des taux d’intérêt. On en saura plus dans les 48 heures, à l’issue de la réunion du comité directeur de la Fed prévue demain et mercredi.

     

    En bref, 

    Le roi du Maroc demande plus de justice sociale

    Dans un discours retransmis hier soir à la télévision Mohammed VI, demande au gouvernement de prendre des mesures d’urgence, en matière de santé, d’éducation. Le Maroc a connu récemment plusieurs mouvements de protestation populaires, notamment dans la ville de Al Hoceïma où il a tenu ce discours remarqué.

    La Deutsche Bank délocalise une partie de ses activités financières basées à Londres vers Francfort

    La moitié des services de compensation en euro sont concernées. C’est un nouveau coup dur pour la City. Londres qui est la capitale des activités de compensation en euro défend âprement ce pré carré qui est en train de lui échapper à cause du brexit.


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