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    A la Une: le spectre de la crise post-électorale au Mali

    Président sortant du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta a été réélu ce 16 août 2018 avec 67,17% des voix. AFP/Michele Cattani

    C’est le jour d’après pour IBK. Le président sortant a été réélu, mais lire la presse locale, une partie du Mali a la gueule de bois. Avec la joie des vainqueurs, l’amertume des autres. « Le camp d’IBK fête sa victoire », relève Le Journal du Mali, c’est « l’effervescence » chez les militants qui ont réussi à « maintenir IBK au palais de Koulouba ».

    Le palais présidentiel à Bamako ? IBK y rentre « par la petite porte », estime Maliweb. Le président sortant a gagné « au bénéfice d’une véritable chienlit électorale », et sa réélection « pourrait être pour lui une patate amère, que la Société civile mettra certainement de l’opiniâtreté à lui en faire connaitre le  goût, au cours des cinq prochaines années », martèle Maliweb.

    Justement, ce matin, une partie de la presse malienne brandit le spectre de la crise postélectorale ; Le Pays sonne l’alarme en mettant en garde contre ce qu’il appelle « la guerre de tranchées ». Car selon ce journal malien, « tous les ingrédients d’une crise post-électorale sont déjà présents, il ne suffit qu’à les mélanger pour que cela donne un cocktail explosif ». Et selon Le Pays, le scénario d’un affrontement est « plus que probable, au regard de la détermination de chaque camp à aller jusqu’au bout […] le Mali tend inévitablement vers une contestation post-électorale sans précédent ».

    Justement, le journal Le Républicain relève la déclaration faite hier par Tiébilé Dramé. Selon le directeur de campagne de Soumaïla Cissé, le scrutin du 12 août 2018 a été un « jour triste pour un peuple qui a payé le prix fort de l’avènement de la démocratie pour que ses choix soient respectés ». Et Tiébilé Dramé a annoncé que Soumaïla Cissé « s’adressera au peuple malien cet après-midi », complète Le Républicain.

    L’homme qui voulut être président

    Il en prend plein son grade dans Le 22 septembre, l’adversaire dans les urnes d’IBK. Ce journal malien convoque Molière pour le qualifier de « président imaginaire ». Molière en effet, car, fustige ce quotidien bamakois, « entre Tartuffe ou L’Imposteur, Le Malade Imaginaire et L’Avare ou L’Ecole du Mensonge, on n’a que l’embarras du choix pour y loger les facettes guignolesques découvertes par les Maliens ces derniers jours. Tantôt imposteur, tantôt avare, toujours menteur, Soumaïla Cissé est toujours à la recherche de la perfection pour surprendre son monde. A force de chercher, il a trouvé : PRÉSIDENT IMAGINAIRE », bucheronne Le 22 septembre, dont le style, pour fleuri qu’il soit, relève manifestement, chose moins fréquente qu’on croit dans la presse africaine pour être soulignée, de l’outrance pamphlétaire. « En se faisant passer pour ce qu’il n’est pas, en l’occurrence pour le futur locataire du Palais de Koulouba […], Soumaïla semble marcher à côté de ses pompes », ajoute ainsi Le 22 septembre, et l’on s’en tiendra-là…

    Moins lyrique, L’Observatoire trouve que l’opposition malienne « se ridiculise ». Et ce journal met en garde « les agitateurs » auxquels il conseille de ne pas « provoquer ».

    La victoire en désenchantant d’IBK

    En France aussi, la presse n’est pas en reste avec IBK à l’aube de son second mandat. Accent grave de mise dans la copie – accent, bien sûr, au singulier – comme pour signifier au président malien que le crédit accordé par Paris est tout sauf illimité.

    Le Figaro prend acte du « triomphe sans gloire » du président Keïta, et pointe la « fragilité démocratique » du Mali qui pourrait, selon ce quotidien conservateur, « amoindrir la légitimité d'IBK à l'aube de son nouveau quinquennat ».

    Une fois n’est pas coutume, le journal L’Opinion consacre une partie de sa Une à l’Afrique et, en l’occurrence, à la réélection du président Keita, que ce journal qualifie de « victoire en trompe-l’œil » et remarque  qu’il a été réélu « par une minorité de ses compatriotes : 22 % du corps électoral, soit moins de 10 % de la population ». Toutefois, complète L’Opinion, son rival Soumaïla Cissé n’a « pas été très adroit, dénonçant les irrégularités avant, pendant et après le premier tour, démobilisant ainsi son électorat. Il n’a pas, non plus, réussi à cristalliser de front anti-IBK », souligne encore L’Opinion.

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