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    P-E. Deldique (RFI): «Kofi Annan a servi l’ONU en y intégrant des idées nouvelles»

    Pierre-Edouard Deldique, journaliste à RFI. RFI/Pierre René-Worms

    Pierre-Edouard Deldique, voix bien connue des auditeurs de RFI, aux commandes des émissions « Idées » et « Une semaine dans le monde » et auteur de Fin de partie à l'ONU, aux éditions Lattès, était l'invité  samedi 18 août en soirée, de Loïc Bussières, dans une édition spéciale consacrée à la disparition de Kofi Annan. Il revient sur le parcours de l'ancien secrétaire général des Nations unies.

    Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU

    Kofi Annan, secrétaire général des Nations-Unies à l'époque, prend la parole lors d'une conférence de presse à Genève le 2 août 2012. REUTERS/Denis Balibouse

    Pierre-Edouard Deldique: Je crois que l’on peut dire qu’il est né pour être diplomate. Tous les interlocuteurs de Kofi Annan ont été marqués par sa voix, sa personnalité, son calme et sa détermination tranquille pour rendre service, ce qui est quand même le cœur du métier de Secrétaire général de l’ONU.

    Cette bonne volonté et ce charisme discret sont notables chez ce personnage. Très jeune (je crois qu’il avait une vingtaine ou une trentaine d’années), il est allé étudier aux Etats-Unis, ce qui fait qu’il était plus américain (il a été formé dans les meilleures universités et écoles des Etats-Unis) que ghanéen. Cependant, il a toujours eu pour l’Afrique et pour son pays un attachement viscéral. Il était à la fois (et c’est ce qui est intéressant) entre ces deux cultures, c’est-à-dire culture africaine, ghanéenne précisément, et culture américaine, ce qui l’a « beaucoup servi » pour gravir ensuite les échelons des Nations unies et pour ensuite s’imposer ou discuter d’égal à égal, en quelque sorte, avec les présidents américains. 

    RFI: Le président ghanéen rappelle que son compatriote avait « considérablement contribué au renom du Ghana par sa position, par son comportement dans le monde ». Souscrivez-vous, justement, à ce constat ?

    Oui, parce qu’il a donné, en tant que Ghanéen d’origine, l’exemple de ce que l’on peut faire quand on est diplomate et qui plus est, diplomate dans un monde bouleversé de l’après-guerre froide. Diplomate qui, en outre, a su parfaitement jouer des codes, des obligations et des règles de la communication puisqu’on a dit de lui qu’il a été assez vite (quand il était au milieu de ses deux mandats) une sorte de rock star de la diplomatie.

    Il a montré l’exemple et il a incontestablement servi, de façon très pertinente, les Nations unies en y intégrant des idées nouvelles qui existent encore aujourd’hui et qui sont, il me semble, au cœur du travail des Nations unies.

    Par conséquent, les Ghanéens peuvent être fiers de Kofi Annan, évidemment. Il est, à mon sens, à ce jour, le plus grand secrétaire général de l’organisation parce qu’il a fait avancer des idées qui sont déterminantes et j’en retiens une qui est la responsabilité de protéger, avant la mise en action d’un génocide. Là, c’est la référence au Rwanda. Cette responsabilité de protéger est encore, aujourd’hui et plus que jamais, au cœur du travail du Conseil de sécurité.

    C’est lui qui avait fait rentrer l’idée d’un partenariat entre les grandes entreprises privées et l’action des Nations unies. Je ne reviens pas non plus sur les objectifs du millénaire, etc...

    Il a fait vraiment avancer beaucoup de choses, sans parler évidemment de sa volonté de réforme, notamment du Conseil de Sécurité, cette instance fondamentale. Il voulait l’élargir, il voulait discuter du droit de véto mais les Etats s’y sont opposés, notamment les Etats-Unis.

    Vous parlez du travail, de l’œuvre de Kofi Annan aux Nations unies. Il avait terminé son dernier mandat, en 2006. Il n’avait pas, pour autant, tourné le dos à la chose diplomatique, en tout cas aux grands sujets de société internationaux. Il avait toujours un regard très affuté, même après avoir quitté les Nations unies ?

    Oui. Il a une fondation qui porte son nom et qui, dans l’action, était et est toujours d’ailleurs tournée vers l’Afrique, vers les questions du développement durable, les questions de révolution verte et de l’Afrique autonome, sur le plan agricole.

    C’est quelqu’un aussi qui prenait encore des positions très tranchées. Il s’était fait l’avocat, ces dernières années, de la Cour pénale internationale contre les Africains. Il était africain, il défendait les Africains mais il savait aussi et avant tout, prendre les choses en toute indépendance c’est-à-dire descendre la Cour pénale internationale contre les critiques africaines. C’est quelqu’un qui était encore engagé. Il avait essayé de faire une médiation en Syrie, au début du conflit, en 2012. Il était toujours engagé par les mots mais aussi par les actions et toujours par la médiation, les rencontres. 


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