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    A la Une: la France en panne de croissance

    Bruno Lemaire et le gouvernement d'Edouard Philippe devront gérer un budget 2019 de façon délicate avec une croissante moins forte que prévue pour 2018. AFP/Getty Images/Eric Peirmont

    L’année dernière, en 2017, la croissance avait été plus forte que prévue, à 2,2 %, mais cette année, elle devrait péniblement atteindre 1,6 %, selon de nombreux économistes, un chiffre bien en-dessous du pronostic de 2 % sur lequel tablait le gouvernement. Mauvaise nouvelle donc pour Emmanuel Macron : une croissance moins forte, c’est autant d’argent en moins pour l’Etat. Et une difficulté supplémentaire dans l’équation déjà délicate du budget 2019.

    « Sous la présidence Hollande, la croissance n’avait cessé d’accélérer, rappellent Les Echos, même si cette accélération est restée modeste jusqu’en 2016. […] Emmanuel Macron, lui, pourrait connaître la situation inverse, pointe le quotidien économique. Il a pris les rênes d’un pays en croissance soutenue, ce qui lui a permis d’ouvrir le carnet de chèque en grand. Il risque de devoir ensuite serrer continuellement la vis. Il devra faire preuve d’une maestria exceptionnelle pour mener "en même temps" les projets qui feraient de lui le grand réformateur de la France. »

    Qui plus est, souligne Le Midi Libre, « c’est la mauvaise nouvelle de cette rentrée pour le gouvernement. Alors qu’elle avait quasiment disparu il y a dix ans, l’inflation menace à nouveau notre économie. La hausse constante des prix fait ressurgir ce vieux démon de la grande dépression des années 1930. De quoi donner de nouvelles sueurs froides à Bruno Le Maire après les chiffres décevants de la croissance. »

    En fait, analyse L’Union, « le pays manque de compétitivité, est toujours pénalisé par le prix des hydrocarbures et n’est plus à l’abri de l’inflation tandis que les investissements opérés ne suffisent pas à regagner des parts de marché indispensables pour stimuler la croissance. Dans ces conditions, les risques de crispation sont nombreux, estime L’Union, parce que le retour du sentiment de déclassement sape le moral de beaucoup. Comme le temps du dernier tiers provisionnel est venu sans compter ceux de l’impôt foncier et la taxe d’habitation de toutes les incertitudes, le gouvernement et sa majorité ont tout intérêt à faire bloc. Bien des ruades semblent inévitables. »

    Des réformes, encore des réformes…

    En effet, renchérit Le Figaro, les Français ont « une impression globale de déclassement, de délitement, de dépossession. Les impôts, qui malgré les bonnes résolutions n’ont en rien baissé ; le chômage, qui résiste ; les transports, qui de grèves en pannes donnent de la France l’image d’un pays sous-développé ; la violence ordinaire, qui impose à chacun ses stratégies d’évitement ; la crise migratoire, qui désormais hante, en priorité, l’inconscient collectif. Maintenant que les mirages du "nouveau monde" se sont dissipés apparaissent ces défis herculéens, s’exclame Le Figaro. Ils exigent un pouvoir décidé, courageux, équitable. Les réformes économiques prometteuses de la première année de mandat doivent être suivies, préconise le quotidien de droite, d’une indispensable baisse de la dépense publique et d’une véritable simplification administrative, sinon la "transformation" espérée se changera en déception technocratique. »

    Justement, pour le gouvernement, pointe Le Parisien, « pas question de ralentir le rythme des réformes. L’exécutif en est même persuadé, c’est ce qui prime auprès de l’opinion. "Vous avez aimé la saison un, vous allez adorer la saison deux !", s’amuse-t-on à Matignon, quand l’Élysée renchérit : "Pas de changement de braquet, ni de méthode". Tel est le message que le chef de l’État a fait passer avant les vacances. Et qu’il martèlera autour de la table du Conseil des ministres, ce mercredi. À venir, rappelle Le Parisien : les plans santé, pauvreté, les délicates réformes de l’assurance chômage, de la fonction publique, mais aussi, celle encore plus épineuse des retraites début 2019 ou la mise en place du prélèvement à la source… »

    Le business des soins à l’étranger

    A la Une de Libération, un dossier sur le tourisme médical : « Prothèses de hanches en Thaïlande, implants capillaires en Turquie, soins dentaires en Hongrie, ou encore chirurgie esthétique en Roumanie… Les soins sont devenus un business mondialisé. […] Ce marché des soins à l’étranger, ultra-compétitif, explose. Et l’offre se diversifie au-delà de la simple chirurgie esthétique : transplantations rénales ou traitements anti-cancer sont ainsi proposés, notamment en Inde. »

    Commentaire de Libération : « si les conditions sociales et sanitaires sont respectées et si les patients ne sont pas pris pour des gogos, pourquoi pas ? Le problème, c’est que l’émergence d’activités lucratives entraîne souvent l’apparition de profiteurs en tous genres, et surtout que les prix bas sont rendus possibles grâce à une pression très forte sur les salaires et, parfois, sur la qualité des soins ou des produits utilisés. Attention à prendre en compte toutes ces données avant de réserver votre bloc. »

    BlacKkKlansman : le grand retour de Spike Lee

    A la Une également, le film-événement du réalisateur américain Spike Lee : BlacKkKlansman qui sort ce mercredi sur les écrans français. Les journaux sont unanimes ce matin. Pour Libération, c’est « le retour en grâce du cinéaste avec cette comédie grinçante inspirée par l’infiltration d’un flic afro-américain au sein de suprémacistes du Klu Klux Klan. Sous le décorum seventies, une charge virulente contre l’Amérique de Trump, primée à Cannes. »

    « BlacKkKlansman dénonce l'air du temps, s’enthousiasme Le Figaro, fouaille les entrailles de l’Amérique profonde, s’achève sur les bandes d’actualités tournées à Charlottesville l’été 2017. Spike Lee dément avoir signé une comédie. Il a tort. Son film est drôle. Il n’est pas que ça. La politique n’exclut pas les rires. Cette œuvre salubre sert aussi de bulletin de santé. Le metteur en scène, dont la carrière était devenue brinquebalante - euphémisme -, effectue un sacré retour en forme. »

    Le Monde est sur la même ligne : « Spike Lee a sorti le lasso pour capturer le racisme blanc, ennemi historique des minorités aux Etats-Unis, dans un thriller aussi haletant que jubilatoire : à 61 ans, le cinéaste signe son grand retour. »

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