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    A la Une: le débat sur la présidentielle se corse en RDC

    L'interview du président du Sénat de RDC, Léon Kengo est beaucoup commentée notamment lorsqu'il parle de la nécessité de faire revenir l'opposant Moïse Katumbi (photo). Yasuyoshi CHIBA / AFP

    Interrogé hier sur RFI, le président du Sénat, Léon Kengo Wa Dondo, a fait entendre sa différence. Et ses propos sont largement commentés ce matin dans la presse congolaise et au-delà.

    « C’est la première voix discordante au sein des institutions, dans le dossier Katumbi », s’exclame Cas-Info. En effet, précise le site d’information congolais, « le président du Sénat appelle au retour de l’opposant Moïse Katumbi au pays et sa participation à la présidentielle du 23 décembre. » Et Cas-Infode citer cette phrase de Léon Kengo Wa Dondo : « Nous sommes au début des élections. Mon souhait le plus clair c’est que tout le monde se présente de manière à ce qu’on ne critique pas qu’on a exclu l’un ou l’autre. Mais comme il a été condamné, je demande au président de pouvoir l’amnistier. »

    Du coup, « retour de Katumbi : Kengo tacle Kabila », s’exclame Le Potentiel en première page. « Président du Sénat depuis 2007, Léon Kengo Wa Dondo n’est pas prêt à quitter le plancher, commente le quotidien congolais. […] Après un long silence, il a décidé de parler. Il a réglé ses comptes, effleurant sans porter des gants des dossiers chauds de l’actualité, notamment, la libération de Jean-Pierre Bemba, le choix de Ramazani comme candidat du FCC à la présidentielle, la machine à voter. Cerise sur le gâteau, donc, Kengo Wa Dondo exige le retour de Moïse Katumbi. […] Sa voix a porté, estimeLe Potentiel. L’onde de choc s’est ressentie jusque dans sa famille politique, le FCC – ses prises de position étant diamétralement opposées à celles véhiculées dans l’entourage du chef de l’Etat. »

    Une prise de position tardive ?

    Dans la presse ouest-africaine, on s’étonne… Ainsi pour L’Observateur Paalga à Ouagadougou, « Cette sortie du président du Sénat est surprenante à double titre : d’abord parce que le vénérable Kengo n’est autre que la deuxième personnalité de l’Etat, dauphin constitutionnel du président Joseph Kabila et ensuite parce qu’il est membre du Front commun pour le Congo (le FCC), la coalition formée pour soutenir celui qui est désormais le candidat officiel de la majorité pour la présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadary. C’est dire, poursuit L’Observateur Paalga, que "le vieux" a ramé à contre-courant de l’évangile selon Saint-Joseph. C’est certes charitable pour lui de plaider la cause de l’ancien gouverneur du Katanga, en rupture de ban depuis quelques années avec son ancien mentor Kabila, mais à l’évidence, estime le quotidien ouagalais, sa prise de position vient un peu tard. Comme on le sait, le délai de dépôt des candidatures pour les élections générales du 23 décembre prochain, ouvert le 25 juillet, a expiré le 8 août dernier sans que Moïse Katumbi, exilé en Afrique du Sud depuis ses ennuis judiciaires, ait pu venir faire acte de candidature. »

    L’opposition rassemblée autour d’un seul et même candidat ?

    Autre question dans le débat présidentiel congolais : celle du candidat unique de l’opposition. « Dans un scrutin à un seul tour, rappelle Afrikarabia, les opposants savent qu’en multipliant les candidatures, ils donnent davantage de chances au candidat du pouvoir de l’emporter. Mais pour l’instant, ils sont au moins six à vouloir briguer la magistrature suprême pour le compte de l’opposition. […] Sans être grand clerc, poursuit Afrikarabia, on peut supposer qu’il sera extrêmement difficile de faire converger les principaux opposants vers une candidature unique. Et on peut aussi compter sur le camp présidentiel pour ajouter de la division à la bataille des égos afin de multiplier les candidatures. »

    Le Nouvel Observateur à Kinshasa veut y croire : « Un dépassement de soi s’impose », lance le quotidien congolais. « Il y va de l’intérêt du pays et de sa population. L’heure n’est plus à la diabolisation, mais plutôt à la mise en commun d’un projet de société devant aboutir à la mise en œuvre de l’architecture d’un Congo nouveau, dépouillé de toutes les antivaleurs en cours. […] On attend de voir sur l’échiquier de la famille de l’opposition, conclut le quotidien kinois, des acteurs qui vont œuvrer pour un changement radical et non des opportunistes situationnistes. »

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