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    Geoffrey Oryema, un artiste aux influences multiples

    Geoffrey Oryema, en juin 2010, à Guyancourt près de Paris. © RFI/Edmond Sadaka

    Plus connu comme musicien ougandais naturalisé français, la présentation complète de Geoffrey Oryema, c’est auteur-compositeur et chanteur de rock et de world music. Quand on naît et on grandit dans un milieu d’artistes, il ne pouvait en être autrement. Surtout qu’il sera question d’une jeunesse agitée à cause d’une histoire familiale mouvementée, avec l’exil comme horizon. Il naît le 16 avril 1953 à Soroti, en Ouganda. Son père était professeur d'anglais et sa mère directrice d’une compagnie de danse.

    C’est à l’âge de 23 ans que les choses se gâtent. Son père, Erinayo Wilson Oryema, alors ministre, est assassiné. Geoffrey Oryema doit fuir la dictature d'Amin Dada, et traverse la frontière avec le Kenya, caché dans le coffre d'une voiture. Il se réfugie à Paris en 1977. Puis en 1989, il s'établit à Lillebonne en Seine-Maritime. Et c’est là qu’il apprend des mots comme réfugié, droit d’asile, exilé, immigré. Et ce que tout ce nouveau vocabulaire signifie.

    L’enfant Geoffrey Oryema grandit à Kampala (la capitale de l'Ouganda), où il apprend à jouer divers instruments: de la guitare, de la flûte, du lukeme (piano à pouces) et de la harpe nanga qui est une harpe traditionnelle à sept cordes. Au début des années 1970, il exprime le désir de devenir acteur, entre dans une école de théâtre, puis va créer sa propre compagnie, et commence même à écrire ses premières pièces de théâtre. Ses parents le plongent très tôt dans la culture traditionnelle. Il est entouré de nombreux poètes, conteurs, musiciens et son père, alors professeur d’anglais, l’initie au laraka laka, musique de la séduction qu’il décrit comme le «vrai rock ougandais». De son côté, sa mère, à la tête de la compagnie de danse nationale, l’emmène en tournée à travers le pays. Adolescent, comme tous les jeunes de son âge, Geoffrey Oryema se plonge dans la culture rock anglo-saxonne. Il est bon de rappeler que l’Ouganda fut une colonie britannique. Il n’est donc pas étonnant qu’une fois adopté par la France, Geoffrey Oryema devienne une figure marquante de la scène musicale.

    Lorsque Geoffrey Oryema décide de quitter l’Ouganda, on le retrouve d’abord  de l’autre côté du Lac Victoria, au Kenya où il est accueilli par le Centre Culturel Français de Nairobi qui accueille sa dernière pièce, le Règne de la Terreur. C’est ensuite, et par amour de la langue française qu’il considère comme une des plus belles du monde, qu’il décide de rallier Paris. Durant les premières années en France, dans les années 80, il multiplie les petits boulots. Finalement, ses premières maquettes de disques tombent dans les oreilles des programmateurs et il commence à se faire un nom dans les milieux artistiques européens.  Et en 1990, il enregistre son premier album, Exile. Cet album Exile, produit grâce au soutien de Peter Gabriel, qui lui avait fait enregistrer dans ses studios Real World en Angleterre, permet alors à Geoffrey Oryema de côtoyer la scène française.

    Le 12 octobre 2010, Geoffrey chante à New York La lettre devant l’Assemblée générale des Nations unies, montrant sa colère face à la tragédie des enfants-soldats. Parti d’Ouganda en 1977, le chanteur d'origine ougandaise revient sur sa terre natale, et donne un concert à Kampala, le 17 décembre 2016. Un moment chargé d'émotion, important pour lui, comme pour ses proches. Après la brillante carrière qu’on lui connaît, Geoffrey Oryema est mort, le 22 juin 2018, à Lorient en France, des suites d'un cancer.


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