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    «J'espère que Khalifa Sall sera candidat»: Moussa Taye, son porte-parole

    La cour de Dakar a confirmé la peine infligée en première instance à Khalifa Sall. AFP Photos/Seyllou

    Cinq ans de prison ferme à l’encontre du maire de Dakar, Khalifa Sall. La cour d’appel a donc confirmé hier jeudi 30 août la peine infligée en première instance. Condamnation pour escroquerie sur les deniers publics. Khalifa Sall ne renonce pas pour autant à la présidentielle de février prochain et compte bien affronter le président Macky Sall. Moussa Taye, le conseiller politique et porte-parole de Khalifa Sall y croit encore.

    RFI : Quelle est votre réaction après cette confirmation en appel ?

    Moussa Taye : Cette décision confirme le caractère politique de l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Nous pensions qu’avec la décision de la Cédéao [Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest] et le réquisitoire du procureur général, qui avaient reconnu explicitement que les droits de Khalifa Sall avaient été bafoués, que le juge d’appel aurait le courage, l’honneur et la dignité de dire le droit. Malheureusement, il vient de prouver encore que, dans le pays, la justice n’est pas libre.

    Allez-vous saisir la Cour suprême ?

    Il appartient aux avocats et à notre client d’en décider. Mais je peux vous dire déjà que nous le ferons. J’espère, Khalifa Sall avec moi et tous ses partisans, qu’il sera bel et bien candidat au vu des délais qui lient la procédure.

    Si la Cour suprême rend sa décision au-delà du mois de janvier, Khalifa Sall pourra être candidat ?

    Si les délais sont respectés scrupuleusement, conformément au code de procédure pénale, Khalifa Sall sera candidat en 2019. Il appartient aussi à la Cour de cassation de respecter les délais. Parce qu’il y a des dossiers pendants devant la Cour de cassation et il faut impérativement suivre l’ordre chronologique avant d’arriver à ceux de Khalifa Sall. C’est la raison pour laquelle je persiste à dire que, par rapport aux délais dans le Code de procédure pénale, on ne peut pas empêcher Khalifa Sall d’être au soir de 24 février électeur éligible.

    Pour vous, la Cour suprême ne pourra pas rendre sa décision avant la présidentielle.

    Elle ne devrait pas en tout cas.

    Redoutez-vous une accélération de la procédure ? L’appel a pris plus d’un mois.

    Cela est possible. C’est la raison pour laquelle les avocats vont se poser avec les clients et ensuite alerter l’opinion publique. Egalement l’Union des magistrats du Sénégal. Il est temps que l’on comprenne que, dans ce pays, la justice a un temps qu’il faut respecter. Vous avez vu la façon dont l’enquête a été menée. Elle a été bâclée, mais également le fait qu’on ait extirpé un dossier d’appel devant plus de 300 dossiers en instance pour le juger et le vider. Maintenant, on ne peut plus accepter qu’on escamote les procédures judiciaires uniquement pour arriver à une condamnation définitive avant février 2019.

    C’est bien une course contre la montre qui est engagée ?

    Par rapport aux comploteurs qui veulent que Khalifa Sall ne soit pas candidat, on peut dire que c’est une course contre la montre. Mais pour nous, nous avons un agenda et nous sommes serrés.

    Si Khalifa Sall ne peut pas se présenter, allez-vous soutenir un autre candidat de l’opposition ?

    Cette question, pour nous, n’est pas à l’ordre du jour.

    Que pensez-vous du soutien du Parti socialiste (PS) au président Macky Sall pour la présidentielle de l’an prochain ? Le parti socialiste qui était votre parti avant la cassure.

    Le PS reste notre parti. Nous sommes plutôt des militants du Parti socialiste et nous le revendiquons. Et justement, Khalifa Sall incarne, aujourd’hui, les idéaux socialistes, il sera le candidat socialiste à ces élections.

    Avez-vous entendu Ousmane Tanor Dieng donner son soutien à Macky Sall ?

    La campagne de communication à outrance auquel se livre monsieur Ousmane Tanor Dieng, depuis quelque temps, prouve le malaise profond qu’il vit. Il a renoncé à l’idéal pour lequel nous nous battons depuis 2000, à savoir la reconquête démocratique du pouvoir. Il a choisi de préserver des intérêts personnels et matériels à celles qui vont dans un suivi servile. Ce que nous pouvons lui reprocher politiquement c’est d’avoir bradé l’héritage du parti socialiste. Ils ont choisi le pouvoir et les honneurs plutôt que la lutte.

    Ousmane Tanor Dieng s’est prononcé pour une grâce de Khalifa Sall. Est-ce un geste que vous appréciez tout de même ?

    Je pense qu’il devrait arrêter, parce que, simplement, ce n’est pas à l’ordre du jour. Un procès qui est pendant, on ne peut pas faire une demande d’amnistie. Ensuite, le rôle d'Ousmane Tanor Dieng aurait été que depuis le début qu’il dise à Macky Sall d’arrêter sa mascarade. Mais Khalifa Sall a été arrêté par Macky Sall et Benno Bokk Yakaar, coalition dont Ousmane Tanor Dieng fait partie. On ne peut donc pas aujourd’hui accepter qu’il parle de grâce ou d’amnistie pour Khalifa Sall. Il sait très bien que Khalifa Sall est innocent. Son rôle était de le défendre depuis le début. Il ne l’a pas fait. Voilà la raison pour laquelle nous rejetons cette demande de grâce ou d’amnistie.

    Karim Wade ne pourra pas s’inscrire sur les listes électorales. Etes-vous inquiets pour la prochaine présidentielle ? Le climat qui prévaut ?

    Mais nous sommes inquiets. Ce qui est inacceptable, c’est le fait de vouloir écarter des candidats à la présidence de la République. Il faut laisser libre cours au jeu politique électoral. Il faut que pour chaque citoyen qui le souhaite, une offre politique puisse la présenter aux Sénégalais. Il n’est pas normal, il n’est pas concevable, que les deux plus sérieux prétendants, à savoir Khalifa Sall et Karim Wade soient écartés pour des raisons purement politiciennes. Macky Sall aujourd’hui, pose les germes d’un conflit pré et postélectoral.


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