GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 16 Octobre
Mercredi 17 Octobre
Jeudi 18 Octobre
Vendredi 19 Octobre
Aujourd'hui
Dimanche 21 Octobre
Lundi 22 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    Namibie: l'uranium ne paie plus

    Vue de Rössing, la plus ancienne mine de Namibie exploitée depuis 1976 et qui devrait fermer en 2022. ©ALEXANDER JOE/AFPUne vu

    La Namibie souffre de la baisse des prix de l’uranium. En 2017, le pays était le quatrième producteur mondial d’uranium. Mais sur les quatre mines qui devaient rentrer en exploitation, deux seulement sont aujourd’hui en activité. Les prix de l’uranium sont au plus bas depuis 15 ans et cela rend les gisements namibiens de moins en moins rentables. De plus les retombées locales ne sont pas très importantes.

    La Namibie n’est plus l’eldorado de l’uranium. La plus ancienne des mines, Rössing, exploitée depuis 1976, devrait fermer ses portes d'ici à 2022. Les seuls à tirer leur épingle du jeu sont les Chinois qui exploitent la mine d’Husab, comme l’explique l’un des syndicalistes du secteur de l’uranium en Namibie.

    « Quand on a été recruté, on nous a dit qu’on ne vendrait pas notre uranium, on va juste l’envoyer directement en Chine. Notre gouvernement, à travers la compagnie d’État, via Epangelo la société d’État, détient 10% des actions de la mine. Et le gouvernement chinois, via la compagnie chinoise, en détient 90%. »

    Résultat : Alors que grâce à Husab, le pays est en passe de devenir le troisième producteur mondial, la production d’uranium ne profite guère à l’économie locale. Pour Gabi Schneider, directrice de l'uranium Institute, une organisation qui défend les intérêts des producteurs, tout cela est dû à la baisse des prix.

    « Dans le secteur minier namibien, l’uranium tient une place importante, c’est le deuxième minerai exploité après les diamants. Et cela a longtemps contribué de manière importante au produit intérieur brut. Mais cette contribution a quelque peu baissé, c'est moins de 1%. Parce que les prix de l’uranium sont très très bas. Et c’est un problème sérieux pour le secteur. »

    Dix ans après la catastrophe de Fukushima, les prix ne remontent toujours pas et l’Australien Paladin Energy a décidé de jeter l’éponge, suspendre l’extraction dans sa mine de Langer Heinrich et de licencier ses 600 employés en Namibie. Un coup dur alors que le secteur n’emploie que 4500 personnes, dont 1500 contractants. Peu d'emplois créés. Et d’une mine à l’autre, les disparités de revenus sont énormes, comme l’explique le syndicaliste de la mine d’Husab.

    « Il y a des disparités dans les salaires. Par exemple, à Rio Tinto, pour ce qui est de l’allocation logement, ils sont mieux lotis que nous. Ils reçoivent entre 7500 et 8000 dollars namibiens, selon leur échelon. Nous, on est à 2500 d’allocations. C’est un peu le niveau d’écart dans les primes. »

    Et ce n'est pas la société française Orano, anciennement Areva qui devrait sauver le secteur de l'uranium en Namibie. Orano n’a jamais mis en exploitation sa mine de Trekkopje qui lui a pourtant déjà coûté près d’un milliard de dollars. Trop cher à exploiter. Orano a pourtant obtenu une exonération des taxes de 5 ans, et investi dans une usine de dessalement de l’eau et dans un pipeline d'une quarantaine de kilomètres.


    Sur le même sujet

    • Namibie / France

      France: l’ancien directeur des mines d'Areva poursuivi pour corruption

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.