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    Révolte des producteurs de coca en Bolivie

    Les manifestants vont continuer de réclamer justice après la mort de deux des leurs le 29 août, alors qu'ils s'opposaient à l'arrachage de leurs plants de coca par l'armée bolivienne. AFP/Jorge Bernal

    Vendredi, des centaines de producteurs de coca ont manifesté dans les rues de La Paz, la capitale bolivienne. Ils vont continuer cette semaine de réclamer justice après la mort de deux des leurs le 29 août, alors qu’ils s’opposaient à l’arrachage de leurs plants de coca par l’armée bolivienne, à La Asunta, à une centaine de kilomètres à l’est de La Paz. En effet, la violence est montée d’un cran depuis que le gouvernement du président Evo Morales a changé la réglementation de la culture de la coca.

    A La Asunta, les producteurs de coca résistent violemment à l’arrachage d’une partie de leurs plantations, dans des zones où elles sont désormais considérées comme illégales en Bolivie. La « Loi générale de la coca » promulguée l’an dernier a pourtant doublé les surfaces autorisées, celles dont la production doit passer par les marchés officiels, pour la consommation licite de la coca, largement chiquée dans ce pays andin. Mais pour les autres surfaces, désormais illégales, pas de quartier. A La Asunta, qui produit 41% de la coca de la région des Yungas de La Paz, qui concentre elle-même les deux tiers de la production bolivienne, cette réforme ne passe pas. Les « cocaleros » ont barré les routes aux forces de l’ordre, qui ont elles-mêmes déploré un mort. Le gouvernement d’Evo Morales, lui-même ancien « cocalero », accuse certains producteurs d’être des barons de la drogue. Fin juillet les autorités auraient découvert des puits de macération de cocaïne dans cette région, ce que les producteurs de coca nient en bloc...

    Quelle est réellement la place de la Bolivie dans le trafic de cocaïne ?

    En tant que producteur de coca, la Bolivie a finalement une place mineure. Même si l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime déplore une augmentation des surfaces depuis deux ans, avec un tiers à la moitié qui échapperait au circuit légal, les 24 500 hectares boliviens ne sont pas grand-chose par rapport aux 146 000 hectares de Colombie ou même aux 50 000 hectares du Pérou. L’augmentation de la production bolivienne a même été faible si l’on considère qu’elle est payée 9 dollars 40 le kilo de feuilles séchées, trois fois plus qu’au Pérou, dix fois plus qu’en Colombie ! C’est d’ailleurs ce qui dissuade les trafiquants d’utiliser la coca de Bolivie, pour fabriquer de la coca basse ou de la cocaïne : elle est trop chère.

    La réelle place de la Bolivie dans le trafic est ailleurs : elle reçoit à travers la jungle la cocaïne péruvienne, par avion, direction le Brésil, puis l’Europe, et ce trafic est autrement plus dur à contrôler. Il n’empêche que l’extension de la production de coca en Bolivie fait mauvais genre, après cinq années de forte réduction. Et alors que l’Union européenne finance son encadrement.


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